In the middle
Vendredi 1er février 2019 20:30-22:30
Thiers, salle Espace

In the middle

Spectacle de danse hip-hop de la Cie Swaggers dirigée par Marion Motin avec 7 danseuses sur scène, vendredi 1er février 2019 à 20:30, salle Espace à Thiers.

Le spectacle In the Middle
Un mouvement mis au service d’une émotion que j’appellerais le mouvement immédiat, donne vie à une gestuelle. Créer une image pour la faire vivre. Partir de la forme pour aller vers le fond. Mais la forme arrive de manière instinctive en ateliers de recherche. Laisser parler l’instinctif pour comprendre, après seulement, ce qui en découle. Un mouvement mis au service d’une émotion que j’appellerais le mouvement immédiat, donne vie à une gestuelle. C’est aussi un travail sur le corps car l’émotion se lit sur un corps et se transmet grâce à ce dernier. On le distend, on le félicite, on l’ovationne, on le subit, on l’écoute, pour finalement se rendre compte que l’on est tout à la fois. Une multitude d’émotions, de rencontres, d’étapes, autant que de musiques, d’images, de gestuelles...
Créer une image pour la faire vivre. Partir de la forme pour aller vers le fond. Mais la forme arrive de manière instinctive en atelier de recherche. Laisser parler l’instinctif pour comprendre, après seulement, ce qui en découle.
« Pour moi, il est primordial de laisser une grande liberté d’interprétation au lecteur qui fera appel à ses propres références pour accueillir ces univers. »
"In the middle" c’est aussi être en cohérence individuellement au sein d’un groupe. Le partage de l’émotion ou la conséquence de celle-ci sur les autres. Je me suis d’ailleurs finalement rendue compte que la structure de la pièce était similaire au processus de création. Les émotions abordées et étapes traversées dans la création du spectacle se retrouvent au plateau. La lumière inspirée de photographies ou de décors cinématographiques se veut enivrante et mystérieuse pour sublimer les univers tout en laissant une grande part de projection personnelle au spectateur.
De sept à dix interprètes toutes différentes donnent corps à ces émotions en appréhendant leur gestuelle sur des musiques variées et contrastées qui nous alpaguent.

La compagnie Swaggers
Consciente de l’opiniâtreté à exister dans un milieu masculin, Marion Motin démontre que, dans l’univers du hip-hop, les femmes ont leur place. Elle crée Swaggers en 2009, le premier crew exclusivement féminin composé de neuf filles complètes et originales, toutes actrices de la culture hip-hop et confirme depuis que le talent n’a pas de genre. Dans leur univers underground, si le hip- hop reste le style prédominant, la diversité est forte : de la street-dance, au poppin’ en passant par le B.girling, sans oublier le waking, le krump et la house.
Ouverture et métissage sont la devise de cette famille de femmes fortes et indépendantes. Très loin de l’étiquette exclusive « casquettes à l’envers », les Swaggers bousculent le monde culturel pour proposer un hip-hop nouveau et alternatif.
On retrouve chez elles de nombreuses inspirations, fruits de diverses collaborations individuelles avec les plus grands chorégraphes contemporains tels que Agelin Preljocaj, Blanca Li ou encore Sylvain Groud. Marion Motin a su créer une véritable synergie de groupe : contrepied de l’uniformité, c’est la diversité qui prévaut. Son écriture atypique révèle les styles et les personnalités artistiques. Swaggers se nourrit de ses individualités.

La chorégraphe et danseuse Marion Motin

C’est sur les musiques endiablées de Michael Jackson que Marion commence à bouger. A 3 ans, elle approche l’éveil corporel puis à 5 ans la danse classique. Elle suit ensuite des cours de danse contemporaine mais, Marion se réalise dans la rue, lorsqu’elle commence le Hip Hop en 1996. Elle fait ses armes auprès des grands noms de la scène hip hop française et internationale tels que Nasty, Brian Green ou encore Storm. Après avoir travaillé dans la compagnie “Pambe Dance Compagnie” et “Quality Street”, elle rencontrera des grands noms de la scène contemporaine tels que Sylvain Groud et Angelin Prejlocaj. Puis c’est aux côtés de Madonna qu’elle approfondira son expérience internationale. Sa rencontre avec Stromae lui permet de s’exprimer dans un univers plus large que la scène danse. En effet, elle suit désormais l’artiste dès que la danse intervient, pour ses clips ou sa tournée. Par la suite elle collabore avec Irma, Christine and the Queen, The Dø...
Marion crée, en 2009, le groupe de danse féminin Swaggers. Ce crew est composé de neuf danseuses, recrutées lors de rencontres, de battles et d’événements consacrés à la danse hip hop. En mai 2010, les Swaggers deviennent vice-championnes de France du concours de danse Hip Hop International (HHI) et remporte le Paris Dance Delight et le Hip Hop Games.
Sa force réside dans la diversité des techniques qu’elle aborde mais surtout dans le besoin de casser les codes, de sortir des cases et d’exprimer avant tout un langage du corps. Chaque mouvement nait d’un besoin, d’un état, d’une émotion ou juste d’une envie à ce moment précis. Elle nommera ça “le mouvement immédiat”. Ce geste que son corps exprime de manière instinctive. Dans sa collaboration avec les artistes ou encore avec ses interprètes, elle s’évertue à faire sortir d’eux leur authenticité et les aide à développer leur propre gestuelle.