24-42 ou le souffle du mouflet
Mercredi 3 avril 15:00-17:00
Salle Espace à Thiers

24-42 ou le souffle du mouflet


Pièce insolite par la Cie ’Blabla Productions’, salle Espace à Thiers mercredi 3 avril 2019 à 15 h.

Fabien Coulon / metteur en scène - Circassien

« Il y a 42 ans, en 1974, je chaussais du 24 et aujourd’hui à 45 ans je fais du 42...!
Entre le 24 et 42 il n’y a qu’un petit pas, encore faut-il ne pas trop le franchir !

Observer les changements, les mutations et faire un point plutôt surréaliste, absurde, sensible et poétique de ce chemin parcouru, de cette TRAVERSÉE...
Nous franchirons, claquerons, enfoncerons des portes, j’en prendrai quelques unes en pleine figure ! Jusqu’à s’en affranchir !

J’ai envisagé ce spectacle comme un tas de fil, un petit sac de nœuds à démêler...attraper un bout du fil et dérouler, cheminer, observer...comme le ferai un enfant ayant pour mission d’aller chercher une baguette de pain et qui soudain observe sur son chemin une colonie de fourmis au travail, le menant au pied d’un arbre sur lequel des figues bien mûres n’attendent que sa main pour les cueillir et à peine plus loin deux tourterelles buvant dans une flaque d’eau de pluie et cela l’amuse de voir ces oiseaux se refléter dans le miroir d’eau qui se brouille lorsque les volatiles s’échappent à sa vu, laissant un lac dans la tourmente d’une tempête soudaine ...
La boulangerie a du fermée...mais ce que cet enfant a traversé sur ce chemin fut si...captivant, enthousiasmant !

Une fois encore c’est la fabrication d’images qui me passionne : donner à un espace, un objet, une matière des sens nouveaux, une nouvelle utilité ou une autre inutilité, une nouvelle fonction, un autre rôle en somme...Et sortir du cadre pour en recréer un autre...
De ces images absurdes naitrons des histoires, des émotions, un champs du possible ouvert et sensible...partager un langage commun reposant sur le ressentit, l’instinct et le primaire...

Un tout petit pas pour l’homme, un petit saut qui d’une pichenette vous fait passer, sans que l’on ne s’en aperçoive, de l’enfance à l’âge adulte. Par la grâce de quelques éléments scénographiques, Fabien le montreur d’images et le musicien faiseur de sons nous ramènent doucement vers cet enfant enfoui. Abracadabra nous sommes dans l’océan, une pirouette et nous nous envolons, il suffit de se laisser porter, d’ouvrir grands les yeux et d’y croire très fort. La magie opère sans truc ni ficelle, c’est vrai que c’est très simple de retrouver le petit fantôme tapi depuis tellement longtemps. Les enfants, les vrais, ne s’y trompent pas. Ils sont émerveillés.

(L’archaïsme et la brutalité du cirque peuvent-ils devenir magie et poésie ?)


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