Gare aux morilles !

En avril, la morille apparaît dans les forêts. Mais attention ! Repérez les espèces comestibles et surtout ne mangez pas les champignons crus ! Le risque d’intoxication existe. Pour une cueillette réussie, suivez le guide...

Article paru sur le site de Naturavox par Ecolo Info

Ce champignon en forme d’éponge doit sa réputation à sa saveur incomparable autant qu’à ses caprices. Sensible aux chocs thermiques, la morille peut se montrer particulièrement abondante après les hivers rudes ou les années qui suivent des redoutables canicules, comme au printemps 2004. A l’inverse, des hivers trop doux, comme celui de 2006-2007, peut décevoir les espoirs du gastronome.

Très sensible à son environnement, la morille peut se montrer longtemps fidèle à ses stations et disparaître un jour, pour quelques arbres coupés… Mais elle sait aussi défier l’improbable et surgir là où on ne l’attend pas, grâce à un mycélium aussi têtu que superficiel : tas de sable dans une brouette, vieux matelas abandonnés, sols saturés d’amidon sous les panneaux d’affichage, décharges, vergers où l’on a laissé les vieilles pommes s’entasser, terrains de sport, charbonnières… Après la dernière guerre, à l’endroit où les sols ont subi d’intenses bombardements, les morilles ont poussé par tonnes durant quelques années. Le drame a donné des idées à quelques fadas dans le midi de la France, qui n’hésitent pas à brûler des forêts entières pour se délecter des carpophores le printemps suivant. La morille est un précieux indicateur des traumatismes de la Terre…

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La Morille ne doit pas être confondue avec la gyromitre, à la biologie assez similaire, mais dont le chapeau ressemble à une cervelle. Autrefois considérée comme comestible, la Gyromitre a provoqué des accidents mortels ces dernières années, sans que l’on en établisse la cause exacte. La Verpe et le Morillon se différencient de la morille vraie par leur long pied et un chapeau plus ou moins plissé. Ce sont des bons comestibles, pas aussi fins cependant que leur célèbre cousine avec laquelle on les mélange souvent et que l’on vend, ô scandale, au même prix sous la mention « Morille ». Dans tous les cas, la Morille ne doit pas être consommée crue : elle contient des toxines, détruites par une cuisson suffisante ( + de 60 °C).

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