Guenilles

Dans la montagne thiernoise, on employait « guenilles » pour cette recette ; on mettait du saindoux ou du beure (plus souvent du saindoux).
On pouvait laisser reposer la pâte de la veille au lendemain.
Les guenilles étaient frites dans un bain d’huile, mais les merveilles étaient cuites dans de l’eau bouillante et pouvaient se garder plusieurs mois
Les bugnes comportaient de la crème, étaient plus moelleuses que les guenilles, et ne se gardaient pas très longtemps, contrairement aux guenilles.

Préparation et cuisson : 50 minutes

- 500 g de farine
- 100 g de beurre
- 100 g de sucre
- 4 oeufs
- 1 paquet de levure chimique
- 1 pincée de sel
- 1 verre de lait
- 1 cuillerée à soupe de rhum

Pétrir ensemble tous les ingrédients. Former une boule avec la pâte ainsi obtenue. La laisser reposer toute une nuit.

Etaler la pâte de façon à obtenir une épaisseur de 4 à 5 mm.

On utilise une « roulette » crénelée pour découper les lambeaux de pâte : découper en petits rectangles de 10 cm sur 3 environ.
Mais rien ne vous empêche de faire des formes plus fantaisistes...

Faire frire dans un bain d’huile.
Les déguster, saupoudrées de sucre.

En illustration 1 roulette semi-moderne : manche en bois, roulette en plastique. On en trouve aussi en aluminium. Les "vraies" étaient toutes en bois et le crènelage usé attestait de leur usage fréquent !

Guenille, bugne, merveille... ? Le mot bugne est la francisation du terme lyonnais bugni et désigne un beignet. Traditionnellement, à Saint-Étienne, les charcuteries proposaient des bugnes juste avant le mardi gras afin de se rappeler au bon souvenir des Stéphanois qui allaient commencer le carême et donc délaisser leurs commerces. Les merveilles sont des beignets typiques du Sud-Ouest de la France (Gascogne, Bordelais, Charentes, Périgord) ainsi que de la Vallée d’Aoste et de la Suisse romande. ... C’est la forme des beignets auvergnats évoquant des lambeaux d’étoffe, qui leur vaut leur dénomination de "guenilles" !