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FESTIVAL EUROPAVOX : Benjamin Biolay / Philippe Katerine / L’impératrice

BENJAMIN BIOLAY

Son premier album, Rose Kennedy – (em)porté par la douce mélancolie des Cerfs-Volants – fête cette année son vingtième anniversaire. Alors, on se dit que le temps passe vite et que depuis, ce Benjamin-là est devenu l’aîné d’une scène française dont il illustre à merveille l’éclectisme. Au cours d’une discographie pléthorique, cet homme aux talents multiples – il excelle aussi en tant qu’acteur – ne s’est jamais fermé de porte et a ainsi mâtiné ses chansons de hip-hop, d’electro, de rock ou de tango. Collectionnant les hits et les collaborations – il pourrait presque être considéré comme un véritable Pygmalion –, chantant la vie pas toujours en rose comme personne, ce Lyonnais amateur de basket et de foot a une nouvelle fois raflé la mise avec le si bien titré Grand Prix, qui l’a confirmé en pôle-position dans la course aux chansons qui se fredonnent n’importe où, n’importe quand.

PHILIPPE KATERINE

Réalisateur, (maître) chanteur, joli cœur, producteur , basketteur, « freestyleur » (à ses heures), auteur, compositeur : toutes ses « Créatures » ne sont en fait qu’un seul homme, l’insaisissable Philippe Katerine, artiste protéiforme qui s’est jeté dans le Grand Bain au début des années 1990. Depuis, il est devenu l’un des artistes majeurs de cet art considéré par certains comme mineur, coupant ou montant le son au gré de ses humeurs et de son humour – option pince-sans-rire. Auréolé aux Victoires de la Musique 2020 du titre de « meilleur artiste masculin », ce quinqua à la saine excentricité a signé avec son dernier album, le bien titré Confessions (2019), un improbable melting-pop de chansons syncopées, passées au prisme du rap, de la trap, du rock ou de l’electro. Alors, plus besoin d’afficher des airs de « verges » effarouchées avant de prendre nos responsabilités d’auditeurs/spectateurs à bras le cœur : aimons-le !

L’IMPÉRATRICE

Heureux qui comme L’Impératrice a fait de beaux voyages. Car c’est de retour d’un périple aux Amériques que le groupe – né de l’imagination de Charles de Boissegain après une nuit de 2012 nourrie de fantasmes – a imaginé les arcanes de son deuxième album au titre japonais, Tako Tsubo. Successeur attendu du nocturne Matahari (2018), le disque joue la carte des émotions et brille de mille feux sur fond de disco, funk et pop – option californienne – passés à la moulinette french touch, écrins parfaits pour la voix caressante de Flore Benguigui. Avec leurs chansons synthé-chics et euphorisantes, jouissives et lascives, ces six véritables « équilibristes » du groove et de la mélodie imaginent la bande-son idéale pour tous ceux qui rêvent de danser sous les étoiles et se disent prêts à avoir « le cœur brisé », un sourire accroché aux lèvres.

Dimanche 27 Juin 2021 - 16:00 au Stade Marcel-Michelin, placement assis.


Voir en ligne : https://www.lacoope.org/concert/fes...