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	<title>Escout Moi Voir ! webzine du Livradois Forez</title>
	<link>https://escoutoux.net/</link>
	<description>Web magazine local ind&#233;pendant, pour pour pour faire d&#233;couvrir et partager la richesse du Livradois-Forez et de ses abords : bonnes adresses, randonn&#233;es, spectacles et animations, gastronomie.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Comment braquer une banque sans perdre son dentier</title>
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		<dc:date>2026-07-20T08:44:08Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie-France</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Livre glan&#233; dans une boite &#224; livres &lt;br class='autobr' /&gt;
On peut faire carri&#232;re dans l'arch&#233;ologie sous-marine, participer &#224; des explorations importantes, publier des articles scientifiques de haut niveau, tout en gardant un go&#251;t pour les histoires rocambolesques o&#249; l'esprit de rigueur s'&#233;mancipe quelque peu et s'allie &#224; un sens de l'humour jubilatoire. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est le tour de force de Catharina Ingelman-Sunberg dans Comment braquer une banque sans perdre son dentier, &#233;pop&#233;e d'un gang de retrait&#233;s farfelus jamais &#224; court d'id&#233;es (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://escoutoux.net/-Lecture-" rel="directory"&gt;Lecture&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://escoutoux.net/local/cache-vignettes/L150xH60/arton9206-2c0f2.jpg?1784743998' width='150' height='60' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Livre glan&#233; dans une boite &#224; livres&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut faire carri&#232;re dans l'arch&#233;ologie sous-marine, participer &#224; des explorations importantes, publier des articles scientifiques de haut niveau, tout en gardant un go&#251;t pour les histoires rocambolesques o&#249; l'esprit de rigueur s'&#233;mancipe quelque peu et s'allie &#224; un sens de l'humour jubilatoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le tour de force de Catharina Ingelman-Sunberg dans Comment braquer une banque sans perdre son dentier, &#233;pop&#233;e d'un gang de retrait&#233;s farfelus jamais &#224; court d'id&#233;es ni d'&#233;nergie pour bluffer tout le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Roman su&#233;dois picaresque hilarant, publi&#233; en 2012, avec traduction fran&#231;aise de H&#233;l&#232;ne Hervieu en 2014, d&#233;pos&#233; dans une boite &#224; livres par une personne g&#233;n&#233;reuse qui a pens&#233; &#224; offrir le sourire et les fous-rires en partage, &#224; la lecture de Comment braquer une banque sans perdre son dentier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le titre &#224; lui seul ouvre le bal, annonce la couleur des 75 chapitres qui se savourent du d&#233;but &#224; la fin, sans jamais d&#233;cevoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fleuve EDITIONS.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un po&#232;te n&#233; &#224; Thiers : Maurice DELOTZ</title>
		<link>https://escoutoux.net/Un-poete-ne-a-Thiers-Maurice-DELOTZ</link>
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		<dc:date>2026-07-08T12:49:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul Gouttefangeas</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Biographie : &#8216;'Maurice Delotz'' Edouard Everat 1918. A Thiers imprimerie Favy&#233;.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://escoutoux.net/-Histoires-d-eux-" rel="directory"&gt;Histoires d'eux..&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://escoutoux.net/local/cache-vignettes/L150xH60/arton9200-83485.jpg?1784747582' width='150' height='60' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#8216;'La gloire a ses printemps ; mais elle a son hiver''.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette rubrique consacr&#233;e &#224; Maurice Delotz d&#233;bute par un vers issu d'un de ses nombreux po&#232;mes. Pouvais-je trouver plus juste pour parler de ce Thiernois &#224; la destin&#233;e si courte mais si lumineuse ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233; le16 octobre 1896 dans la maison familiale de la rue Conchette dans une famille bourgeoise, deux mois apr&#232;s la mort d'un petit fr&#232;re &#224; l'&#226;ge de deux ans et dont les anc&#234;tres sont notaires de p&#232;re en fils. Il avait d'ailleurs, par amour pour sa famille et du pays, d&#233;cid&#233; de succ&#233;der &#224; son p&#232;re en embrassant le notariat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233; donc sous la Margeride en cette ville pittoresque habit&#233;e par une industrie couteli&#232;re qui vit depuis toujours dans le bruit des ateliers et les m&#233;andres de la Durolle au rire souvent enchanteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s t&#244;t, on d&#233;couvrit son exceptionnelle nature : il n'&#233;tait pas un jeune homme ordinaire, certes favoris&#233; par la naissance et la fortune mais conscient et convaincu qu'on ne saurait plus s&#251;rement r&#233;tablir la soci&#233;t&#233; sur ses bases qu'en restaurant les valeurs vertueuses et la dignit&#233; des &#234;tres, habit&#233; par une noblesse d'&#226;me et de maturit&#233; de jugement exceptionnelles. N'&#233;crivait-il pas dans son recueil de po&#233;sies sous le titre &#8216;'Heures perdues'' : &#8216;'Je voudrais garder pure une vertu fragile pour mon &#226;me, ainsi que pour mon corps d'argile''. On sentait chez Maurice Delotz un app&#233;tit hors du commun pour apprendre, doubl&#233; d'un esprit cr&#233;atif, ses ma&#238;tres et ses amis trouv&#232;rent l&#224; le terreau o&#249; s'&#233;panouirent les premi&#232;res fleurs de son pr&#233;coce printemps (comme le rappelait un de ses amis de coll&#232;ge). Reconnaissant, il dira : &#8216;'de Riom, j'aime tout''. Il nourrissait cet amour du travail bien fait. Il avait accumul&#233; durant ces quelques ann&#233;es nombre d'&#233;tudes en tous genres, po&#233;tiques, bien s&#251;r, mais aussi litt&#233;raires, historiques, artistiques et g&#233;n&#233;alogiques. Sa soif de connaissance l'amena aussi &#224; explorer les archives familiales, ce fut pour lui une initiation f&#233;conde. Il d&#233;clamait sans cesse des po&#233;sies &#224; voix haute, aimant parler art et litt&#233;rature, sans parler d'avoir produit une correspondance tr&#232;s cons&#233;quente. La po&#233;sie fut apr&#232;s Dieu son premier amour sans pour autant se fourvoyer sans retenue dans l'art de rimer mais en ayant bien compris qu'elle touche tout ce qu'il y a de plus intime en nous, les mouvements des sentiments et les passions. N'est-ce pas l&#224;, par essence, la manifestation de l'&#226;me humaine ? Il ne pouvait manquer d'&#234;tre po&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les po&#233;sies qui parlent de Thiers sont le reflet de son inspiration et de son enthousiasme pour sa cit&#233;, c'est une source vive : &#8216;'Comme je t'aime et t'admire mon Thiers et comme je suis fier de servir ta m&#233;moire''. La verdure et la campagne entourant la ville de toutes parts l'inspireront aussi : &#8216;'La nature est une coquette'' &#233;crivait-il encore. Maurice Delotz se forgea ce pays magique, cette contr&#233;e fleurie qu'est le langage po&#233;tique que seuls atteignent les po&#232;tes, passant du grave au doux, du plaisant au s&#233;v&#232;re, de la m&#233;lancolie &#224; la joie, sachant qu'il &#233;tait riche de cette facult&#233; s'il en avait l'occasion, de rire, de s'amuser, d'esquisser, f&#251;t-est-ce &#224; travers un pas de danse, de polka ou de bourr&#233;e. C'&#233;tait un homme gai et enjou&#233;, passant parfois pour tr&#232;s taquin. Il savait puiser dans le r&#233;pertoire ancestral pour chanter dans le patois local, attir&#233; par le charme d&#233;suet de ses usages en se rapprochant des innocents &#233;carts de sa fantaisie dans le souvenir des r&#233;miniscences des vieux &#226;ges. Nos p&#232;res y trouvaient aussi un plaisir honn&#234;te. C'&#233;tait un jeune homme sans cesse &#224; la recherche de ces moments o&#249; l'&#226;me se montre telle qu'elle est en ses mille replis et o&#249; l'homme int&#233;rieur en analyse dans le silence les mouvements les plus divers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le po&#232;te bient&#244;t allait &#234;tre foudroy&#233;, les ailes de son talent dans ce domaine allaient se replier &#224; jamais, l'&#226;ge s&#251;rement e&#251;t accru sa valeur dans de nombreuses disciplines. La guerre y a mis fin. Le temps lui a manqu&#233; pour que ce talent qui l'avait habit&#233; jusqu'alors se d&#233;veloppe encore. Dor&#233;navant, une nouvelle vie allait habiter Maurice Delotz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En amant passionn&#233; du devoir, lui qui jusqu'alors avait v&#233;cu sous une aur&#233;ole de paix a rejoint l'enfer des tranch&#233;es. Je place ici quelques paroles d'un de ses oncles, le g&#233;n&#233;ral Delotz : &#8216;' la guerre est une belle chose mais on dit cela quand on en est revenu''. Pour lui et tant d'autres l'heure est toute au devoir qui est exemple, cet homme s'est rev&#234;tu de cette force.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son comportement au front le fait appara&#238;tre plus beau encore, comme habit&#233; de toutes les vertus priv&#233;es et militaires, dans son commandement &#224; ses hommes, sa bouche c'est son c&#339;ur. Lui, que l'on a connu si doux dans les m&#233;andres harmonieux de sa vie, voil&#224; qu'on le d&#233;couvre combatif sous l'armure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'amour de sa petite patrie, il est pass&#233; &#224; l'amour de la Patrie. De notaire, po&#232;te, &#233;rudit, il devint soldat, aspirant et enfin sous lieutenant. Il dira : &#8216;'faire son devoir et pour cela faire plus que son devoir''. Ce court temps o&#249; il fut &#224; la guerre, il le fit dans le tonnerre de la mitraille, lui dot&#233; des qualit&#233;s mondaines et sociales mais habitu&#233; &#224; ne jamais plier sous le faix savait vivre et converser avec les hommes de sa section et montrer l'exemple au front en se lan&#231;ant &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
l'assaut hors de la tranch&#233;e. Cette noble fa&#231;on de vivre et de durer dans la bravoure de l'action implique la science de bien mourir. Il n'&#233;tait pas ordinaire de voir ce jeune homme de 22 ans sourire au lendemain dans la fougue de la jeunesse et se jeter h&#233;ro&#239;quement vers la mort pour la patrie. On retiendra qu'il avait &#233;crit : &#8216;'la mort est la semence d'o&#249; germe l'immortalit&#233;''.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est toujours bon, voire sacr&#233;, de rappeler les vertus de ceux qui tomb&#232;rent au champ d'honneur, ces comportements h&#233;ro&#239;ques venus des origines lointaines qui &#233;teignirent trop t&#244;t l'&#233;lan de toute une jeunesse fran&#231;aise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maurice Delotz s'&#233;teignit sur un lit d'ambulance le 9 novembre 1915 &#224; Somme-Suipes, en Champagne (o&#249; il repose), asphyxi&#233; par les gaz mortels lib&#233;r&#233;s par un obus tomb&#233; tout pr&#232;s de lui le 30 octobre. Les quelques jours qui le conduisirent &#224; la mort ne l'emp&#234;ch&#232;rent pas de montrer sa bravoure aupr&#232;s de ses hommes, anim&#233; d'une &#233;nergie ultime et sublime, &#233;puis&#233; mais debout, dans un corps meurtri et vacillant. Il &#233;crit &#224; ses parents des lettres bouleversantes : &#8216;'j'ai la grande satisfaction d'avoir fait tout mon devoir ''et en re&#231;oit de tout aussi path&#233;tiques qui le touch&#232;rent beaucoup. Celle de son domestique, lui aussi mobilis&#233; : &#8216;' Apr&#232;s tout, nous n'avons qu'une mort &#224; faire et qu'une &#226;me &#224; sauver''.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne devait plus revoir sa ch&#232;re ville sur laquelle il avait particip&#233; &#224; mettre un peu d'onguent par sa r&#234;verie po&#233;tique en chantant en vers les lieux de sa naissance. Il a pass&#233; sa jeunesse comme passe une &#233;toile filante faite de puret&#233;, de talent et de bravoure, il laisse une trace lumineuse, envelopp&#233; de l'aur&#233;ole du martyre et du devoir, illumin&#233; des clart&#233;s de l'&#233;ternelle Beaut&#233; de ceux qui &#8216;'portent les lampes''.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#226;me de Maurice Delotz habite les sommets, il est mont&#233; au Ciel une palme &#224; la main, &#233;panoui dans un pur rayon de lumi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;right&#034;&gt;&lt;strong&gt;Jean-Paul Gouttefangeas&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Thiers, en remontant la rue Conchette</title>
		<link>https://escoutoux.net/Thiers-en-remontant-la-rue-Conchette</link>
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		<dc:date>2026-07-01T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul Gouttefangeas</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;&#169; cr&#233;dit photo Jean-Luc Gironde, juin 2026.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://escoutoux.net/-Histoires-d-eux-" rel="directory"&gt;Histoires d'eux..&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://escoutoux.net/local/cache-vignettes/L150xH60/arton9194-1c517.jpg?1784747582' width='150' height='60' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quel joli mot que celui de conchette, petite fontaine pas pr&#233;tentieuse pour deux sous, joliment dit, une conche, un point d'eau, un lieu de rencontre et de bavardages et si utile. Elle eut son heure de gloire, de tout le quartier on venait y puiser son eau au bas de la rue Marchedit, c'est ainsi qu'on l'appelait alors au Moyen-&#194;ge avant de la nommer &#8216;'de la Porte Neuve'' dans sa partie haute. Tout &#231;a c'&#233;tait autrefois, c'est le progr&#232;s qui a eu raison de l' existence de la fontaine &#224; cet endroit. Songez, l'eau dite courante arrivait partout (ou presque), on supprima les fontaines, que voulez-vous, pour obliger les habitants &#224; raccorder leur logis au r&#233;seau, il fallut bien prendre des mesures ! Certains de ces si plaisants &#233;dicules chang&#232;rent de destination et furent, dans le meilleur des cas, transform&#233;s en jardini&#232;res alors que la plupart du temps ils furent bris&#233;s sur place avant de finir en remblais. Heureusement, certaines de ces fontaines furent r&#233;cup&#233;r&#233;es, elles ornent maintenant nombre de jardins priv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre Conchette, elle, connut un sort heureux, elle occupe maintenant la place d'honneur devant la chapelle du village des Garniers. Les habitants y sont tr&#232;s attach&#233;s, c'est maintenant leur fontaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il faut remonter la rue depuis son d&#233;but, depuis le &#8216;'globe'' indiquant la place que tient la coutellerie Thiernoise dans le monde. Une coutellerie &#224; gauche, &#224; droite on vendait des chaussures (jadis), c'est maintenant le point d'accueil de la &#8216;'Cit&#233; des couteliers'' c'est vrai que pour ce qui est des couteaux, &#224; Thiers, on est fourni ! La terrasse d'un &#233;tablissement des plus sympathiques d&#233;borde sur la chauss&#233;e o&#249; l'on peut go&#251;ter aux sp&#233;cialit&#233;s du&lt;br class='autobr' /&gt;
coin sous le regard de nounours en tissu qui naissent en face. Pour le caf&#233; du matin, pas de doute c'est ici. L'irrempla&#231;able cin&#233;ma affiche sur sa fa&#231;ade les programmes, suscitant l'arr&#234;t fr&#233;quent des passants. Dans les parages, des maisons gothiques r&#233;sistent aux transformations radicales du temps. Dans le l&#233;ger tournant, &#231;a tourne chez le tourneur sur bois, on peut m&#234;me parfois jouer &#224; de petits jeux sur le pav&#233; gr&#226;ce aux palets que fabrique l'artiste. Une galerie d'art : &#224; grands efforts de t&#233;nacit&#233;, des galeristes pr&#233;sentent des &#339;uvres venues de tous les horizons. Un bel immeuble fait l'angle avec la rue Denis Papin, comme tous ceux situ&#233;s de ce c&#244;t&#233;-ci, il b&#233;n&#233;ficie de surprenants jardins avec sortie dans la ruelle &#8216;'Traversi&#232;re''. &#192; c&#244;t&#233;, on peut se faire coiffer au rez-de-chauss&#233;e. Toutes les maisons sont anciennes. Juste &#224; c&#244;t&#233;, la belle fa&#231;ade de la maison de ville de la Marquise des Roys de la Seigneurie de Palladuc, dont le tombeau existe toujours en ces lieux champ&#234;tres. C'est encore une belle fa&#231;ade classique au num&#233;ro suivant dont les &#233;choppes donnant sur la rue sont occup&#233;es par un architecte d'int&#233;rieur venu de la Capitale, comme quoi Thiers int&#233;resse aussi les Parisiens ! Sur le trottoir d'en face un caf&#233; dit solidaire, rendez-vous de ceux qui pensent aux autres pour des moments conviviaux. Sur ce bord encore, deux ou trois maisons dont une dat&#233;e du 17&#232;me si&#232;cle, qui fut habit&#233;e un temps (lointain) par le P&#232;re Belin, ancien cur&#233; de Sermentizon. C'est une ambiance exotique qui succ&#232;de, comme une cuisine sentant la rose des sables, alors qu'en face c'est plut&#244;t th&#233; et gourmandises. Jouxtant cet &#233;tablissement, un atelier-boutique o&#249; on peut d&#233;poser son portable pour une r&#233;vision en cas de d&#233;faillance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour acc&#233;der &#224; la fin de cette mont&#233;e plut&#244;t ardue, se dresse une maison d'angle avec tourelle &#224; toit pointu et en vis-&#224;-vis la grosse Maison Conchette o&#249; peuvent dormir des h&#244;tes venus de tous horizons, accueillis par des propri&#233;taires d&#233;vou&#233;s, venus, eux, du Royaume de Belgique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait injuste de ne pas mentionner que c'est justement dans cette maison qu'est n&#233; un grand po&#232;te mort lors de la premi&#232;re guerre mondiale, &#224; 22 ans, trop oubli&#233; de nos jours : Maurice Delotz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lui qui aimait aussi la nature serait s&#251;rement heureux de voir que les fleurs et les arbustes ont envahi sa rue en changeant compl&#232;tement son aspect.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La verdure dans les rues de nos villes est une id&#233;e bien dans l'air du temps. Cette prise en compte des grands changements climatiques passe par une place plus grande que nous devons faire &#224; la nature, m&#234;me dans la rue Conchette, une initiative qu'il faudra renouveler !&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;right&#034;&gt;&lt;strong&gt;Jean-Paul Gouttefangeas&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>LA BARGE Domaine mod&#232;le et &#8216;' Maison des champs &#8216;'</title>
		<link>https://escoutoux.net/LA-BARGE-Domaine-modele-et-Maison-des-champs</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul Gouttefangeas</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Cr&#233;dit photo &lt;a href=&#034;https://commons.wikimedia.org/wiki/File%3ACh&#226;teau_de_La_Barge.jpg?utm_source=chatgpt.com&#034; target=&#034;blank&#034;&gt;&lt;font color=&#034;blue&#034;&gt;Wikimedia&lt;/a&gt;&lt;/font&gt; sous licence CC BY-SA 4.0.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le ch&#226;teau du Domaine de la Barge est situ&#233; &#224; Courpi&#232;re.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://escoutoux.net/-Histoires-d-eux-" rel="directory"&gt;Histoires d'eux..&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://escoutoux.net/local/cache-vignettes/L150xH60/arton9188-69792.jpg?1784747582' width='150' height='60' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; la Barge, on peut parler de ch&#226;teau et de domaine mod&#232;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a fort longtemps, au XIII&#232;me si&#232;cle, ce fief existait d&#233;j&#224; pour savoir que le comte de Forez hommageait au puissant &#233;v&#234;que de Clermont. La famille de la Barge le poss&#233;da plusieurs si&#232;cles durant, jusqu'en 1711, date du mariage de Marie Mich&#232;le de Montgon avec Fran&#231;ois Gaspard de Montmorin. Par mariage &#224; nouveau, sous l'Empire, il entre dans la famille d'Aureille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette derni&#232;re, d&#233;sirant reprendre l'illustre nom des Montmorin de Saint Herem devra cette autorisation au Roi Louis XVIII.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ch&#226;teau, tr&#232;s remani&#233; depuis ses bases m&#233;di&#233;vales, conserve quelques aspects du temps o&#249; l'on pouvait le redouter, tours d'angle, douves en eau et plusieurs bouches &#224; feu. Ce que d'entr&#233;e on voit aujourd'hui, c'est l'image du ch&#226;teau d'agr&#233;ment par excellence. Presque plus rien de d&#233;fensif, pas de cr&#233;neaux, pas de m&#226;chicoulis pas plus que de pont-levis, tous ces vestiges ont disparu gomm&#233;s, semble-t-il d&#232;s l'av&#232;nement du mouvement de la Renaissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un ravissement pour les yeux de voir d'embl&#233;e la colonnade de la fa&#231;ade, surmont&#233;e d'une galerie de pierre, elle-m&#234;me agr&#233;ment&#233;e de balustres, courant &#224; mi-chemin entre le gravillon des all&#233;es de la cour d'honneur et l'ensemble des toitures tr&#232;s pentues enjoliv&#233;es du couronnement des nombreuses tours couvertes en poivri&#232;re. C'est cette galerie qui conduit &#224; la chapelle depuis le ch&#226;teau. &#201;galement b&#226;ti au XVI&#232;me si&#232;cle, le bel &#233;difice religieux et de grande qualit&#233; avec ses vitraux de la m&#234;me &#233;poque, a volont&#233; de chapelle &#8216;'m&#233;moriale''.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s l'entr&#233;e franchie, le visiteur p&#233;n&#232;tre dans le &#8216;' Domaine du ch&#226;teau de la Barge &#8216;', car c'est bien de cela qu'il s'agit aujourd'hui. La notion de domaine rappelle ces lieux de la campagne o&#249; l'on vivait autrefois en autarcie ( hormis l'achat du fer et du sel) lorsque l'on disposait de gens et de grands espaces comme c'est le cas ici. L'ensemble des b&#226;timents agricoles, ferme et autres lieux d'utilit&#233; est inscrit &#224; l'Inventaire Suppl&#233;mentaire, leur visite est un des agr&#233;ments de ce lieu. Apr&#232;s avoir long&#233; le grand canal et ses alignements d'arbres et le &#8216;'jardin des Iles'' qui se transforme en vision japonaise par la volont&#233; des propri&#233;taires actuels, appara&#238;t au couchant l'&#233;tendue des grands jardins classiques am&#233;nag&#233;s dans l'esprit de ceux que cr&#233;a Monsieur de La Quintinie, jardinier du potager de Louis XIV, ponctu&#233;e de pavillons et bassins, t&#233;moins d'une &#233;poque faste o&#249; la nature &#233;tait domestiqu&#233;e selon le go&#251;t des hommes pour le seul plaisir des lieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vent de la tourmente r&#233;volutionnaire souffla aussi &#224; la Barge, outre les splendides grilles d'enceinte (dont on peut encore admirer quelques &#233;l&#233;ments) qui furent d&#233;mont&#233;es et emport&#233;es et les symboles de l'Ancien R&#233;gime grav&#233;s dans la pierre qui furent b&#251;ch&#233;s , les Montmorin pay&#232;rent de leur sang le tribut &#224; l'Histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le visiteur, parcourant l'ensemble du site tr&#232;s fleuri d&#233;couvre la vie d'un grand domaine sans p&#233;n&#233;trer &#224; l'int&#233;rieur du noble b&#226;timent, mais emporte le souvenir satisfaisant d'une visite de charme autour d'une maison des champs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que notre Auvergne est belle !&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;right&#034;&gt;&lt;strong&gt;Jean-Paul Gouttefangeas&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#201;lections chez les lettres : le parti du &#192; majuscule entre en campagne</title>
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		<dc:date>2026-06-17T14:15:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mathilde</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La campagne &#233;lectorale bat son plein dans le grand pays de l'Alphabet fran&#231;ais. Cette ann&#233;e, un candidat inattendu a d&#233;cid&#233; de se pr&#233;senter : le &#192; majuscule accentu&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Longtemps discret, presque effac&#233;, il estime que le moment est venu de sortir de l'ombre. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Depuis des d&#233;cennies, d&#233;clare-t-il lors de son premier meeting, on me prive de mon accent sous pr&#233;texte que les machines &#224; &#233;crire &#233;taient paresseuses. Or les machines &#224; &#233;crire ont disparu. Moi, non. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Tonnerre d'applaudissements dans les rangs des (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://escoutoux.net/local/cache-vignettes/L150xH60/arton9187-17055.jpg?1784747582' width='150' height='60' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La campagne &#233;lectorale bat son plein dans le grand pays de l'Alphabet fran&#231;ais.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette ann&#233;e, un candidat inattendu a d&#233;cid&#233; de se pr&#233;senter : le &#192; majuscule accentu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Longtemps discret, presque effac&#233;, il estime que le moment est venu de sortir de l'ombre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Depuis des d&#233;cennies, d&#233;clare-t-il lors de son premier meeting, on me prive de mon accent sous pr&#233;texte que les machines &#224; &#233;crire &#233;taient paresseuses. Or les machines &#224; &#233;crire ont disparu. Moi, non. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tonnerre d'applaudissements dans les rangs des voyelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le candidat &#192; m&#232;ne campagne sur un programme simple : un accent pour tous les caract&#232;res qui en ont besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son slogan :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&#171; L'accent, c'est maintenant ! &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les premiers sondages, les r&#233;sultats sont encourageants. Les &#201; et les &#200; lui apportent un soutien massif. Les &#202; restent un peu circonflexes mais globalement favorables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#199;, figure historique des minorit&#233;s typographiques, apporte lui aussi son soutien :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Nous savons ce que c'est que d'&#234;tre oubli&#233;s. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cette mont&#233;e en puissance, le camp adverse s'organise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; sa t&#234;te : le redoutable mouvement des Majuscules Nues, fond&#233; au si&#232;cle dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leur argument principal est connu :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; On a toujours fait comme &#231;a. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leur deuxi&#232;me argument est encore plus solide :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; &#199;a prend une seconde de plus sur le clavier. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les experts politiques jugent cependant le programme un peu l&#233;ger.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les d&#233;bats t&#233;l&#233;vis&#233;s, le candidat &#192; se montre combatif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://escoutoux.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1784743997' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Sans accent, explique-t-il, comment distinguer A du verbe avoir et &#192; de la pr&#233;position ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un opposant lui r&#233;torque :
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://escoutoux.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1784743997' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Les gens comprennent avec le contexte !
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://escoutoux.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1784743997' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Certes, r&#233;pond &#192;. Mais avec ce raisonnement, supprimons aussi les panneaux de signalisation. Les automobilistes comprendront avec le contexte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'argument fait mouche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;seaux sociaux s'enflamment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le hashtag &lt;strong&gt;#JeSuis&#192;&lt;/strong&gt; devient viral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des milliers de citoyens publient des photos de panneaux, d'affiches et de documents administratifs o&#249; le pauvre A majuscule appara&#238;t nu, sans son accent, expos&#233; au regard de tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;motion est consid&#233;rable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une p&#233;tition circule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Rendez son chapeau au &#194;. Rendez sa c&#233;dille au &#199;. Rendez son accent au &#192;. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les &#233;coles, certains enseignants organisent m&#234;me des minutes de soutien typographique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les enfants dessinent des accents &#224; la craie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les adultes d&#233;couvrent soudain qu'ils peuvent &#233;crire &#192;, &#201;, &#200; ou &#199; en quelques secondes sur leur ordinateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise s'acc&#233;l&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis arrive le grand soir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats tombent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Victoire &#233;crasante du Parti des Majuscules Accentu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son discours, le nouveau pr&#233;sident de l'Alphabet d&#233;clare :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Fran&#231;aises, Fran&#231;ais, caract&#232;res sp&#233;ciaux, symboles divers,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;je serai le pr&#233;sident de toutes les lettres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des lettres accentu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des lettres non accentu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et m&#234;me du point-virgule, que personne ne comprend vraiment mais qui m&#233;rite notre respect. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'assembl&#233;e se l&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les guillemets applaudissent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les parenth&#232;ses encadrent l'&#233;v&#233;nement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le point d'exclamation exulte !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le point d'interrogation, lui, demande encore si tout cela &#233;tait bien n&#233;cessaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;ponse est simple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'en fran&#231;ais, les accents ne sont pas des d&#233;corations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils font partie des mots.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils leur donnent leur sens, leur musique et parfois leur personnalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, entre nous, un &#192; sans accent, c'est un peu comme une bicyclette sans guidon, un couteau de Thiers sans lame ou une truffade sans fromage : &#231;a ressemble &#224; l'original, mais il manque quand m&#234;me quelque chose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Votez &#192;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin... &#233;crivez-le surtout. Avec son accent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Michel Sablonni&#232;re, une vie enti&#232;re au service de la m&#233;moire du pays thiernois</title>
		<link>https://escoutoux.net/Michel-Sablonniere-une-vie-entiere-au-service-de-la-memoire-du-pays-thiernois</link>
		<guid isPermaLink="true">https://escoutoux.net/Michel-Sablonniere-une-vie-entiere-au-service-de-la-memoire-du-pays-thiernois</guid>
		<dc:date>2026-06-14T16:25:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Anne-Marie</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#192; Ferrier, sur la commune d'Escoutoux, Michel Sablonni&#232;re habite une maison charg&#233;e d'histoire. Une ancienne maison de communaut&#233; agricole dans laquelle il est n&#233; il y a 73 ans et o&#249; il vit toujours aujourd'hui. Plus &#233;tonnant encore, il dort dans la chambre m&#234;me o&#249; il est venu au monde. Un d&#233;tail qui r&#233;sume &#224; lui seul l'attachement profond de cet homme &#224; ses racines, &#224; sa famille et &#224; son territoire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Car chez Michel Sablonni&#232;re, l'histoire n'est pas seulement une passion. C'est un fil conducteur qui traverse (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://escoutoux.net/local/cache-vignettes/L150xH60/arton9182-2d19f.jpg?1784747582' width='150' height='60' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; Ferrier, sur la commune d'Escoutoux, Michel Sablonni&#232;re habite une maison charg&#233;e d'histoire. Une ancienne maison de communaut&#233; agricole dans laquelle il est n&#233; il y a 73 ans et o&#249; il vit toujours aujourd'hui. Plus &#233;tonnant encore, il dort dans la chambre m&#234;me o&#249; il est venu au monde. Un d&#233;tail qui r&#233;sume &#224; lui seul l'attachement profond de cet homme &#224; ses racines, &#224; sa famille et &#224; son territoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car chez Michel Sablonni&#232;re, l'histoire n'est pas seulement une passion. C'est un fil conducteur qui traverse toute une vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Issu d'une famille pr&#233;sente dans le secteur depuis plusieurs si&#232;cles, il grandit au milieu des r&#233;cits familiaux et des archives conserv&#233;es par ses anc&#234;tres. Tr&#232;s jeune, il d&#233;veloppe une curiosit&#233; pour le pass&#233; et nourrit un int&#233;r&#234;t particulier pour l'histoire locale. Il aurait d'ailleurs aim&#233; en faire son m&#233;tier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vie professionnelle l'emm&#232;ne cependant sur d'autres chemins. Apr&#232;s un premier emploi chez un n&#233;gociant en vins &#224; Chamali&#232;res, il travaille pendant vingt-six ans chez Estager Pneus &#224; Thiers avant de rejoindre le Centre d'&#233;levage de chiens guides pour aveugles de Lezoux. Un m&#233;tier qu'il exerce avec conviction, heureux de contribuer &#224; une mission utile aux autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais parall&#232;lement &#224; cette carri&#232;re, sa passion pour l'histoire ne cesse de grandir. D&#232;s ses premiers salaires, il ach&#232;te des ouvrages sp&#233;cialis&#233;s. Il collecte, classe et &#233;tudie les archives familiales, puis &#233;largit progressivement ses recherches &#224; l'histoire du pays thiernois. Aujourd'hui, sa biblioth&#232;que compte plus de 1 000 livres et ses archives repr&#233;sentent un travail consid&#233;rable de collecte, de transcription et de sauvegarde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil des ann&#233;es, Michel Sablonni&#232;re devient l'une des figures incontournables de la m&#233;moire locale. Ses recherches, ses publications et son implication associative lui permettent de partager avec le plus grand nombre les richesses historiques du territoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les rencontres qui ont marqu&#233; son parcours figurent notamment Andr&#233; Kristos, Bruno Tournilhac et Georges Therre, trois passionn&#233;s d'histoire locale aujourd'hui disparus. Avec eux, il a partag&#233; des ann&#233;es de recherches, de publications et d'amiti&#233;, contribuant &#224; faire vivre et mieux conna&#238;tre le patrimoine du bassin thiernois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui pr&#233;sident de la &lt;a href=&#034;https://escoutoux.net/Societe-des-Etudes-Locales-de-Thiers-une-memoire-vivante-au-coeur-du-Livradois&#034; target=&#034;blank&#034;&gt;&lt;font color=&#034;blue&#034;'&gt;Soci&#233;t&#233; des &#201;tudes Locales de Thiers (SELT)&lt;/a&gt;&lt;/font&gt; et d' &lt;a href=&#034;https://escoutoux.net/escotal&#034; target=&#034;blank&#034;&gt;&lt;font color=&#034;blue&#034;&gt;ESCOTAL&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;, Michel Sablonni&#232;re poursuit inlassablement cette mission de transmission qui lui tient tant &#224; c&#339;ur. Pr&#233;server les archives, raconter l'histoire des hommes et des femmes qui ont fa&#231;onn&#233; le territoire, transmettre aux jeunes g&#233;n&#233;rations le go&#251;t de la m&#233;moire et du patrimoine : telle est la ligne directrice de son engagement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un monde o&#249; tout semble s'acc&#233;l&#233;rer, son parcours rappelle l'importance de savoir d'o&#249; l'on vient pour mieux comprendre o&#249; l'on va.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le portrait complet de Michel Sablonni&#232;re est &#224; d&#233;couvrir dans les &#233;ditions estivales du Semeur Hebdo, &#034;Un village, un visage&#034;, dont la diffusion est pr&#233;vue le 17 juillet 2026.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Space Montaigne</title>
		<link>https://escoutoux.net/Space-Montaigne</link>
		<guid isPermaLink="true">https://escoutoux.net/Space-Montaigne</guid>
		<dc:date>2026-06-14T05:55:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie-France</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Space Montaigne est une BD de 168 pages publi&#233;e en mai 2026 par Marion Montaigne, dans laquelle elle revient sur les coulisses de la r&#233;alisation de Dans la combi de Thomas Pesquet et sur ses propres exp&#233;riences v&#233;cues entre Cologne, Houston et Ba&#239;konour.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://escoutoux.net/-Lecture-" rel="directory"&gt;Lecture&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://escoutoux.net/local/cache-vignettes/L150xH60/arton9186-1d3bd.jpg?1784747582' width='150' height='60' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marion Montaigne raconte l'envers du d&#233;cor de l'aventure Thomas Pesquet&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir embarqu&#233; des centaines de milliers de lecteurs dans l'&#233;pop&#233;e spatiale de Thomas Pesquet avec Dans la combi de Thomas Pesquet, l'autrice et dessinatrice Marion Montaigne revient avec un ouvrage aussi inattendu qu'amusant : Space Montaigne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette fois, le sujet principal n'est plus l'astronaute fran&#231;ais, mais celle qui racontait son histoire. Dans cette bande dessin&#233;e autobiographique, Marion Montaigne nous ouvre les portes des coulisses de son travail et revient sur les ann&#233;es qui ont pr&#233;c&#233;d&#233; la cr&#233;ation de son album consacr&#233; &#224; l'espace. Entre voyages, rencontres, moments de doute et situations improbables, elle transforme son propre parcours en mati&#232;re narrative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Connue pour son talent de vulgarisatrice scientifique et son humour d&#233;cal&#233;, l'autrice d&#233;peint avec une grande sinc&#233;rit&#233; les d&#233;fis auxquels elle a d&#251; faire face pour suivre Thomas Pesquet dans diff&#233;rents centres spatiaux &#224; travers le monde. Loin de l'image h&#233;ro&#239;que souvent associ&#233;e aux r&#233;cits de conqu&#234;te spatiale, elle choisit un angle r&#233;solument humain, o&#249; l'anxi&#233;t&#233;, les maladresses et les interrogations occupent une place centrale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;sultat est une bande dessin&#233;e qui fonctionne &#224; plusieurs niveaux. Les amateurs d'exploration spatiale y retrouveront de nombreuses anecdotes sur le quotidien des astronautes et les coulisses du programme spatial. Les lecteurs fid&#232;les de Marion Montaigne appr&#233;cieront quant &#224; eux son sens de l'autod&#233;rision et sa capacit&#233; &#224; transformer ses propres faiblesses en ressorts comiques particuli&#232;rement efficaces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Graphiquement, Space Montaigne conserve l'&#233;nergie qui a fait le succ&#232;s de l'autrice. Son trait expressif, son rythme narratif dynamique et son humour visuel participent &#224; rendre la lecture particuli&#232;rement vivante. Derri&#232;re les gags et les situations absurdes se dessine &#233;galement une r&#233;flexion plus intime sur la confiance en soi, la peur du jugement et la place de la cr&#233;ation dans une carri&#232;re artistique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec cet album, Marion Montaigne ne se contente pas de raconter une aventure spatiale. Elle propose le r&#233;cit d'une aventure personnelle, celle d'une autrice confront&#233;e &#224; ses propres limites tout en poursuivant sa curiosit&#233; insatiable. Une fa&#231;on originale de montrer que derri&#232;re chaque grand reportage, chaque enqu&#234;te ou chaque livre se cache aussi une histoire humaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dr&#244;le, touchant et souvent tr&#232;s juste, Space Montaigne s'impose comme un compl&#233;ment id&#233;al &#224; Dans la combi de Thomas Pesquet, tout en pouvant &#234;tre d&#233;couvert ind&#233;pendamment. Une lecture recommand&#233;e aussi bien aux passionn&#233;s de sciences qu'aux amateurs de bandes dessin&#233;es autobiographiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;25,95 &#8364;. Disponible &#224; Trenslivre &#224; Thiers.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Miettes d'histoires en Thiers</title>
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		<dc:creator>Jean-Paul Gouttefangeas</dc:creator>



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&lt;p&gt;&#192; vivre longtemps au m&#234;me endroit, je veux dire dans la m&#234;me r&#233;gion et pour peu que l'on soit un peu &#224; l'&#233;coute des gens, on finit par accumuler un tas de r&#233;cits et d'histoires locales plus ou moins int&#233;ressantes et souvent anecdotiques voire dr&#244;les. En s&#233;lectionnant celles qui font sourire et parfois rire, on peut faire un petit recueil qui aura l'avantage de les conserver, mais surtout de donner la possibilit&#233; de continuer &#224; les raconter et peut &#234;tre de procurer du plaisir &#224; ceux qui viendront apr&#232;s (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://escoutoux.net/local/cache-vignettes/L150xH60/arton6741-33a4f.jpg?1784747582' width='150' height='60' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; vivre longtemps au m&#234;me endroit, je veux dire dans la m&#234;me r&#233;gion et pour peu que l'on soit un peu &#224; l'&#233;coute des gens, on finit par accumuler un tas de r&#233;cits et d'histoires locales plus ou moins int&#233;ressantes et souvent anecdotiques voire dr&#244;les. En s&#233;lectionnant celles qui font sourire et parfois rire, on peut faire un petit recueil qui aura l'avantage de les conserver, mais surtout de donner la possibilit&#233; de continuer &#224; les raconter et peut &#234;tre de procurer du plaisir &#224; ceux qui viendront apr&#232;s nous, mais n'est-ce pas l&#224; le but des &#233;crits ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;O&#249; trouvons-nous ces historiettes, o&#249; les entendons-nous ? Partout me direz-vous. Les t&#233;moins, les &#171; parleurs &#187;, les conteurs sont nombreux, il suffit de les &#233;couter, d'ailleurs tous ceux-l&#224; n'ont pas le privil&#232;ge de &#171; l'invention &#187;, ils se contentent de relater des histoires, m&#234;me si elles sont souvent &#171; v&#233;cues &#187; par un grand nombre d'entre eux et parfois bien malgr&#233; eux. Des situations cocasses, vous le savez, nous arrivent inopin&#233;ment &#224; tout bout de champ. Souvent, lors des rencontres autour d'une table, d'un ap&#233;ritif, d'un d&#238;ner, elles sont relat&#233;es avec bonheur par ceux qui les racontent et, il faut le dire, parfois appr&#233;ci&#233;es par ceux qui les &#233;coutent. Bien s&#251;r, &#171; la blague &#187; qui circule &#224; grande &#233;chelle (surtout avec les moyens actuels de diffusion) peut &#234;tre agr&#233;able, mais je voudrais plut&#244;t vous narrer des histoires de mon entourage, celles qui, justement, ne conna&#238;tront pas la gloire extra r&#233;gionale diffus&#233;e par l'internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'aime &#224; parler des &#171; mots d'enfants &#187;, souvent d'une logique implacable parce que ce sont souvent des &#171; mots parlants &#187;, peut &#234;tre pas savants mais une traduction d'id&#233;e tr&#232;s significative et spontan&#233;e. Je me souviens d'un mot entendu, il y a quelques ann&#233;es, dans notre entourage par Jules, un petit gar&#231;on de six ans, fils de nos amis. Nous &#233;tions alors en vacances dans le Var et souvent, les apr&#232;s-midis nous allions prendre le traditionnel bain de mer &#224; Saint- Rapha&#235;l. Pour une raison que j'ai oubli&#233;e, mon &#233;pouse n'avait pas voulu nous suivre. Le petit, intrigu&#233; par cette d&#233;cision, tournait autour du pot pour en conna&#238;tre la raison. Finalement devant son insistance mon &#233;pouse, pour couper court &#224; ses interrogations, finit par trouver un pr&#233;texte qui lui semblait convaincant, lui disant qu'elle n'avait pas de maillot de bain. C'&#233;tait en effet une raison valable ! Et Jules dans la foul&#233;e de lui r&#233;pondre : &#171; mais tu n'as qu'&#224; te baigner en fesses ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques autres &#171; mots d'enfants &#187;, ceux-l&#224; rapport&#233;s par notre amie Madame de la Roche, ancienne Pr&#233;sidente de la Soci&#233;t&#233; des Etudes Locales, elle les tenait de ses propres parents. Un d&#238;ner devait avoir lieu avec un cercle d'amis dans les ann&#233;es faisant suite &#224; la Grande Guerre. Ce soir-l&#224;, figurait, parmi les invit&#233;s, un ancien soldat amput&#233; d'une jambe et &#233;quip&#233; d'une &#171; jambe de bois &#187;, comme l'on disait &#224; l'&#233;poque. La ma&#238;tresse de maison, organisatrice de la soir&#233;e, avait pris la pr&#233;caution d'instruire son petit gar&#231;on sur ce qu'il allait voir comme une &#171; anomalie &#187; chez cet homme. Elle lui demanda express&#233;ment de ne pas faire cas du fait et de ne parler sous aucun pr&#233;texte de cette jambe si particuli&#232;re. Le moment venu, le repas battait son plein, assis sagement, le petit gar&#231;on n'en demeurait pas moins fort intrigu&#233; par la fameuse jambe. Ob&#233;issant, il ne pouvait d&#233;roger &#224; sa parole donn&#233;e. N&#233;anmoins, en &#171; tirbouchonant &#187; tant et plus sur sa chaise et n'y tenant plus, il finit par demander &#224; sa m&#232;re, comme pour amorcer de mani&#232;re d&#233;tourn&#233;e une explication sur le sujet tabou : &#171; est-ce que je pourrais parler de l'autre jambe ? &#187;. Avouez, que c'est l&#224; faire preuve d'une certaine diplomatie pour ne pas affronter le sujet de face.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours pour rester dans le registre des enfants &#224; table. Il faut se souvenir qu'il n'y a pas si longtemps, les enfants &#233;taient seulement tol&#233;r&#233;s parmi les invit&#233;s et encore, sous certaines conditions. En remontant un peu plus dans le temps, ils devaient manger &#224; part, voire &#224; la cuisine. On trouve encore quelques r&#233;miniscences de cette pratique, de nos jours, lors des grands repas de famille, mariages, cousinades etc. il est fr&#233;quent de placer les enfants autour de tables qui leur sont exclusivement r&#233;serv&#233;es (d'ailleurs, entre nous soit dit, tout le monde s'y retrouve). J'ai m&#234;me lu quelque part qu'au Moyen-&#194;ge, dans notre pays, il &#233;tait assez fr&#233;quent d'installer les enfants, pour les faire manger, pr&#232;s des chiens ! Pas si b&#234;te finalement, ce qui d&#233;bordait des assiettes &#233;tait r&#233;cup&#233;r&#233; par les chiens, qui nettoyaient parfaitement le sol et les enfants &#233;taient sous leur protection ! Nous n'irons peut-&#234;tre pas jusque-l&#224; aujourd'hui !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre fois donc, la maman d'un petit gar&#231;on, qui pr&#233;voyait un repas chez elle avait, l&#224; encore, sermonn&#233; le petit, lui demandant explicitement de ne pas parler &#224; table, de ne jamais prendre la parole (les temps ont bien chang&#233; !) et surtout de ne rien r&#233;clamer, quoi qu'il arrive. Le repas s'&#233;tait bien d&#233;roul&#233;, on n'avait pas entendu l'enfant qui &#233;tait rest&#233; sage comme une image. Arrive le moment du dessert, que l'on sert &#224; l'assiette, &#224; table. Malencontreusement, on oublie de servir le petit. En effet, rien ne vient dans son assiette. Prisonnier par la recommandation de sa m&#232;re il sent la situation grave voire d&#233;sesp&#233;r&#233;e. C'est alors que dans une r&#233;action de g&#233;nie et sans rien demander, il saisit son assiette des deux mains et crie &#224; la cantonade : &#171; si quelqu'un a besoin d'une assiette, j'en ai une propre ! &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; fabrication &#187; des enfants leur est de nos jours tr&#232;s t&#244;t expliqu&#233;e, les cigognes et les choux, dans ce domaine, sont rel&#233;gu&#233;s depuis longtemps au rayon des antiquit&#233;s anecdotiques. &#192; Thiers toujours, il y a quelques ann&#233;es, une fillette en bas &#226;ge, tr&#232;s intrigu&#233;e par le ventre de sa maman dont la grossesse &#233;tait tr&#232;s avanc&#233;e, la questionnait journellement sur l'arriv&#233;e du petit fr&#232;re ou de la petite soeur. Est-ce que le b&#233;b&#233; va sortir par les yeux ? Non bien s&#251;r &#8211; par le nez ? Non pas par le nez, - par la bouche ? Non, c'est tr&#232;s bien &#233;tudi&#233;, les enfants naissent par une voie naturelle depuis toujours ! La petite, perplexe r&#233;fl&#233;chit et dit : &#171; ne me dis pas qu'il va sortir par le derri&#232;re parce que &#231;a, &#231;a me ferait regret ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une petite historiette familiale maintenant, (m&#234;me si &#231;a n'est pas un mot) mon &#233;pouse peut dire aujourd'hui qu'elle a &#233;t&#233; prise dans les bras d'un officier Allemand. C'&#233;tait en 1944, elle &#233;tait assise au milieu de la rue dans son petit fauteuil en rotin, devant le caf&#233; du th&#233;&#226;tre (place des martyrs) que tenaient ses grands-parents, au moment du passage d'une colonne de soldats. L'officier, stoppant la marche des militaires, d&#233;licatement prit le fauteuil et l'enfant et les d&#233;posa sur le trottoir. C'est dans ce m&#234;me caf&#233; et &#224; la m&#234;me &#233;poque qu'un soldat allemand ayant sans doute forc&#233; sur la bouteille s'endormit, les coudes sur la table. Se r&#233;veillant en sursaut, il se vit dans le miroir du mur situ&#233; en face de lui, ne se reconnaissant pas (c'est dire son &#233;tat !), il d&#233;gaina son arme de poing et tira dans le miroir ! Le trou de balle, t&#233;moin ind&#233;niable de l'Occupation existe toujours !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le jardin aussi, j'ai des souvenirs : lors d'une visite des enfants de l'&#233;cole du Fau, je faisais le guide, passant d'un jardin &#224; l'autre en essayant d'&#234;tre le plus p&#233;dagogue possible. Arriv&#233; sous un gros noyer, je demande : &#171; quels fruits donne le noyer ? &#187; un petit gar&#231;on le doigt lev&#233;, demande la permission de parler, elle lui est accord&#233;e et lui de r&#233;pondre : &#171; les noyaux ! &#187;. Une autre fois, la table &#233;tait dress&#233;e au bord de la piscine, l'invit&#233; venait de Beyrouth (ce n'&#233;tait pas un enfant) accompagn&#233; d'une paire de jolis chiens, (entre bichon javanais et shih tzu !), parlant tr&#232;s bien notre langue (le monsieur), avec tout de m&#234;me quelques failles par-ci par-l&#224;. Il r&#233;sidait, durant son s&#233;jour, au deuxi&#232;me &#233;tage de la maison, avec ses chiens. Apr&#232;s s'&#234;tre chang&#233;, il redescendit &#224; l'heure du d&#238;ner, sans les chiens. Mon &#233;pouse, surprise de ne pas les voir, de lui demander innocemment : &#171; vous les avez remont&#233;s ? Et lui de r&#233;pondre : &#171; mais si vous voulez je peux les d&#233;monter ! &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous l'avez compris, toutes ces miettes d'histoire n'ont qu'un but, celui de vous distraire, j'esp&#232;re voir r&#233;ussi cette entreprise, somme toute pas si difficile !&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;right&#034;&gt;&lt;strong&gt;Jean Paul Gouttefangeas&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Aubusson comme une kermesse Flamande</title>
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		<dc:creator>Jean-Paul Gouttefangeas</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Illustration : Pieter BRUEGEL le Jeune - La Kermesse villageoise avec un th&#233;&#226;tre et une procession. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;Le th&#232;me du tableau de la kermesse est d&#251; au peintre Pieter Balten (Anvers 1527-1584), une des nombreuses versions a &#233;t&#233; reprise plus tard par Breughel le Jeune.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;Source &lt;a href=&#034;https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Pieter_BRUEGEL_le_Jeune_-_La_Kermesse_villageoise_avec_un_th&#233;&#226;tre_et_une_procession,_842.3.4.jpg?utm_source=chatgpt.com&#034; target=&#034;blank&#034;&gt;&lt;font color=&#034;blue&#034;&gt;Wikimedia&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://escoutoux.net/local/cache-vignettes/L150xH60/arton9181-8332c.jpg?1784747582' width='150' height='60' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est bien au lac d'Aubusson en Auvergne que nous avions &#233;t&#233; convi&#233;s, un apr&#232;s-midi de mai par notre association et non dans une plaine des Pays-Bas. Moment convivial s'il en fut, je devrais m&#234;me dire extraordinaire dans un lieu de d&#233;tente et de beaut&#233; bucolique et si s&#233;duisant. On comprend mieux sur place qu'il soit question de catiche (terrier de loutre) tant on s'y sent bien, prot&#233;g&#233; comme dans un terrier des agressions ext&#233;rieures des cit&#233;s, l&#224;, l'&#233;cho des villes semble broy&#233;, si loin des soucis et des affaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alentour, rien de commercial, ce ne sont que sc&#232;nes de genres fourmillantes comme on les conna&#238;t par les tableaux Flamands des peintres du 17&#232;me : on&lt;br class='autobr' /&gt;
joue, on mange, on se baigne, on festoie et surtout on s'amuse. Partout des rassemblements autour de tables de fortune, garnies de plats, de saladiers garnis et d'assiettes. On sent d'embl&#233;e un grand nombre de communaut&#233;s rassembl&#233;es pour une journ&#233;e de jeux et de f&#234;tes, pr&#233;texte &#224; des r&#233;jouissances multiples, une vraie f&#234;te populaire qui entra&#238;ne au bonheur, une kermesse donc, un temps de r&#233;jouissances collectives qui participent &#224; r&#233;duire l'anxi&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ressent bien dans ces moments l'importance du repas pris en commun quand il s'agit de f&#234;ter quelqu'un ou quelque chose, bien que ce soit limit&#233; dans le temps, tout au plus une journ&#233;e, pour s'amuser et profiter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque groupe poss&#232;de un brasero ou un grill ou tout autre moyen pour faire cuire plus ou moins vite sa viande. Toutes ces installations g&#233;n&#232;rent beaucoup de fum&#233;e que l'air transporte alentour, ainsi il r&#232;gne, venue de ces cuisines improvis&#233;es, une odeur de viande grill&#233;e tr&#232;s m&#234;l&#233;e qui est loin d'&#234;tre d&#233;sagr&#233;able.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce jour o&#249; nous profitions de cet apr&#232;s-midi dans ce lieu enchanteur se trouvait &#234;tre le jour de la F&#234;te des M&#232;res, peut-&#234;tre est-ce &#224; cela que nous devions la pr&#233;sence de nombreux enfants et de leur famille. Toujours est-il que la joie &#8216;'s'entendait'' partout. Ce que l'on vendait ici &#224; grands cris c'est la vie ! petits et grands se d&#233;fiaient au speedball et autres jeux dans des activit&#233;s ludiques. Sur le pr&#233; tr&#232;s plat, le jeu de ballon &#233;tait roi, tous s'en donnaient &#224; c&#339;ur-joie dans les cris et les exclamations. &#192; l'ombre des arbres, sous les fr&#234;nes et les vergnes, le farniente &#233;tait &#224; l'honneur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le petit ruisseau (le Couzon) o&#249; nous avions &#233;tabli notre point de chute, des enfants se baignaient en poussant de petits cris de surprise &#224; cause de la fra&#238;cheur de l'eau et du plaisir. Ces enfants qui, parfois, en d'autres lieux, criaillent, semblaient ici murmurer en concassant les bruits m&#233;chants. C'&#233;tait dr&#244;le de les voir marcher les bras &#233;cart&#233;s servant de balancier, dans leur progression sur les rochers glissants. Une photographe s&#251;rement s&#233;duite parc cette sc&#232;ne charmante prenait des clich&#233;s. Il faut dire que l'endroit se pr&#234;tait &#224; une certaine admiration, le ruisseau d&#233;valant assez lentement le cours tortueux &#224; souhait, les rochers &#233;pars, petits et gros, le tout dans le gazouillis de l'eau.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#199;&#224; et l&#224; quelques petits ponts de fortune faits de souches et de petits arbres couch&#233;s en travers, plus loin un petit pont de bois japonisant. L&#224;-bas un p&#234;cheur &#224; la ligne, quelle dr&#244;le d'id&#233;e ! &#224; moins que, dans ce petit paradis, les poissons soient sourds et insensibles au brouhaha ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur l'autre rive, &#224; quelques m&#232;tres de l&#224;, deux ou trois tentes plant&#233;es pour une nuit (ou plusieurs) &#224; bonne distance l'une de l'autre et devant, quelques rares habitants, l'un couch&#233; dans l'herbe lisant, un autre &#233;crivant sur une table dite de camping et un troisi&#232;me ne faisant rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut, je crois, parler de joyeuset&#233;, de d&#233;tente et d'enthousiasme communicatif en libert&#233; : libert&#233; de ne rien faire si ce n'est des choses plaisantes et sans contraintes. Humer cette atmosph&#232;re de l'&#233;t&#233; tout proche, sublim&#233;e par cette nature si douce et si accueillante procure de la joie. La kermesse qui se d&#233;roule &#224; la frange entre moments que l'on pourrait qualifier de mystiques et la&#239;cs est un moment unique. En Flandre, l'origine du mot kermesse veut dire &#8216;'messe d'&#233;glise'', quoi qu'il en soit la magie du plein air op&#232;re et elle est propice aux r&#233;jouissances, au partage et &#224; la convivialit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne le dira jamais assez, la kermesse est une rencontre, elle est aim&#233;e par les enfants et les adultes, tous &#233;taient satisfaits parce que tous aiment la kermesse !&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;right&#034;&gt;&lt;strong&gt;Jean-Paul Gouttefangeas&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;span class='spip_document_12811 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;img src='https://escoutoux.net/local/cache-vignettes/L500xH260/tableau-kermesse-20d3f.jpg?1784747583' width='500' height='260' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Dernier appel avant fermeture</title>
		<link>https://escoutoux.net/Dernier-appel-avant-fermeture-jean-paul-bertrand</link>
		<guid isPermaLink="true">https://escoutoux.net/Dernier-appel-avant-fermeture-jean-paul-bertrand</guid>
		<dc:date>2026-05-29T11:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Anne-Marie</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;&#171; Entre prose po&#233;tique et m&#233;ditation existentielle, Dernier appel avant fermeture explore ce que chacun tente de sauver lorsque tout semble vaciller : la m&#233;moire, l'amour et la libert&#233; int&#233;rieure. &#187;.&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Un texte litt&#233;raire atypique, dense et introspectif, qui privil&#233;gie l'&#233;motion et la r&#233;flexion &#224; la narration classique. Une lecture exigeante mais riche pour les amateurs de prose po&#233;tique contemporaine.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://escoutoux.net/-Lecture-" rel="directory"&gt;Lecture&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://escoutoux.net/local/cache-vignettes/L150xH60/arton9172-924d5.jpg?1784747583' width='150' height='60' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Informations g&#233;n&#233;rales&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Auteur : Jean-Paul Bertrand, &#233;crivain fran&#231;ais&lt;br class='autobr' /&gt;
Maison d'&#233;dition fran&#231;aise : Les Belles Lettres&lt;br class='autobr' /&gt;
Publi&#233; en 2002&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec&lt;i&gt; Dernier appel avant fermeture&lt;/i&gt;, Jean&#8209;Paul Bertrand livre un texte &#224; mi&#8209;chemin entre le r&#233;cit introspectif, l'essai po&#233;tique et la m&#233;ditation philosophique. Le livre explore la fragilit&#233; humaine &#224; travers une &#233;criture dense et volontairement fragment&#233;e. L'auteur s'interroge sur ce que chacun tente de pr&#233;server au milieu du chaos contemporain : les souvenirs, les &#233;motions, les liens affectifs, mais aussi une certaine id&#233;e de la libert&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte avance comme une succession d'images, de pens&#233;es et de r&#233;flexions autour de l'amour, de la peur, du temps qui passe et du sentiment de naufrage int&#233;rieur. Bertrand d&#233;veloppe l'id&#233;e que chaque individu construit sa propre &#171; arche &#187;, un refuge symbolique destin&#233; &#224; sauver ce qui lui para&#238;t essentiel.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'ouvrage ne suit pas une intrigue classique. Il privil&#233;gie plut&#244;t une progression &#233;motionnelle et intellectuelle, o&#249; les th&#232;mes se r&#233;pondent dans une atmosph&#232;re m&#233;lancolique et contemplative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La sauvegarde de l'essentiel&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le livre tourne autour de la n&#233;cessit&#233; de pr&#233;server ce qui donne un sens &#224; l'existence. Les personnages, les souvenirs et les &#233;motions deviennent des &#233;l&#233;ments &#224; prot&#233;ger face &#224; un monde jug&#233; instable ou d&#233;shumanis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La solitude moderne&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Jean&#8209;Paul Bertrand &#233;voque une solitude &#224; la fois intime et collective. M&#234;me entour&#233;, l'&#234;tre humain reste confront&#233; &#224; ses propres limites et &#224; ses inqui&#233;tudes existentielles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La m&#233;moire et le temps&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le pass&#233; occupe une place importante dans le texte. Les souvenirs apparaissent comme des rep&#232;res fragiles permettant de r&#233;sister &#224; l'effacement progressif des choses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La libert&#233; int&#233;rieure&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'auteur insiste sur la libert&#233; de pens&#233;e et sur la capacit&#233; individuelle &#224; conserver une identit&#233; personnelle malgr&#233; les pressions sociales ou &#233;motionnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;criture de Jean&#8209;Paul Bertrand se distingue par un ton tr&#232;s lyrique et m&#233;ditatif. Les phrases sont souvent imag&#233;es, parfois proches de la prose po&#233;tique. Le livre privil&#233;gie les sensations et les associations d'id&#233;es plut&#244;t qu'une narration lin&#233;aire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette approche peut d&#233;sorienter les lecteurs &#224; la recherche d'une intrigue traditionnelle, mais elle donne au texte une forte dimension introspective. Le style repose beaucoup sur les m&#233;taphores, notamment celles li&#233;es au voyage, au d&#233;luge ou &#224; la travers&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dernier appel avant fermeture est un ouvrage singulier qui mise davantage sur l'atmosph&#232;re et la r&#233;flexion que sur l'action. Jean&#8209;Paul Bertrand propose une exploration sensible de l'&#234;tre humain face au doute, &#224; la perte et au besoin de pr&#233;server une part de lumi&#232;re int&#233;rieure.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le livre s&#233;duira surtout les lecteurs attir&#233;s par les textes introspectifs et les &#233;critures po&#233;tiques. Son principal int&#233;r&#234;t r&#233;side dans sa capacit&#233; &#224; transformer des interrogations tr&#232;s personnelles en r&#233;flexions universelles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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