Y a-t-il des pesticides dans nos aliments ?

À chaque fois qu’est évoquée la recommandation ’5 fruits et légumes par jour’, le mangeur inquiet s’interroge à propos des pesticides…

Article publié sur le site de Naturavox par Béatrice de Reynal

Est ce que le bénéfice apporté par la consommation de fruits et légumes n’est pas annihilé par les produits chimiques potentiellement présents ? Les médias comme les consommateurs amalgament souvent le risque (qui dépend de la durée de mise en contact, des quantités, et de la cible touchée), l’incidence de la contamination (combien de gens sont concernés) et le danger (la toxicité directe).

Aujourd’hui, les scientifiques en savent un peu plus, notamment sur les risques de contaminations, sur les teneurs des aliments en question, et sur les sources non alimentaires de contamination par les pesticides.

Les pesticides regroupent diverses substances naturelles ou chimiques qui sont utilisées pour lutter contre les « mauvaises herbes », contre les moisissures et champignons, contre les insectes nuisibles, et tout ceci dans le monde agricole, mais aussi lors des activités de jardinage familial ou d’emploi domestique comme dermatologique.

Au total, ce sont des substances diverses que l’on peut retrouver dans l’organisme, notamment par accumulation dans la graisse corporelle, dans le sang ou le lait. Certaines de ces substances sont actives, d’autres sont des métabolites (dérivés issus de transformation), d’autres sont rémanentes (les organo-chlorés par exemple)…
Le DDT a été interdit dans les années 70, mais toujours utilisé de façon illicite et retrouvé, en quantité de moins en moins importantes, dans les organismes humains. D’autres substances voient leur taux corporel augmenter. Enfin, certains produits sont biodégradables (organo-phosphorés et carbamates).

Habituellement, les scientifiques parlent de « crédit toxicologique » comme la quantité maximale que pourrait ingérer un individu quotidiennement et tout au long de sa vie sans en subir de conséquence fâcheuse.

Aujourd’hui en France, on estime à 6 % le crédit toxicologique qu’entraîne consommation de 400 g de fruits et légumes…. Estimation APRIFEL 2007, donc discutable.

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