Haro sur les fumeurs : Jusqu’où ira la prohibition ?

Haro sur les fumeurs : Jusqu’où ira la prohibition ? est un livre à mettre en toutes les mains : Surtout de celles des “jamais j’ai fumé”, “je ne fume plus” et bien entendu des “fumeurs”.

Article publié sur le site d’ADICIE par Arlette le 17 mai 2008

Pourquoi ? Tout simplement parce que Danielle Charest démontre que le combat pour l’amélioration de la santé des fumeurs n’est qu’un écran de fumée. (J’ai pas résisté au jeu de mots).
Pendant la lecture je me demandais comme j’allais pouvoir vous le présenter. Puis arrivé vers la fin du livre j’ai trouvé. Le plus simple est de vous citer un extrait qui résume bien la situation.
Extrait du chapitre IX
Débordements en roue libre.
Un univers de rêve ?

Le Meilleur des mondes et 1984 décrivent des régimes totalitaires où le pouvoir repose sur le contrôle des cerveaux. L’idée et le projet ne sont pas nécessairement nouveaux, mais les deux romans ont frappé l’imaginaire collectif et sont devenus des références incontournables. Les partisans actuels de la régression se heurtent à une période où l’acquisi­tion de droits individuels a accusé une nette progres­sion. Il serait vraiment maladroit de leur part de s’attaquer de front aux avancées inscrites en lettres d’or dans les chartes que l’on nomme selon les pays « des droits de la personne », « des droits humains » ou bien avec un lamentable retard, « des droits de… l’Homme », quand ce n’est pas « de l’homme ». Il serait tout aussi malvenu de désigner comme ennemis de la paix sociale ceux que, par euphémisme, il ne convient plus de nommer les opprimés, mais les dominés. Mieux vaut retrancher des part de liberté par la bande, en appuyant là où ça fait mal. A force de susurrer que le racisme et l’antisé­mitisme, les classes sociales et de sexe seraient des modèles d’interprétation périmés et auraient laissé place à la liberté individuelle, la recette finit par payer. C’est si vrai que ceux qui persistent à ressasser leurs théories dépassées et à promouvoir la lutte collective sont catalogués comme des ringards agrippés à leurs vieux réflexes contestataires. Ils n’auraient pas encore compris que les droits humains ne découleraient pas d’âpres luttes sociales, mais seraient soudainement tombés entre nos mains un jour de grand soleil. Et le tour est joué.

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