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	<title>Escout Moi Voir ! webzine du Livradois Forez</title>
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	<description>Web magazine local ind&#233;pendant, pour pour pour faire d&#233;couvrir et partager la richesse du Livradois-Forez et de ses abords : bonnes adresses, randonn&#233;es, spectacles et animations, gastronomie.</description>
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		<title>Un po&#232;te n&#233; &#224; Thiers : Maurice DELOTZ</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul Gouttefangeas</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Biographie : &#8216;'Maurice Delotz'' Edouard Everat 1918. A Thiers imprimerie Favy&#233;.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://escoutoux.net/-Histoires-d-eux-" rel="directory"&gt;Histoires d'eux..&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://escoutoux.net/local/cache-vignettes/L150xH60/arton9200-83485.jpg?1784747582' width='150' height='60' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#8216;'La gloire a ses printemps ; mais elle a son hiver''.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette rubrique consacr&#233;e &#224; Maurice Delotz d&#233;bute par un vers issu d'un de ses nombreux po&#232;mes. Pouvais-je trouver plus juste pour parler de ce Thiernois &#224; la destin&#233;e si courte mais si lumineuse ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233; le16 octobre 1896 dans la maison familiale de la rue Conchette dans une famille bourgeoise, deux mois apr&#232;s la mort d'un petit fr&#232;re &#224; l'&#226;ge de deux ans et dont les anc&#234;tres sont notaires de p&#232;re en fils. Il avait d'ailleurs, par amour pour sa famille et du pays, d&#233;cid&#233; de succ&#233;der &#224; son p&#232;re en embrassant le notariat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233; donc sous la Margeride en cette ville pittoresque habit&#233;e par une industrie couteli&#232;re qui vit depuis toujours dans le bruit des ateliers et les m&#233;andres de la Durolle au rire souvent enchanteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s t&#244;t, on d&#233;couvrit son exceptionnelle nature : il n'&#233;tait pas un jeune homme ordinaire, certes favoris&#233; par la naissance et la fortune mais conscient et convaincu qu'on ne saurait plus s&#251;rement r&#233;tablir la soci&#233;t&#233; sur ses bases qu'en restaurant les valeurs vertueuses et la dignit&#233; des &#234;tres, habit&#233; par une noblesse d'&#226;me et de maturit&#233; de jugement exceptionnelles. N'&#233;crivait-il pas dans son recueil de po&#233;sies sous le titre &#8216;'Heures perdues'' : &#8216;'Je voudrais garder pure une vertu fragile pour mon &#226;me, ainsi que pour mon corps d'argile''. On sentait chez Maurice Delotz un app&#233;tit hors du commun pour apprendre, doubl&#233; d'un esprit cr&#233;atif, ses ma&#238;tres et ses amis trouv&#232;rent l&#224; le terreau o&#249; s'&#233;panouirent les premi&#232;res fleurs de son pr&#233;coce printemps (comme le rappelait un de ses amis de coll&#232;ge). Reconnaissant, il dira : &#8216;'de Riom, j'aime tout''. Il nourrissait cet amour du travail bien fait. Il avait accumul&#233; durant ces quelques ann&#233;es nombre d'&#233;tudes en tous genres, po&#233;tiques, bien s&#251;r, mais aussi litt&#233;raires, historiques, artistiques et g&#233;n&#233;alogiques. Sa soif de connaissance l'amena aussi &#224; explorer les archives familiales, ce fut pour lui une initiation f&#233;conde. Il d&#233;clamait sans cesse des po&#233;sies &#224; voix haute, aimant parler art et litt&#233;rature, sans parler d'avoir produit une correspondance tr&#232;s cons&#233;quente. La po&#233;sie fut apr&#232;s Dieu son premier amour sans pour autant se fourvoyer sans retenue dans l'art de rimer mais en ayant bien compris qu'elle touche tout ce qu'il y a de plus intime en nous, les mouvements des sentiments et les passions. N'est-ce pas l&#224;, par essence, la manifestation de l'&#226;me humaine ? Il ne pouvait manquer d'&#234;tre po&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les po&#233;sies qui parlent de Thiers sont le reflet de son inspiration et de son enthousiasme pour sa cit&#233;, c'est une source vive : &#8216;'Comme je t'aime et t'admire mon Thiers et comme je suis fier de servir ta m&#233;moire''. La verdure et la campagne entourant la ville de toutes parts l'inspireront aussi : &#8216;'La nature est une coquette'' &#233;crivait-il encore. Maurice Delotz se forgea ce pays magique, cette contr&#233;e fleurie qu'est le langage po&#233;tique que seuls atteignent les po&#232;tes, passant du grave au doux, du plaisant au s&#233;v&#232;re, de la m&#233;lancolie &#224; la joie, sachant qu'il &#233;tait riche de cette facult&#233; s'il en avait l'occasion, de rire, de s'amuser, d'esquisser, f&#251;t-est-ce &#224; travers un pas de danse, de polka ou de bourr&#233;e. C'&#233;tait un homme gai et enjou&#233;, passant parfois pour tr&#232;s taquin. Il savait puiser dans le r&#233;pertoire ancestral pour chanter dans le patois local, attir&#233; par le charme d&#233;suet de ses usages en se rapprochant des innocents &#233;carts de sa fantaisie dans le souvenir des r&#233;miniscences des vieux &#226;ges. Nos p&#232;res y trouvaient aussi un plaisir honn&#234;te. C'&#233;tait un jeune homme sans cesse &#224; la recherche de ces moments o&#249; l'&#226;me se montre telle qu'elle est en ses mille replis et o&#249; l'homme int&#233;rieur en analyse dans le silence les mouvements les plus divers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le po&#232;te bient&#244;t allait &#234;tre foudroy&#233;, les ailes de son talent dans ce domaine allaient se replier &#224; jamais, l'&#226;ge s&#251;rement e&#251;t accru sa valeur dans de nombreuses disciplines. La guerre y a mis fin. Le temps lui a manqu&#233; pour que ce talent qui l'avait habit&#233; jusqu'alors se d&#233;veloppe encore. Dor&#233;navant, une nouvelle vie allait habiter Maurice Delotz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En amant passionn&#233; du devoir, lui qui jusqu'alors avait v&#233;cu sous une aur&#233;ole de paix a rejoint l'enfer des tranch&#233;es. Je place ici quelques paroles d'un de ses oncles, le g&#233;n&#233;ral Delotz : &#8216;' la guerre est une belle chose mais on dit cela quand on en est revenu''. Pour lui et tant d'autres l'heure est toute au devoir qui est exemple, cet homme s'est rev&#234;tu de cette force.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son comportement au front le fait appara&#238;tre plus beau encore, comme habit&#233; de toutes les vertus priv&#233;es et militaires, dans son commandement &#224; ses hommes, sa bouche c'est son c&#339;ur. Lui, que l'on a connu si doux dans les m&#233;andres harmonieux de sa vie, voil&#224; qu'on le d&#233;couvre combatif sous l'armure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'amour de sa petite patrie, il est pass&#233; &#224; l'amour de la Patrie. De notaire, po&#232;te, &#233;rudit, il devint soldat, aspirant et enfin sous lieutenant. Il dira : &#8216;'faire son devoir et pour cela faire plus que son devoir''. Ce court temps o&#249; il fut &#224; la guerre, il le fit dans le tonnerre de la mitraille, lui dot&#233; des qualit&#233;s mondaines et sociales mais habitu&#233; &#224; ne jamais plier sous le faix savait vivre et converser avec les hommes de sa section et montrer l'exemple au front en se lan&#231;ant &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
l'assaut hors de la tranch&#233;e. Cette noble fa&#231;on de vivre et de durer dans la bravoure de l'action implique la science de bien mourir. Il n'&#233;tait pas ordinaire de voir ce jeune homme de 22 ans sourire au lendemain dans la fougue de la jeunesse et se jeter h&#233;ro&#239;quement vers la mort pour la patrie. On retiendra qu'il avait &#233;crit : &#8216;'la mort est la semence d'o&#249; germe l'immortalit&#233;''.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est toujours bon, voire sacr&#233;, de rappeler les vertus de ceux qui tomb&#232;rent au champ d'honneur, ces comportements h&#233;ro&#239;ques venus des origines lointaines qui &#233;teignirent trop t&#244;t l'&#233;lan de toute une jeunesse fran&#231;aise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maurice Delotz s'&#233;teignit sur un lit d'ambulance le 9 novembre 1915 &#224; Somme-Suipes, en Champagne (o&#249; il repose), asphyxi&#233; par les gaz mortels lib&#233;r&#233;s par un obus tomb&#233; tout pr&#232;s de lui le 30 octobre. Les quelques jours qui le conduisirent &#224; la mort ne l'emp&#234;ch&#232;rent pas de montrer sa bravoure aupr&#232;s de ses hommes, anim&#233; d'une &#233;nergie ultime et sublime, &#233;puis&#233; mais debout, dans un corps meurtri et vacillant. Il &#233;crit &#224; ses parents des lettres bouleversantes : &#8216;'j'ai la grande satisfaction d'avoir fait tout mon devoir ''et en re&#231;oit de tout aussi path&#233;tiques qui le touch&#232;rent beaucoup. Celle de son domestique, lui aussi mobilis&#233; : &#8216;' Apr&#232;s tout, nous n'avons qu'une mort &#224; faire et qu'une &#226;me &#224; sauver''.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne devait plus revoir sa ch&#232;re ville sur laquelle il avait particip&#233; &#224; mettre un peu d'onguent par sa r&#234;verie po&#233;tique en chantant en vers les lieux de sa naissance. Il a pass&#233; sa jeunesse comme passe une &#233;toile filante faite de puret&#233;, de talent et de bravoure, il laisse une trace lumineuse, envelopp&#233; de l'aur&#233;ole du martyre et du devoir, illumin&#233; des clart&#233;s de l'&#233;ternelle Beaut&#233; de ceux qui &#8216;'portent les lampes''.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#226;me de Maurice Delotz habite les sommets, il est mont&#233; au Ciel une palme &#224; la main, &#233;panoui dans un pur rayon de lumi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;right&#034;&gt;&lt;strong&gt;Jean-Paul Gouttefangeas&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Thiers, en remontant la rue Conchette</title>
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		<dc:creator>Jean-Paul Gouttefangeas</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;&#169; cr&#233;dit photo Jean-Luc Gironde, juin 2026.&lt;/p&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://escoutoux.net/local/cache-vignettes/L150xH60/arton9194-1c517.jpg?1784747582' width='150' height='60' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quel joli mot que celui de conchette, petite fontaine pas pr&#233;tentieuse pour deux sous, joliment dit, une conche, un point d'eau, un lieu de rencontre et de bavardages et si utile. Elle eut son heure de gloire, de tout le quartier on venait y puiser son eau au bas de la rue Marchedit, c'est ainsi qu'on l'appelait alors au Moyen-&#194;ge avant de la nommer &#8216;'de la Porte Neuve'' dans sa partie haute. Tout &#231;a c'&#233;tait autrefois, c'est le progr&#232;s qui a eu raison de l' existence de la fontaine &#224; cet endroit. Songez, l'eau dite courante arrivait partout (ou presque), on supprima les fontaines, que voulez-vous, pour obliger les habitants &#224; raccorder leur logis au r&#233;seau, il fallut bien prendre des mesures ! Certains de ces si plaisants &#233;dicules chang&#232;rent de destination et furent, dans le meilleur des cas, transform&#233;s en jardini&#232;res alors que la plupart du temps ils furent bris&#233;s sur place avant de finir en remblais. Heureusement, certaines de ces fontaines furent r&#233;cup&#233;r&#233;es, elles ornent maintenant nombre de jardins priv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre Conchette, elle, connut un sort heureux, elle occupe maintenant la place d'honneur devant la chapelle du village des Garniers. Les habitants y sont tr&#232;s attach&#233;s, c'est maintenant leur fontaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il faut remonter la rue depuis son d&#233;but, depuis le &#8216;'globe'' indiquant la place que tient la coutellerie Thiernoise dans le monde. Une coutellerie &#224; gauche, &#224; droite on vendait des chaussures (jadis), c'est maintenant le point d'accueil de la &#8216;'Cit&#233; des couteliers'' c'est vrai que pour ce qui est des couteaux, &#224; Thiers, on est fourni ! La terrasse d'un &#233;tablissement des plus sympathiques d&#233;borde sur la chauss&#233;e o&#249; l'on peut go&#251;ter aux sp&#233;cialit&#233;s du&lt;br class='autobr' /&gt;
coin sous le regard de nounours en tissu qui naissent en face. Pour le caf&#233; du matin, pas de doute c'est ici. L'irrempla&#231;able cin&#233;ma affiche sur sa fa&#231;ade les programmes, suscitant l'arr&#234;t fr&#233;quent des passants. Dans les parages, des maisons gothiques r&#233;sistent aux transformations radicales du temps. Dans le l&#233;ger tournant, &#231;a tourne chez le tourneur sur bois, on peut m&#234;me parfois jouer &#224; de petits jeux sur le pav&#233; gr&#226;ce aux palets que fabrique l'artiste. Une galerie d'art : &#224; grands efforts de t&#233;nacit&#233;, des galeristes pr&#233;sentent des &#339;uvres venues de tous les horizons. Un bel immeuble fait l'angle avec la rue Denis Papin, comme tous ceux situ&#233;s de ce c&#244;t&#233;-ci, il b&#233;n&#233;ficie de surprenants jardins avec sortie dans la ruelle &#8216;'Traversi&#232;re''. &#192; c&#244;t&#233;, on peut se faire coiffer au rez-de-chauss&#233;e. Toutes les maisons sont anciennes. Juste &#224; c&#244;t&#233;, la belle fa&#231;ade de la maison de ville de la Marquise des Roys de la Seigneurie de Palladuc, dont le tombeau existe toujours en ces lieux champ&#234;tres. C'est encore une belle fa&#231;ade classique au num&#233;ro suivant dont les &#233;choppes donnant sur la rue sont occup&#233;es par un architecte d'int&#233;rieur venu de la Capitale, comme quoi Thiers int&#233;resse aussi les Parisiens ! Sur le trottoir d'en face un caf&#233; dit solidaire, rendez-vous de ceux qui pensent aux autres pour des moments conviviaux. Sur ce bord encore, deux ou trois maisons dont une dat&#233;e du 17&#232;me si&#232;cle, qui fut habit&#233;e un temps (lointain) par le P&#232;re Belin, ancien cur&#233; de Sermentizon. C'est une ambiance exotique qui succ&#232;de, comme une cuisine sentant la rose des sables, alors qu'en face c'est plut&#244;t th&#233; et gourmandises. Jouxtant cet &#233;tablissement, un atelier-boutique o&#249; on peut d&#233;poser son portable pour une r&#233;vision en cas de d&#233;faillance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour acc&#233;der &#224; la fin de cette mont&#233;e plut&#244;t ardue, se dresse une maison d'angle avec tourelle &#224; toit pointu et en vis-&#224;-vis la grosse Maison Conchette o&#249; peuvent dormir des h&#244;tes venus de tous horizons, accueillis par des propri&#233;taires d&#233;vou&#233;s, venus, eux, du Royaume de Belgique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait injuste de ne pas mentionner que c'est justement dans cette maison qu'est n&#233; un grand po&#232;te mort lors de la premi&#232;re guerre mondiale, &#224; 22 ans, trop oubli&#233; de nos jours : Maurice Delotz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lui qui aimait aussi la nature serait s&#251;rement heureux de voir que les fleurs et les arbustes ont envahi sa rue en changeant compl&#232;tement son aspect.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La verdure dans les rues de nos villes est une id&#233;e bien dans l'air du temps. Cette prise en compte des grands changements climatiques passe par une place plus grande que nous devons faire &#224; la nature, m&#234;me dans la rue Conchette, une initiative qu'il faudra renouveler !&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;right&#034;&gt;&lt;strong&gt;Jean-Paul Gouttefangeas&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>LA BARGE Domaine mod&#232;le et &#8216;' Maison des champs &#8216;'</title>
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		<dc:creator>Jean-Paul Gouttefangeas</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Cr&#233;dit photo &lt;a href=&#034;https://commons.wikimedia.org/wiki/File%3ACh&#226;teau_de_La_Barge.jpg?utm_source=chatgpt.com&#034; target=&#034;blank&#034;&gt;&lt;font color=&#034;blue&#034;&gt;Wikimedia&lt;/a&gt;&lt;/font&gt; sous licence CC BY-SA 4.0.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le ch&#226;teau du Domaine de la Barge est situ&#233; &#224; Courpi&#232;re.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://escoutoux.net/-Histoires-d-eux-" rel="directory"&gt;Histoires d'eux..&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://escoutoux.net/local/cache-vignettes/L150xH60/arton9188-69792.jpg?1784747582' width='150' height='60' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; la Barge, on peut parler de ch&#226;teau et de domaine mod&#232;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a fort longtemps, au XIII&#232;me si&#232;cle, ce fief existait d&#233;j&#224; pour savoir que le comte de Forez hommageait au puissant &#233;v&#234;que de Clermont. La famille de la Barge le poss&#233;da plusieurs si&#232;cles durant, jusqu'en 1711, date du mariage de Marie Mich&#232;le de Montgon avec Fran&#231;ois Gaspard de Montmorin. Par mariage &#224; nouveau, sous l'Empire, il entre dans la famille d'Aureille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette derni&#232;re, d&#233;sirant reprendre l'illustre nom des Montmorin de Saint Herem devra cette autorisation au Roi Louis XVIII.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ch&#226;teau, tr&#232;s remani&#233; depuis ses bases m&#233;di&#233;vales, conserve quelques aspects du temps o&#249; l'on pouvait le redouter, tours d'angle, douves en eau et plusieurs bouches &#224; feu. Ce que d'entr&#233;e on voit aujourd'hui, c'est l'image du ch&#226;teau d'agr&#233;ment par excellence. Presque plus rien de d&#233;fensif, pas de cr&#233;neaux, pas de m&#226;chicoulis pas plus que de pont-levis, tous ces vestiges ont disparu gomm&#233;s, semble-t-il d&#232;s l'av&#232;nement du mouvement de la Renaissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un ravissement pour les yeux de voir d'embl&#233;e la colonnade de la fa&#231;ade, surmont&#233;e d'une galerie de pierre, elle-m&#234;me agr&#233;ment&#233;e de balustres, courant &#224; mi-chemin entre le gravillon des all&#233;es de la cour d'honneur et l'ensemble des toitures tr&#232;s pentues enjoliv&#233;es du couronnement des nombreuses tours couvertes en poivri&#232;re. C'est cette galerie qui conduit &#224; la chapelle depuis le ch&#226;teau. &#201;galement b&#226;ti au XVI&#232;me si&#232;cle, le bel &#233;difice religieux et de grande qualit&#233; avec ses vitraux de la m&#234;me &#233;poque, a volont&#233; de chapelle &#8216;'m&#233;moriale''.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s l'entr&#233;e franchie, le visiteur p&#233;n&#232;tre dans le &#8216;' Domaine du ch&#226;teau de la Barge &#8216;', car c'est bien de cela qu'il s'agit aujourd'hui. La notion de domaine rappelle ces lieux de la campagne o&#249; l'on vivait autrefois en autarcie ( hormis l'achat du fer et du sel) lorsque l'on disposait de gens et de grands espaces comme c'est le cas ici. L'ensemble des b&#226;timents agricoles, ferme et autres lieux d'utilit&#233; est inscrit &#224; l'Inventaire Suppl&#233;mentaire, leur visite est un des agr&#233;ments de ce lieu. Apr&#232;s avoir long&#233; le grand canal et ses alignements d'arbres et le &#8216;'jardin des Iles'' qui se transforme en vision japonaise par la volont&#233; des propri&#233;taires actuels, appara&#238;t au couchant l'&#233;tendue des grands jardins classiques am&#233;nag&#233;s dans l'esprit de ceux que cr&#233;a Monsieur de La Quintinie, jardinier du potager de Louis XIV, ponctu&#233;e de pavillons et bassins, t&#233;moins d'une &#233;poque faste o&#249; la nature &#233;tait domestiqu&#233;e selon le go&#251;t des hommes pour le seul plaisir des lieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vent de la tourmente r&#233;volutionnaire souffla aussi &#224; la Barge, outre les splendides grilles d'enceinte (dont on peut encore admirer quelques &#233;l&#233;ments) qui furent d&#233;mont&#233;es et emport&#233;es et les symboles de l'Ancien R&#233;gime grav&#233;s dans la pierre qui furent b&#251;ch&#233;s , les Montmorin pay&#232;rent de leur sang le tribut &#224; l'Histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le visiteur, parcourant l'ensemble du site tr&#232;s fleuri d&#233;couvre la vie d'un grand domaine sans p&#233;n&#233;trer &#224; l'int&#233;rieur du noble b&#226;timent, mais emporte le souvenir satisfaisant d'une visite de charme autour d'une maison des champs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que notre Auvergne est belle !&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;right&#034;&gt;&lt;strong&gt;Jean-Paul Gouttefangeas&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Miettes d'histoires en Thiers</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul Gouttefangeas</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#192; vivre longtemps au m&#234;me endroit, je veux dire dans la m&#234;me r&#233;gion et pour peu que l'on soit un peu &#224; l'&#233;coute des gens, on finit par accumuler un tas de r&#233;cits et d'histoires locales plus ou moins int&#233;ressantes et souvent anecdotiques voire dr&#244;les. En s&#233;lectionnant celles qui font sourire et parfois rire, on peut faire un petit recueil qui aura l'avantage de les conserver, mais surtout de donner la possibilit&#233; de continuer &#224; les raconter et peut &#234;tre de procurer du plaisir &#224; ceux qui viendront apr&#232;s (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://escoutoux.net/local/cache-vignettes/L150xH60/arton6741-33a4f.jpg?1784747582' width='150' height='60' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; vivre longtemps au m&#234;me endroit, je veux dire dans la m&#234;me r&#233;gion et pour peu que l'on soit un peu &#224; l'&#233;coute des gens, on finit par accumuler un tas de r&#233;cits et d'histoires locales plus ou moins int&#233;ressantes et souvent anecdotiques voire dr&#244;les. En s&#233;lectionnant celles qui font sourire et parfois rire, on peut faire un petit recueil qui aura l'avantage de les conserver, mais surtout de donner la possibilit&#233; de continuer &#224; les raconter et peut &#234;tre de procurer du plaisir &#224; ceux qui viendront apr&#232;s nous, mais n'est-ce pas l&#224; le but des &#233;crits ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;O&#249; trouvons-nous ces historiettes, o&#249; les entendons-nous ? Partout me direz-vous. Les t&#233;moins, les &#171; parleurs &#187;, les conteurs sont nombreux, il suffit de les &#233;couter, d'ailleurs tous ceux-l&#224; n'ont pas le privil&#232;ge de &#171; l'invention &#187;, ils se contentent de relater des histoires, m&#234;me si elles sont souvent &#171; v&#233;cues &#187; par un grand nombre d'entre eux et parfois bien malgr&#233; eux. Des situations cocasses, vous le savez, nous arrivent inopin&#233;ment &#224; tout bout de champ. Souvent, lors des rencontres autour d'une table, d'un ap&#233;ritif, d'un d&#238;ner, elles sont relat&#233;es avec bonheur par ceux qui les racontent et, il faut le dire, parfois appr&#233;ci&#233;es par ceux qui les &#233;coutent. Bien s&#251;r, &#171; la blague &#187; qui circule &#224; grande &#233;chelle (surtout avec les moyens actuels de diffusion) peut &#234;tre agr&#233;able, mais je voudrais plut&#244;t vous narrer des histoires de mon entourage, celles qui, justement, ne conna&#238;tront pas la gloire extra r&#233;gionale diffus&#233;e par l'internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'aime &#224; parler des &#171; mots d'enfants &#187;, souvent d'une logique implacable parce que ce sont souvent des &#171; mots parlants &#187;, peut &#234;tre pas savants mais une traduction d'id&#233;e tr&#232;s significative et spontan&#233;e. Je me souviens d'un mot entendu, il y a quelques ann&#233;es, dans notre entourage par Jules, un petit gar&#231;on de six ans, fils de nos amis. Nous &#233;tions alors en vacances dans le Var et souvent, les apr&#232;s-midis nous allions prendre le traditionnel bain de mer &#224; Saint- Rapha&#235;l. Pour une raison que j'ai oubli&#233;e, mon &#233;pouse n'avait pas voulu nous suivre. Le petit, intrigu&#233; par cette d&#233;cision, tournait autour du pot pour en conna&#238;tre la raison. Finalement devant son insistance mon &#233;pouse, pour couper court &#224; ses interrogations, finit par trouver un pr&#233;texte qui lui semblait convaincant, lui disant qu'elle n'avait pas de maillot de bain. C'&#233;tait en effet une raison valable ! Et Jules dans la foul&#233;e de lui r&#233;pondre : &#171; mais tu n'as qu'&#224; te baigner en fesses ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques autres &#171; mots d'enfants &#187;, ceux-l&#224; rapport&#233;s par notre amie Madame de la Roche, ancienne Pr&#233;sidente de la Soci&#233;t&#233; des Etudes Locales, elle les tenait de ses propres parents. Un d&#238;ner devait avoir lieu avec un cercle d'amis dans les ann&#233;es faisant suite &#224; la Grande Guerre. Ce soir-l&#224;, figurait, parmi les invit&#233;s, un ancien soldat amput&#233; d'une jambe et &#233;quip&#233; d'une &#171; jambe de bois &#187;, comme l'on disait &#224; l'&#233;poque. La ma&#238;tresse de maison, organisatrice de la soir&#233;e, avait pris la pr&#233;caution d'instruire son petit gar&#231;on sur ce qu'il allait voir comme une &#171; anomalie &#187; chez cet homme. Elle lui demanda express&#233;ment de ne pas faire cas du fait et de ne parler sous aucun pr&#233;texte de cette jambe si particuli&#232;re. Le moment venu, le repas battait son plein, assis sagement, le petit gar&#231;on n'en demeurait pas moins fort intrigu&#233; par la fameuse jambe. Ob&#233;issant, il ne pouvait d&#233;roger &#224; sa parole donn&#233;e. N&#233;anmoins, en &#171; tirbouchonant &#187; tant et plus sur sa chaise et n'y tenant plus, il finit par demander &#224; sa m&#232;re, comme pour amorcer de mani&#232;re d&#233;tourn&#233;e une explication sur le sujet tabou : &#171; est-ce que je pourrais parler de l'autre jambe ? &#187;. Avouez, que c'est l&#224; faire preuve d'une certaine diplomatie pour ne pas affronter le sujet de face.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours pour rester dans le registre des enfants &#224; table. Il faut se souvenir qu'il n'y a pas si longtemps, les enfants &#233;taient seulement tol&#233;r&#233;s parmi les invit&#233;s et encore, sous certaines conditions. En remontant un peu plus dans le temps, ils devaient manger &#224; part, voire &#224; la cuisine. On trouve encore quelques r&#233;miniscences de cette pratique, de nos jours, lors des grands repas de famille, mariages, cousinades etc. il est fr&#233;quent de placer les enfants autour de tables qui leur sont exclusivement r&#233;serv&#233;es (d'ailleurs, entre nous soit dit, tout le monde s'y retrouve). J'ai m&#234;me lu quelque part qu'au Moyen-&#194;ge, dans notre pays, il &#233;tait assez fr&#233;quent d'installer les enfants, pour les faire manger, pr&#232;s des chiens ! Pas si b&#234;te finalement, ce qui d&#233;bordait des assiettes &#233;tait r&#233;cup&#233;r&#233; par les chiens, qui nettoyaient parfaitement le sol et les enfants &#233;taient sous leur protection ! Nous n'irons peut-&#234;tre pas jusque-l&#224; aujourd'hui !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre fois donc, la maman d'un petit gar&#231;on, qui pr&#233;voyait un repas chez elle avait, l&#224; encore, sermonn&#233; le petit, lui demandant explicitement de ne pas parler &#224; table, de ne jamais prendre la parole (les temps ont bien chang&#233; !) et surtout de ne rien r&#233;clamer, quoi qu'il arrive. Le repas s'&#233;tait bien d&#233;roul&#233;, on n'avait pas entendu l'enfant qui &#233;tait rest&#233; sage comme une image. Arrive le moment du dessert, que l'on sert &#224; l'assiette, &#224; table. Malencontreusement, on oublie de servir le petit. En effet, rien ne vient dans son assiette. Prisonnier par la recommandation de sa m&#232;re il sent la situation grave voire d&#233;sesp&#233;r&#233;e. C'est alors que dans une r&#233;action de g&#233;nie et sans rien demander, il saisit son assiette des deux mains et crie &#224; la cantonade : &#171; si quelqu'un a besoin d'une assiette, j'en ai une propre ! &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; fabrication &#187; des enfants leur est de nos jours tr&#232;s t&#244;t expliqu&#233;e, les cigognes et les choux, dans ce domaine, sont rel&#233;gu&#233;s depuis longtemps au rayon des antiquit&#233;s anecdotiques. &#192; Thiers toujours, il y a quelques ann&#233;es, une fillette en bas &#226;ge, tr&#232;s intrigu&#233;e par le ventre de sa maman dont la grossesse &#233;tait tr&#232;s avanc&#233;e, la questionnait journellement sur l'arriv&#233;e du petit fr&#232;re ou de la petite soeur. Est-ce que le b&#233;b&#233; va sortir par les yeux ? Non bien s&#251;r &#8211; par le nez ? Non pas par le nez, - par la bouche ? Non, c'est tr&#232;s bien &#233;tudi&#233;, les enfants naissent par une voie naturelle depuis toujours ! La petite, perplexe r&#233;fl&#233;chit et dit : &#171; ne me dis pas qu'il va sortir par le derri&#232;re parce que &#231;a, &#231;a me ferait regret ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une petite historiette familiale maintenant, (m&#234;me si &#231;a n'est pas un mot) mon &#233;pouse peut dire aujourd'hui qu'elle a &#233;t&#233; prise dans les bras d'un officier Allemand. C'&#233;tait en 1944, elle &#233;tait assise au milieu de la rue dans son petit fauteuil en rotin, devant le caf&#233; du th&#233;&#226;tre (place des martyrs) que tenaient ses grands-parents, au moment du passage d'une colonne de soldats. L'officier, stoppant la marche des militaires, d&#233;licatement prit le fauteuil et l'enfant et les d&#233;posa sur le trottoir. C'est dans ce m&#234;me caf&#233; et &#224; la m&#234;me &#233;poque qu'un soldat allemand ayant sans doute forc&#233; sur la bouteille s'endormit, les coudes sur la table. Se r&#233;veillant en sursaut, il se vit dans le miroir du mur situ&#233; en face de lui, ne se reconnaissant pas (c'est dire son &#233;tat !), il d&#233;gaina son arme de poing et tira dans le miroir ! Le trou de balle, t&#233;moin ind&#233;niable de l'Occupation existe toujours !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le jardin aussi, j'ai des souvenirs : lors d'une visite des enfants de l'&#233;cole du Fau, je faisais le guide, passant d'un jardin &#224; l'autre en essayant d'&#234;tre le plus p&#233;dagogue possible. Arriv&#233; sous un gros noyer, je demande : &#171; quels fruits donne le noyer ? &#187; un petit gar&#231;on le doigt lev&#233;, demande la permission de parler, elle lui est accord&#233;e et lui de r&#233;pondre : &#171; les noyaux ! &#187;. Une autre fois, la table &#233;tait dress&#233;e au bord de la piscine, l'invit&#233; venait de Beyrouth (ce n'&#233;tait pas un enfant) accompagn&#233; d'une paire de jolis chiens, (entre bichon javanais et shih tzu !), parlant tr&#232;s bien notre langue (le monsieur), avec tout de m&#234;me quelques failles par-ci par-l&#224;. Il r&#233;sidait, durant son s&#233;jour, au deuxi&#232;me &#233;tage de la maison, avec ses chiens. Apr&#232;s s'&#234;tre chang&#233;, il redescendit &#224; l'heure du d&#238;ner, sans les chiens. Mon &#233;pouse, surprise de ne pas les voir, de lui demander innocemment : &#171; vous les avez remont&#233;s ? Et lui de r&#233;pondre : &#171; mais si vous voulez je peux les d&#233;monter ! &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous l'avez compris, toutes ces miettes d'histoire n'ont qu'un but, celui de vous distraire, j'esp&#232;re voir r&#233;ussi cette entreprise, somme toute pas si difficile !&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;right&#034;&gt;&lt;strong&gt;Jean Paul Gouttefangeas&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Aubusson comme une kermesse Flamande</title>
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		<dc:creator>Jean-Paul Gouttefangeas</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Illustration : Pieter BRUEGEL le Jeune - La Kermesse villageoise avec un th&#233;&#226;tre et une procession. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;Le th&#232;me du tableau de la kermesse est d&#251; au peintre Pieter Balten (Anvers 1527-1584), une des nombreuses versions a &#233;t&#233; reprise plus tard par Breughel le Jeune.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;Source &lt;a href=&#034;https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Pieter_BRUEGEL_le_Jeune_-_La_Kermesse_villageoise_avec_un_th&#233;&#226;tre_et_une_procession,_842.3.4.jpg?utm_source=chatgpt.com&#034; target=&#034;blank&#034;&gt;&lt;font color=&#034;blue&#034;&gt;Wikimedia&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est bien au lac d'Aubusson en Auvergne que nous avions &#233;t&#233; convi&#233;s, un apr&#232;s-midi de mai par notre association et non dans une plaine des Pays-Bas. Moment convivial s'il en fut, je devrais m&#234;me dire extraordinaire dans un lieu de d&#233;tente et de beaut&#233; bucolique et si s&#233;duisant. On comprend mieux sur place qu'il soit question de catiche (terrier de loutre) tant on s'y sent bien, prot&#233;g&#233; comme dans un terrier des agressions ext&#233;rieures des cit&#233;s, l&#224;, l'&#233;cho des villes semble broy&#233;, si loin des soucis et des affaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alentour, rien de commercial, ce ne sont que sc&#232;nes de genres fourmillantes comme on les conna&#238;t par les tableaux Flamands des peintres du 17&#232;me : on&lt;br class='autobr' /&gt;
joue, on mange, on se baigne, on festoie et surtout on s'amuse. Partout des rassemblements autour de tables de fortune, garnies de plats, de saladiers garnis et d'assiettes. On sent d'embl&#233;e un grand nombre de communaut&#233;s rassembl&#233;es pour une journ&#233;e de jeux et de f&#234;tes, pr&#233;texte &#224; des r&#233;jouissances multiples, une vraie f&#234;te populaire qui entra&#238;ne au bonheur, une kermesse donc, un temps de r&#233;jouissances collectives qui participent &#224; r&#233;duire l'anxi&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ressent bien dans ces moments l'importance du repas pris en commun quand il s'agit de f&#234;ter quelqu'un ou quelque chose, bien que ce soit limit&#233; dans le temps, tout au plus une journ&#233;e, pour s'amuser et profiter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque groupe poss&#232;de un brasero ou un grill ou tout autre moyen pour faire cuire plus ou moins vite sa viande. Toutes ces installations g&#233;n&#232;rent beaucoup de fum&#233;e que l'air transporte alentour, ainsi il r&#232;gne, venue de ces cuisines improvis&#233;es, une odeur de viande grill&#233;e tr&#232;s m&#234;l&#233;e qui est loin d'&#234;tre d&#233;sagr&#233;able.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce jour o&#249; nous profitions de cet apr&#232;s-midi dans ce lieu enchanteur se trouvait &#234;tre le jour de la F&#234;te des M&#232;res, peut-&#234;tre est-ce &#224; cela que nous devions la pr&#233;sence de nombreux enfants et de leur famille. Toujours est-il que la joie &#8216;'s'entendait'' partout. Ce que l'on vendait ici &#224; grands cris c'est la vie ! petits et grands se d&#233;fiaient au speedball et autres jeux dans des activit&#233;s ludiques. Sur le pr&#233; tr&#232;s plat, le jeu de ballon &#233;tait roi, tous s'en donnaient &#224; c&#339;ur-joie dans les cris et les exclamations. &#192; l'ombre des arbres, sous les fr&#234;nes et les vergnes, le farniente &#233;tait &#224; l'honneur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le petit ruisseau (le Couzon) o&#249; nous avions &#233;tabli notre point de chute, des enfants se baignaient en poussant de petits cris de surprise &#224; cause de la fra&#238;cheur de l'eau et du plaisir. Ces enfants qui, parfois, en d'autres lieux, criaillent, semblaient ici murmurer en concassant les bruits m&#233;chants. C'&#233;tait dr&#244;le de les voir marcher les bras &#233;cart&#233;s servant de balancier, dans leur progression sur les rochers glissants. Une photographe s&#251;rement s&#233;duite parc cette sc&#232;ne charmante prenait des clich&#233;s. Il faut dire que l'endroit se pr&#234;tait &#224; une certaine admiration, le ruisseau d&#233;valant assez lentement le cours tortueux &#224; souhait, les rochers &#233;pars, petits et gros, le tout dans le gazouillis de l'eau.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#199;&#224; et l&#224; quelques petits ponts de fortune faits de souches et de petits arbres couch&#233;s en travers, plus loin un petit pont de bois japonisant. L&#224;-bas un p&#234;cheur &#224; la ligne, quelle dr&#244;le d'id&#233;e ! &#224; moins que, dans ce petit paradis, les poissons soient sourds et insensibles au brouhaha ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur l'autre rive, &#224; quelques m&#232;tres de l&#224;, deux ou trois tentes plant&#233;es pour une nuit (ou plusieurs) &#224; bonne distance l'une de l'autre et devant, quelques rares habitants, l'un couch&#233; dans l'herbe lisant, un autre &#233;crivant sur une table dite de camping et un troisi&#232;me ne faisant rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut, je crois, parler de joyeuset&#233;, de d&#233;tente et d'enthousiasme communicatif en libert&#233; : libert&#233; de ne rien faire si ce n'est des choses plaisantes et sans contraintes. Humer cette atmosph&#232;re de l'&#233;t&#233; tout proche, sublim&#233;e par cette nature si douce et si accueillante procure de la joie. La kermesse qui se d&#233;roule &#224; la frange entre moments que l'on pourrait qualifier de mystiques et la&#239;cs est un moment unique. En Flandre, l'origine du mot kermesse veut dire &#8216;'messe d'&#233;glise'', quoi qu'il en soit la magie du plein air op&#232;re et elle est propice aux r&#233;jouissances, au partage et &#224; la convivialit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne le dira jamais assez, la kermesse est une rencontre, elle est aim&#233;e par les enfants et les adultes, tous &#233;taient satisfaits parce que tous aiment la kermesse !&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;right&#034;&gt;&lt;strong&gt;Jean-Paul Gouttefangeas&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;span class='spip_document_12811 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;img src='https://escoutoux.net/local/cache-vignettes/L500xH260/tableau-kermesse-20d3f.jpg?1784747583' width='500' height='260' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Accueil au jardin</title>
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		<dc:creator>Jean-Paul Gouttefangeas</dc:creator>



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&lt;p&gt;Si j'avais &#233;t&#233; jardinier, je vous aurais parl&#233; de la mani&#232;re de cultiver les plantes mais je ne suis qu'un amateur de jardin ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Si j'avais &#233;t&#233; peintre, je vous aurais parl&#233; des nuances et des couleurs du jardin, j'aurais m&#234;me peut-&#234;tre pu vous faire des aquarelles mais je suis daltonien ! De plus, le temps de la premi&#232;re exub&#233;rance des floraisons touche d&#233;j&#224; &#224; sa fin, comme vous, j'esp&#232;re maintenant les exc&#232;s, que dis-je les exub&#233;rances des fragrances du plein &#233;t&#233;, tout en sachant que l'esp&#233;rance, si pr&#233;cieuse (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://escoutoux.net/local/cache-vignettes/L150xH60/arton8493-0e321.jpg?1784961933' width='150' height='60' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si j'avais &#233;t&#233; jardinier, je vous aurais parl&#233; de la mani&#232;re de cultiver les plantes mais je ne suis qu'un amateur de jardin !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si j'avais &#233;t&#233; peintre, je vous aurais parl&#233; des nuances et des couleurs du jardin, j'aurais m&#234;me peut-&#234;tre pu vous faire des aquarelles mais je suis daltonien ! De plus, le temps de la premi&#232;re exub&#233;rance des floraisons touche d&#233;j&#224; &#224; sa fin, comme vous, j'esp&#232;re maintenant les exc&#232;s, que dis-je les exub&#233;rances des fragrances du plein &#233;t&#233;, tout en sachant que l'esp&#233;rance, si pr&#233;cieuse soit-elle n'est souvent qu'un charlatan qui nous trompe souvent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors par quelques mots, je vais essayer de vous accueillir en vous faisant part de ma conception ou plut&#244;t de ma perception des jardins car je suis de ceux qui croient que ces enclos sont des sanctuaires isol&#233;s et pr&#233;serv&#233;s d'un monde ext&#233;rieur o&#249; s&#233;vissent trop souvent le bruit et la fureur. C'est dans ces lieux paisibles qu'il nous est permis de cultiver quelque chose d'irrempla&#231;able : le beau ! Un concept mis en valeur par l'harmonie que nous savons y cr&#233;er.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le style du jardin n'a pas d'importance, il est le reflet de nos envies et de nos go&#251;ts. Quelques fleurs devant la porte, un jardin de cur&#233;, une grandiose perspective, un fouillis de jardin &#224; l'anglaise en passant par les ambiances japonaises ou la plus classique des compositions, tous sont l&#224; pour donner du bonheur et de la paix pour l'esprit. Ces jardins, par l'int&#233;r&#234;t, voire l'amour que nous leur portons, deviennent la r&#233;alit&#233; d'un monde &#224; la fois naturel et domestiqu&#233; selon que nous les organisons et disposons &#224; notre gr&#233;, pour notre bien-&#234;tre et le plaisir des sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je crois que le jardin nous m&#232;ne par une sorte de r&#234;verie b&#233;n&#233;fique, par une promenade dans un ailleurs quasi sacr&#233;, propre &#224; nous faire oublier un moment la duret&#233; du temps. Esp&#233;rons continuer longtemps &#224; succomber au sortil&#232;ge b&#233;n&#233;fique des jardins en allant aux rencontres privil&#233;gi&#233;es qui existent entre les amateurs de jardins et les am&#233;nagements botaniques inattendus que nous pouvons y trouver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aimer manier, cultiver et choyer les plantes est pour les passionn&#233;s jardiniers une source permanente d'inspiration capable de mener &#224; l'harmonie de l'&#234;tre car ils agissent en magiciens de la nature capables de trouver dans la p&#233;nibilit&#233; de leur entretien un plaisir suppl&#233;mentaire. Qui n'a pas &#233;prouv&#233; &#224; la fin d'une journ&#233;e pass&#233;e &#224; biner, &#224; planter, &#224; sarcler, &#224; semer et enfin arroser les derni&#232;res plantations, ce plaisir unique de s'asseoir en contemplant l'&#339;uvre accomplie ? Et d&#233;j&#224; attendre &#8216;'ce qui va venir'' car c'est l&#224; aussi un des plaisirs du jardinier.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les jardins savent parfois &#234;tre d'essence spirituelle impr&#233;gn&#233;s de senteurs et de silence qui ne sont pas sans rappeler la resplendissante image du Premier Jardin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plantant notre jardin, nous &#233;crivons aussi notre ligne de vie, le soir et le matin, en le parcourant , nous faisons le plein de bien-vivre et quand l'adversit&#233; de la vie nous accable, nous pouvons y trouver un r&#233;confort, parce que, comme le disait Alexandre Vialatte : &#8216;'Tout commence dans un jardin''.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, les jardins peuvent-ils nous rendre heureux ? Oui si l'on en cro&#238;t le roi Louis le Grand qui en son temps, se promenant parmi les massifs de fleurs de Versailles en compagnie de son jardinier, eux deux, amoureux des fleurs et de leur mise en sc&#232;ne qui cr&#233;&#232;rent les plus belles r&#233;alisations dans ce domaine, au point d'impressionner m&#234;me l'Empereur de Chine, lui disait : &#171; Ah Le N&#244;tre vous &#234;tes un homme heureux'' !&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;right&#034;&gt;&lt;strong&gt;Jean-Paul Gouttefangeas&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>L'enchantement de mai</title>
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		<dc:creator>Jean-Paul Gouttefangeas</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Cr&#233;dit photo Jean-Luc Gironde&lt;/p&gt;

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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Que ce soit dans son jardin ou en mettant le nez hors de chez soi, la beaut&#233; du mois de mai enchante le regard, comble les narines par ses fragrances, la nature offre ce qu'elle a de plus beau dans son &#233;panouissement naturel et enchanteur. Tout semble s'assembler pour une r&#233;ussite de couleurs et de senteurs. &#192; pied ou en voiture, le regard n'a de cesse d'&#234;tre appel&#233; par tout ce qui est fleuri le long des routes et des chemins, comme si tout s'endimanchait. C'est justement la p&#233;riode o&#249; l'on rep&#232;re le plus les vari&#233;t&#233;s d'esp&#232;ces gr&#226;ce aux fleurs des plantes et des arbres. Pass&#233;es les floraisons, le vert dominant tout, l'uniformit&#233; s'imposera, cachant plus ou moins &#224; nos yeux la diff&#233;rence des esp&#232;ces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vouloir tout d&#233;crire semble impossible. Dans ce feu d'artifice, les jardins ouvrent le bal. Les flammes incandescentes des tulipes rouges grimpent vers le ciel. Le discret muguet qui ne l'est pourtant nullement de par les senteurs qu'il d&#233;gage c&#244;toie les opulentes pivoines, qu'elles soient arbustives ou pas, quant aux primev&#232;res, elles ne sont pas en reste pour m&#233;langer le tout de leurs tendres couleurs. Dans les campagnes, c'est aussi la f&#234;te, des taches de couleur partout, c'est comme une ode &#224; la nature qui se r&#233;v&#232;le, j'ai failli &#233;crire qui se fait entendre ! Mais le printemps ne se remplit-il pas d'odeurs et de sons comme une preuve &#233;ternelle de volupt&#233; ? Le vent lui-m&#234;me participe, amenant l'odeur des lilas et des cytises qui, depuis toujours, embaument nos jours. C'est aussi la saison des nids et des oiseaux qui, des arbres, nous font entendre des chants, le rossignol inspire les po&#232;tes, le coucou dit bonjour, le soleil sourit si bien qu'on le dirait parfum&#233;. Ce mois de mai est gracieux comme un cygne, aucun doute, l'&#233;t&#233; d&#233;j&#224; frappe &#224; la porte. Tout semble rajeuni, les jours eux-m&#234;mes, encore parfois lav&#233;s par les pluies, vivent plus longtemps. C'est certain, le printemps est un tumulte, finies les rousseurs de l'automne et les rigueurs de l'hiver, c'est le temps du printemps renaissant, il jette des fleurs le long des routes par&#233;es des crachats jaunes des pissenlits. La nature nous appelle, plus, elle nous r&#233;clame par des sentiers qui appellent notre reconnaissance et demandent notre attention et surtout notre protection. C'est un comportement d'&#233;quit&#233; de notre part, &#233;clos d'un d&#233;sir de pr&#233;server le beau. Quand les frimas sont partis c'est notre &#226;me qui rajeunit. Nous cueillerons des fleurs, nous ferons des bouquets, des couronnes et des diad&#232;mes, nous chercherons des rimes pour faire des chansons d'amour car bient&#244;t les femmes iront bras nus ! Peu importent les derni&#232;res averses et la date des grincheux saints de glace, sous peu, sans peur nous danserons sous la pluie, prot&#233;g&#233;s par le grand chapeau de feuilles des arbres. Pass&#233;e la nuit de l'hiver et du sommeil, les aub&#233;pines poudr&#233;es annoncent pour bient&#244;t la blancheur des marguerites qui restent par leur simplicit&#233; des visions consolantes qui brillent sans jamais se lasser en refrains nouveaux ! Oui, un vent de renouveau souffle &#8216;'par les champs o&#249; la s&#232;ve immense se pavane'' (S. Mallarm&#233;). Les saules se remettent &#224; pleurer, c'est bon signe, ils font aussi partie de cette nature si diversifi&#233;e alors que, trop vite, les fleurs des irrempla&#231;ables cerisiers jonchent l'herbe qui pousse et ondule sans fin, enfin !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mai enchanteur, tu fleuris le temps parce que tu sais souffler sur l'hiver, nous t'attendions comme si nous &#233;tions press&#233;s de vivre, tu es per&#231;u comme un signe de jeunesse, tu es un mois ami et tu es surtout un ami &#224; moi.&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;right&#034;&gt;&lt;strong&gt;Jean-Paul Gouttefangeas&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Mais mai met les plus beaux mets</title>
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		<dc:creator>Jean-Paul Gouttefangeas</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le Monde est triste mais mai met les &#8216;'mets'' les plus beaux au jardin, ce sont de v&#233;ritables entremets : des fleurs, des couleurs qui, &#224; d&#233;faut d'enchanter le palais, ont les plus beaux effets sur ce que nous en voyons et comblent d&#233;j&#224; les naseaux. Il faut dire qu'en ce printemps les premi&#232;res verdures nous semblent &#234;tre toutes neuves ! La temp&#233;rature elle-m&#234;me, mis &#224; part quelques soubresauts du bonhomme hiver, s&#251;rement jaloux de l'int&#233;r&#234;t que nous portons au renouveau. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le printemps, c'est une p&#233;riode (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Monde est triste mais mai met les &#8216;'mets'' les plus beaux au jardin, ce sont de v&#233;ritables entremets : des fleurs, des couleurs qui, &#224; d&#233;faut d'enchanter le palais, ont les plus beaux effets sur ce que nous en voyons et comblent d&#233;j&#224; les naseaux. Il faut dire qu'en ce printemps les premi&#232;res verdures nous semblent &#234;tre toutes neuves ! La temp&#233;rature elle-m&#234;me, mis &#224; part quelques soubresauts du bonhomme hiver, s&#251;rement jaloux de l'int&#233;r&#234;t que nous portons au renouveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le printemps, c'est une p&#233;riode lav&#233;e par un nouveau soleil qui fait entrer de la joie dans nos c&#339;urs m&#234;me si la vie n'est pas que roses comme on l'esp&#232;re souvent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette renaissance nous comble, les beaux &#8216;'ciels'' reviennent, la bise au levant s'adoucira avec les premiers parfums de l'&#233;t&#233; qui embaumeront bient&#244;t. On entend les bruits de la terre qui se r&#233;veille doucement m&#234;me si Ste Lucie a fait seulement cro&#238;tre les jours d'un saut de puce ! Ce sont de beaux jours qui sortiront de la nuit comme une victoire. Beaucoup de choses sont appel&#233;es &#224; rena&#238;tre. Peut-&#234;tre profiterons-nous de cette saison douce pour nous ouvrir un chemin nouveau en aspirant les senteurs des fleurs dans ce temps bellement renouvel&#233;. Il n'y a pas que les r&#234;ves qui paraissent beaux ! Il nous faut viser le meilleur, pas l'impossible, c'est cela vivre ! Cet enchantement de la nature commenc&#233; il y a si longtemps dans la marche du Monde et dans l'ordre des choses devrait durer toujours. Le printemps c'est peut-&#234;tre un moment d'&#233;ternit&#233;, comme observer une &#339;uvre d'art ou &#233;couter de la musique. Ecoutez donc la musique du printemps, soyez des &#8216;'lecteurs auditeurs'' ! Ah, quelle douceur que s'enivrer longuement de la senteur des lilas, des jacinthes sauvages dans ce r&#233;veil qui nous comble. Que dire de toutes ces plantes qui semblent piaffer comme des chevaux de trompettes : s&#232;ve ou sang, partout la vie : le poulain qui vient de na&#238;tre ou un plant de tomate.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous commen&#231;ons &#224; gratter la terre, quand on met la main &#224; la p&#226;te il en reste toujours quelque chose sur les doigts ! Il est fini le temps o&#249; nous regardions le jardin &#224; travers les rideaux. Nous b&#234;chons, nous semons et nous plantons. Le plaisir du jardinier est dans ce qui &#8216;'va venir''. Nous participons &#224; grandir la nature quand nous sommes courb&#233;s vers la terre pour tenter de nous joindre &#224; la beaut&#233; qui na&#238;t d'elle et que le soleil darde notre dos de ses rayons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les averses aussi sont b&#233;n&#233;fiques, elles sont indispensables pour enrichir la terre, pour accentuer la &#8216;'reprise'' des plants, l'eau s'infiltre doucement, elle voyage, contrairement &#224; celle qui dort (qui est la pire). Une nature douce nous aide &#224; vivre, m&#234;me quand le temps est gris. Le bonheur n'est pas toujours dans un ciel &#233;ternellement bleu mais souvent dans les choses les plus simples de la vie. Puisons dans la nature (sans l'&#233;puiser) !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour revenir au printemps, tous ceux qui r&#233;coltent quelque chose sont tranquilles, &#224; l'automne dernier ils ont engrang&#233; le bl&#233;, les vendanges sont faites, mais ce nouveau printemps tiendra-t-il ses promesses ? Nous faisons encore grandement confiance au branle des saisons, tout repartira. Pour preuve, les arbres qui perdent toutes leurs feuilles chaque automne et qui restent debout en attendant des jours meilleurs. Le printemps ne saurait nous mentir, les mensonges donnent des fleurs mais jamais de fruits, m&#234;me certains vieillards reverdissent au printemps ! vivons au mieux chaque jour qui passe en attendant la suite dans un jardin qui nourrit les espoirs, sachant que &#8216;'c'est &#224; la fin de la foire que l'on compte les bouses !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mai annonce l'&#233;t&#233;, ne tournons pas le dos au soleil, nous ne verrions que notre ombre, disons-le &#224; tous, &#224; ceux qui marchent parfois dans la tristesse, car nous savons que m&#234;me les lilas les plus blancs ont une ombre ! Frottons dans nos mains des feuilles de verveine, c'est la plante de l'amiti&#233;, avant de serrer les mains de ceux qui nous entourent, c'est un signe d'entente cordiale et Dieu sait que nous avons besoin de cette entente en cette &#233;poque incertaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est sans jeter des fleurs sur le sentier des convenances, chers lecteurs, que je vous souhaite les plus beaux mets du joli mois de mai.&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;right&#034;&gt;&lt;strong&gt;Jean-Paul Gouttefangeas&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>O&#249; trouvons-nous le bonheur ?</title>
		<link>https://escoutoux.net/Ou-trouvons-nous-le-bonheur</link>
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		<dc:creator>Jean-Paul Gouttefangeas</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ses sources sont multiples entre les grands bonheurs, les petits bonheurs, les vrais bonheurs (mais au fait, y a-t-il des faux ?) En g&#233;n&#233;ral nous le prenons l&#224; o&#249; nous le trouvons. Les sources effectivement sont nombreuses et vari&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est toujours &#233;tonnant de voir des gens heureux dans des conditions o&#249; des situations qui, de prime abord, ne devraient pas les porter au bonheur. Ce sentiment de bonheur je devrais dire cet &#233;tat est synonyme de satisfaction, de joie, de bien-&#234;tre. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; voir des gens (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ses sources sont multiples entre les grands bonheurs, les petits bonheurs, les vrais bonheurs (mais au fait, y a-t-il des faux ?) En g&#233;n&#233;ral nous le prenons l&#224; o&#249; nous le trouvons. Les sources effectivement sont nombreuses et vari&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est toujours &#233;tonnant de voir des gens heureux dans des conditions o&#249; des situations qui, de prime abord, ne devraient pas les porter au bonheur. Ce sentiment de bonheur je devrais dire cet &#233;tat est synonyme de satisfaction, de joie, de bien-&#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; voir des gens vivant dans des conditions parfois pr&#233;caires ou lire des r&#233;cits les concernant, on est &#233;tonn&#233; de constater que la source de leur bonheur &#233;chappe &#224; ceux qui sont un peu mieux lotis mat&#233;riellement. Y aurait-il une mise en condition (par la force des choses) qui permet de d&#233;passer (au moins un moment) le stade de la contrari&#233;t&#233; et de l'adversit&#233;, voire de la souffrance et d'atteindre un niveau de pl&#233;nitude qui aide &#224; vivre, qui en fait au moins surmonter la difficult&#233; pour un temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les b&#233;n&#233;voles exemplaires qui font des maraudes de nuit dans les rues des villes ont constat&#233; cela. Le pauvre h&#232;re couch&#233; par terre enseveli dans des sacs dits de couchage sur un matelas de cartons, r&#233;chauff&#233; par son chien, ne veut souvent pas &#233;couter la possibilit&#233; qui lui est offerte de dormir dans un refuge. Non, dit-il, je suis bien l&#224; et puis dans les refuges on ne prend pas les animaux, je ne veux pas le laisser, je suis heureux avec mon chien, je n'ai&lt;br class='autobr' /&gt;
pas besoin de &#231;a !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est des r&#233;gions, des contr&#233;es de par le monde o&#249; les temp&#233;ratures sont excessives, difficiles &#224; supporter, que ce soit dans le chaud ou dans le froid. Des populations autochtones y vivent souvent dans l'indigence, se contentant de peu, habitu&#233;es certes et trouvant un bonheur permanent, disant : c'est mon pays, je suis heureux ici, je veux y rester.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce constat, on peut le faire partout, au Tibet dans les vall&#233;es et sur les pentes des plus hautes montagnes, on y boit du th&#233;, du lait de yack, on y mange du riz, de l'orge grill&#233;, le tout dans des conditions difficiles et pourtant souvent, m&#234;me les plus jeunes se disent heureux et ne veulent pas partir. On peut aussi prendre des exemples dans d'autres r&#233;gions du monde. Les d&#233;serts, souvent inhospitaliers, sont en partie habit&#233;s par des populations nomades ou s&#233;dentaires qui subissent des conditions de climat difficiles, trouvant malgr&#233; tout un bonheur &#224; vivre parce qu'adapt&#233;es au lieu, en se satisfaisant de ce qu'elles ont. Je parle par comparaison entre ce que je connais et ce que je ne connais pas et je me trompe s&#251;rement, mon jugement est fauss&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pays de tr&#232;s grand froid ont aussi leur lot de gens heureux (et c'est heureux) pour nous, habitants de r&#233;gions temp&#233;r&#233;es, la vie nous para&#238;t plus facile, cette condition est aussi un acc&#232;s suppl&#233;mentaire au bonheur. Des pays d'Afrique, de Madagascar et autres dans toutes les r&#233;gions du monde sont habit&#233;s par des populations parfois d&#233;munies, pourtant elles connaissent ce qu'est le bonheur ou tout au moins un &#233;tat qui le leur fait conna&#238;tre. C'est certain, le confort mat&#233;riel ne d&#233;tient s&#251;rement pas obligatoirement les clefs du bonheur. Loin s'en faut. Le bonheur r&#233;side aussi ailleurs. De prime abord, on pourrait penser que le fait d'&#234;tre jeune, beau et riche contient toujours les &#233;l&#233;ments de base du bonheur : il n'en est rien ! Aucune certitude. Ressentir du bonheur reste un &#233;tat momentan&#233;, transitoire, un &#233;tat &#233;motionnel durant un moment et un temps pr&#233;cis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quotidiennement dans les moments ordinaires de notre vie, le bonheur peut se manifester, parfois dans la plus grande simplicit&#233;, comme d'ailleurs dans des moments que l'on juge extraordinaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce bonheur tant d&#233;sir&#233; (car il aide &#224; vivre) il r&#233;side souvent en nous, dans notre plaisir de vivre et d'exister, nous y contribuons grandement par nous-m&#234;mes en accentuant, en d&#233;veloppant une forme d'intelligence &#233;motionnelle. Trouver du bonheur dans ce que nous faisons, souvent sans nous en rendre compte, machinalement, est un but, le cri de notre gaiet&#233; nous aide &#224; ne plus entendre les autres cris ! Ce qui s'installe parfois en nous et nous fait du bien, ce sentiment doux, c'est du bonheur, m&#234;me si nous n'en sommes pas conscients, nous sommes heureux ! C'est simple !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, apr&#232;s ce qui est le contraire du bonheur, c'est-&#224;-dire le malheur, combien la reconqu&#234;te de la joie peut &#234;tre difficile. L'absence des &#234;tres chers, la perte du temps de la vie &#224; deux, la solitude, le chagrin, toute cette adversit&#233; peut faire douter du bonheur que l'on peut croire perdu &#224; jamais. Croyons le po&#232;te : &#8216;'le bonheur en partant m'a dit qu'il reviendrait &#8216;' (jacques Pr&#233;vert 1900-1977).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; nous (parfois aid&#233;s par les autres) d'occuper cet espace : le temps libre (comme ce terme est douloureux en certaines circonstances !) pour des activit&#233;s qui peuvent apporter du bon : d&#233;velopper les relations sociales, les activit&#233;s, tout ce qu'il y a de positif, la bienveillance, la compassion, la connexion &#224; la spiritualit&#233;. Le bonheur est &#224; conqu&#233;rir et il &#233;veille nos sentiments.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; n'en point douter, il nous faut nous rapprocher de tout ce qui peut favoriser notre bien-&#234;tre physique et &#233;motionnel et ce, dans notre vie de tous les jours. Ce peut &#234;tre bien dormir, manger sainement, appr&#233;hender avec conscience les &#233;v&#233;nements et &#8216;'rites'' qui remplissent nos journ&#233;es. &#8216;'je passais, tu venais me ravir mais, stupide, j'allais chercher au loin des plaisirs tapageurs'' ( Alphonse Beauregard 1881-1924).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque, sous la douche, on a ferm&#233; le robinet m&#233;langeur et saisi la serviette, avez-vous ressenti, lorsque les cheveux ont &#233;t&#233; vivement frott&#233;s puis le visage et que vous posez sur vos &#233;paules la serviette bien &#233;tal&#233;e qui enveloppe les omoplates et le tour du cou d'une douceur chaude et douce, avez-vous ressenti ce plaisir fugace, ce bonheur, cette sensation d'&#234;tre bien ? Ces petits riens nous en ressentons tous, allez savoir pourquoi : &#8216;'le bonheur ce n'est point savoir, on ne sait rien'' (Albert M&#233;rat, 1840-1909).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je sais, j'entends d&#233;j&#224; les protestations des &#8216;'bonnets de nuit'' me disant que le plaisir n'est pas le bonheur ! je le sais mais, que diable, &#224; chacun de nous de le faire &#8216;&#8216;d&#233;marrer &#8216;' pour le prendre o&#249; l'on peut le d&#233;nicher ! Il est parfois rare, il faut savoir en profiter et il commence par le plaisir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous souhaite d'&#234;tre fou de bonheur, c'est peut &#234;tre une forme de sagesse.&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;right&#034;&gt;Jean-Paul Gouttefangeas&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Une carpe et un lapin : quelle histoire !</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul Gouttefangeas</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;L'expression &#171; &lt;a href=&#034;https://www.laculturegenerale.com/mariage-carpe-lapin-signification-origine-definition/&#034; target=&#034;blank&#034;&gt;&lt;font color=&#034;blue&#034;&gt;le mariage de la carpe et du lapin&lt;/a&gt;&lt;/font&gt; &#187; signifie : une alliance impossible, un mariage mal assorti, une union, &#233;ventuellement rat&#233;e, de contraires.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://escoutoux.net/-Histoires-d-eux-" rel="directory"&gt;Histoires d'eux..&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://escoutoux.net/local/cache-vignettes/L150xH60/arton6527-0831e.jpg?1784961152' width='150' height='60' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Poilu enti&#232;rement, bien fourni en oreilles, sauteur &#224; ses heures, tel se pr&#233;sentait le garenne, au d&#233;bouch&#233; de son terrier. D'un naturel plut&#244;t jovial, couch&#233; de bonne heure le matin, apr&#232;s avoir fr&#233;quent&#233; une bonne partie de la nuit les terrains labour&#233;s, les &#233;teules, les chaumes herbeux et autres taillis protecteurs. Ce lapin que j'appellerai Jeannot pour faire simple aurait pu vivre sa vie de lagomorphe, (c'est son nom savant) sans histoire particuli&#232;re. Pourtant, ce ne fut pas le cas. Voici son histoire peu commune qui se passa &#224; proximit&#233; du &lt;a href=&#034;https://escoutoux.net/Chateau-de-la-Chassaigne?var_mode=calcul&#034; target=&#034;blank&#034;&gt;&lt;font color=&#034;blue&#034;&gt;&lt;strong&gt;Ch&#226;teau de la Chassaigne&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;, &#224; Thiers (que je connais bien) : une nuit de lune claire, il p&#233;n&#233;tra &#8216;'&#224; pas de loup'' dans le parc, afin d'aller boire dans la longue pi&#232;ce d'eau qui servait autrefois de r&#233;serve en cas d'incendie. L'endroit est charmant, le long canal d'eau plate est bord&#233; d'une all&#233;e de charmes formant vo&#251;te du plus bel effet. Jeannot plut&#244;t nocturne et cr&#233;pusculaire fr&#233;quentait cet endroit &#224; plus d'un titre, bien plac&#233; &#224; proximit&#233; de prairies et de bosquets mais pas tr&#232;s &#233;loign&#233; de sa garenne qu'il pouvait rejoindre rapidement en cas de danger. Ces derniers &#233;taient fr&#233;quents, les chats, renards, blaireaux, serpents, canid&#233;s, sans parler des buses qui durant les plus chaudes heures de l'&#233;t&#233;, profitant des courants les plus chauds justement pour se laisser porter, piquaient comme des fus&#233;es sur quelque lapin distrait ou sot lapereau sorti trop t&#244;t du repaire familial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre Jeannot, dans son milieu, n'&#233;tait pas consid&#233;r&#233; comme un &#8216;'gros poisson'' (important), c'&#233;tait plut&#244;t du &#8216;'menu fretin'' (petit poisson) au sein de sa colonie o&#249; l'on ne vit jamais seul mais en bande organis&#233;e de plusieurs familles o&#249; chacune d'elle entretient son propre (tr&#232;s propre) terrier, le tout r&#233;gi par une hi&#233;rarchie de grands et petits chefs, ce qui fait tr&#232;s vite du monde quand on sait que chaque famille compte de trois &#224; dix lapins. La garenne, durant six mois, &#224; partir de f&#233;vrier, sera une vraie ruche, les lapines pouvant donner trois &#224; cinq port&#233;es de quatre &#224; six lapereaux en moyenne : on ne s'ennuie pas quand on est lapin !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il faut bien que j'en arrive &#224; la &#8216;'rencontre'' ! Elle se produisit au moment pr&#233;cis o&#249; les l&#232;vres du lapin effleur&#232;rent la surface de l'eau, cr&#233;ant ces fameux ronds dans l'eau chant&#233;s par une &lt;i&gt;Fran&#231;oise si hardie&lt;/i&gt;, dont on a tant parl&#233; ! Pour revenir &#224; mon sujet, Jeannot se trouva face &#224; face avec une paire d'yeux o&#249; d'embl&#233;e il d&#233;cela l'&#233;clair de l'amour r&#233;ciproque ! La carpe &#233;tait l&#224; ! L'amour, c'est bien connu, rendant aveugle, il la vit rev&#234;tue d'une &#233;tole de lapin blanc et elle (mais il ne le savait pas encore) l'imaginait couvert d'&#233;cailles : l'habit dans ce cas pr&#233;cis ayant fait le moine. Fatale m&#233;prise qui devait les conduire &#224; l'union ! Mais bon, &#8216;'&lt;i&gt;pas de g&#233;nie sans un brin de folie&lt;/i&gt;''. C'est ainsi et contre toute attente, le lapin revint boire &#224; la source de l'amour y trouvant bien &#234;tre, bonheur et r&#233;confort. Le mammif&#232;re rongeur savait si bien y faire que la carpe, poisson d'eau si douce en resta muette ! Cet amour sinc&#232;re mais forc&#233;ment platonique dura toute une saison, mais Jeannot, pouss&#233; par un instinct plut&#244;t &#8216;'dynamique'' par certains c&#244;t&#233;s se fit de plus en plus pressant aupr&#232;s de sa belle, que la passion lui faisait voir comme la plus belle des truites. H&#233;las, il fallut se rendre &#224; l'&#233;vidence, la carpe restait carpe et le lapin, lapin ! Il la supplia de le suivre dans son terrier mais, dans l'embarras, elle refusa de quitter son &#233;tang. La carpe, bien qu'heureuse de l'int&#233;r&#234;t qu'on lui portait (mais peut-&#234;tre pas combl&#233;e elle non plus), d&#233;cida de demander, pour erreur sur l'identit&#233; de son conjoint, la nullit&#233; (avant la lettre) du mariage qui reposait sur une m&#233;prise fondamentale ! Pas de tr&#232;s bon poil, il lui fallut se rendre &#224; l'&#233;vidence : &#8216;'&lt;i&gt;on ne peut aller aux congres sans crochet&lt;/i&gt;'' vieille citation qui veut dire qu'on ne peut r&#233;ussir une affaire sans les moyens n&#233;cessaires pour la mener au bout''. Confus mais pas honteux, il ne pouvait &#8216;&lt;i&gt;'rompre l'anguille au genou&lt;/i&gt;'' : c'est-&#224;-dire user de la force et de la violence mal &#224; propos. Ce mariage &#233;tait contre nature, mal assorti, une alliance impossible. Il y avait une erreur d'identit&#233; entre ces deux-l&#224;, c'est certain, on se serait achemin&#233; vers une nullit&#233; du mariage. &#192; la r&#233;flexion, qu'avait de commun ce lapin avec sa douce ? sur son avant-bras : le carpe et bien s&#251;r le m&#233;tacarpe, mais en dehors de &#231;a rien !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis il y a d'autres grandes diff&#233;rences, le lapin est une viande, donc &#8216;'gras'', en certaines circonstances, la carpe est li&#233;e au Car&#234;me, aux jours maigres, aux festins rituels chez d'autres (getfilt- fish).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, chacun se r&#233;solut &#224; rester dans son milieu naturel. Aux yeux de l'un et de l'autre, tout rentra dans l'ordre : le lapin perdit ses &#233;cailles et la carpe son pelage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il se crut un instant un &#8216;'&lt;i&gt;lapin cr&#233;tin&lt;/i&gt;'' mais l'approche de P&#226;ques le rassura, il savait qu'il allait &#234;tre &#224; l'honneur chez tous les confiseurs, entre les poules et, avec un peu de chance, &#224; c&#244;t&#233; des carpes, le tout en chocolat !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il se d&#233;cida, sans aller jusqu'&#224; laisser le poisson &#8216;'&lt;i&gt;cuire dans son jus&lt;/i&gt;'', &#224; &#8216;'&lt;i&gt;prendre ses jambes &#224; son cou&lt;/i&gt;'' et &#224; &#8216;'&lt;i&gt;enfiler la venelle&lt;/i&gt;'', autrement dit &#224; quitter rapidement les lieux, suivant en cela &#8216;'&lt;i&gt;l'&#233;vangile des quenouilles&lt;/i&gt;'' : la volont&#233; de la femme. Il retrouva sa garenne (lieu d'habitation), croisant m&#234;me au passage sa cousine, une hase du quartier, prenant aussi, sur le trajet, du plaisir &#224; un bain de poussi&#232;re dans une flaque s&#232;che. Fin observateur, il aper&#231;ut, tournant dans le ciel, une buse s&#251;rement affam&#233;e, imm&#233;diatement, il s'assit sans bouger pour &#233;tudier la situation. Le danger se pr&#233;cisant, il frappa vivement le sol de ses pattes arri&#232;re et d&#233;guerpit en zigzags, ce qui eut pour effet d'alerter toute la colonie du p&#233;ril. Enfin il regagna le terrier o&#249; il s'endormit lourdement. Ainsi se terminait cette impossible histoire d'amour. Qu'allait-il devenir ? Allait-il voyager, s&#251;rement pas, ceux de sa race sont s&#233;dentaires dans l'&#226;me. Non, il allait rencontrer l'&#226;me soeur qui lui ferait de nombreux (tr&#232;s) nombreux descendants, songez qu'une trentaine de lapins fut introduite en Australie en 1874 et qu'ils sont aujourd'hui d'un nombre faramineux d&#233;passant les 300 millions de sujets ! Autre chiffre surprenant, les lapins domestiques en Europe, qui descendent tous du garenne, sont 320 millions (en cage) !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; Alphonse Allais que je vais laisser le soin de la conclusion : &#8216;'&lt;i&gt;le loup aimait le canard et le canard aimait le loup. Monstrueux, dites-vous : pourquoi cela ? Avez-vous donc jamais vu, dans les foires, le produit incestueux de la carpe et du lapin ?&lt;/i&gt;''&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;right&#034;&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Jean Paul Gouttefangeas&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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