Le feu

À lire précédemment :

- On va saccager le cœur de nos Bois Noirs

- La Chouette

- Dialogue entre la Bonne et Mauvaise Conscience d’un conseiller municipal d’Arconsat.

- La malédiction du tombeau de Montllune

- Discours de myrtilliers

- Au confessionnal

- La colère du Montoncel

- La plainte des sapins

- La goutte d’eau

- Dialogue entre la Bonne et Mauvaise Conscience d’un propriétaire foncier

- Au nom d’Arconsat

Humour noir et flamboyant.

Je suis le feu, et j’adore tout ce qui brûle !

Oui j’ai hâte de voir s’installer les 4 éoliennes dans les Bois Noirs d’Arconsat ! Miam ! Tous ces sapins que je vais pouvoir dévorer goulûment !

Une première chance me sera donnée lors des travaux d’implantation. Mais le promoteur affirme qu’il n’y a aucun risque. Ah ! Ah ! Ah ! À Notre-Dame il n’y avait aussi aucun risque, n’est-ce-pas ?

J’aurai de toute façon une deuxième chance. Eh oui, il arrive que leurs éoliennes, elles flambent toutes seules ! Si ! Si ! Et écoutez ce que votre Sénat a répondu à une question le 15 septembre 2022 sur ce qui se passerait au cas où une éolienne prendrait feu toute seule : « Les moyens pour prévenir et lutter contre la propagation de l’incendie à la végétation environnante ne sont que peu abordés par la réglementation existante alors même que le risque de projection d’éléments incandescents peut concerner un périmètre de 350 mètres autour des installations ». Waouh ! Vous avez entendu 350 mètres !!! Ce sont tous les Bois Noirs que je vais pouvoir ravager !

Et si ça suffit pas, je compte beaucoup sur les rave-parties. Ah ces gentils raveurs qui vont venir, grâce à ce chemin que le promoteur sera obligé d’élargir, fumer leurs taffes euphorisantes et cuire leurs barbecues ! Venez surtout en plein été caniculaire pour que je m’en donne à cœur joie !

Et vous pauvres pompiers démunis, comment pourrez-vous m’arrêter ? Si Monsieur le maire d’Arconsat ne verra pas les éoliennes, du bourg où il habite comme il l’a dit à la journaliste de l’hebdo Le Semeur, je suis sûr qu’il me verra bien, moi !

Les propos de cette chronique n’engagent que leur auteur, Jean-François Faye.