Une très belle jeune femme

Une très belle jeune femme, ’Una muchacha muy bella’, de Julián López, traduit de l’espagnol (Argentine) par Roland Faye, traducteur thiernois.

"La chair de sa chair", "Une très belle jeune femme", roman de Julian Lopez, traduit de l’espagnol (Argentine) par Roland FAYE. Christian Bourgois Editeur, 12 euros.

Dans ce roman de toute beauté, Julian Lopez évoque la dictature argentine de la fin des années 70, à travers la relation fusionnelle entre un petit garçon et sa mère. "Le Monde", vendredi 12 février 2016

Le livre
Buenos Aires, dans les années 1970.

Un jeune garçon vit seul avec sa mère dans les quartiers pauvres de la ville. Abandonné par son père, il voue un amour inconditionnel à cette « belle jeune femme » dont il ignore presque tout tant elle s’évertue à cultiver son mystère. Esquivant la plupart des questions de son fils, elle a l’art de disparaître à l’improviste le soir ou au milieu d’une promenade, et refuse souvent de répondre aux appels téléphoniques qu’elle reçoit. Un comportement qui suscite de nombreuses interrogations : est-elle impliquée dans des affaires criminelles ou politiques ? A-t‑elle un amant ? Il n’est pas certain que l’enfant aura un jour les réponses à ces questions…

Ce roman évoque les années sinistres de la dernière dictature en évacuant tous les clichés. Julián López fait évoluer les conventions quant à la manière d’écrire sur la tragédie politique argentine et les disparitions qui s’en sont suivies. - La Voz

Retenir. Suspendre le temps. Graver d’elle ce qui peut encore l’être avant qu’il ne soit trop tard. Comme le Marcel d’A la recherche du temps perdu, cherchant par tous les moyens à repousser l’heure du coucher, et le moment où sa mère s’arracherait à lui après l’avoir embrassé, le narrateur du premier roman de Julian Lopez lutte contre le sommeil qui dérobera la sienne à sa vue. « Je commençais à déployer une stratégie faite d’innombrables efforts pour ne pas m’endormir, je voulais être vivant pour ne rien laisser perdre de ce moment. Je ne pouvais guère bouger sans risquer de réveiller cette belle endormie, mais le gros plan sur ma mère en train de dormir, dont la proximité faisait une sorte de tableau cubiste à la Picasso, était pourtant quelque chose qui me rendait profondément heureux. Voir dormir ma mère était un bonheur total pour moi, mais je devais me tenir bien tranquille, attentif, éveillé. - Le Monde | 11.02.2016 - Par Ariane Singer

Roland Faye, le traducteur

Je suis né à Thiers en 1951 et j’ai passé mon enfance et mon adolescence à Larmentier, dans la commune de Palladuc.
Après l’école primaire aux Sarraix ( commune de Celles-sur-Durolle), j’ai été élève au C.C devenu C.E.G de Thiers, puis j’ai été reçu à l’Ecole Normale d’Instituteurs de Chamalières, où je suis entré en 1966.
J’ai exercé pendant presque 20 ans comme instituteur (essentiellement entre Aulnat et Beaumont), puis presque autant comme professeur certifié d’espagnol, une langue que j’ai essentiellement apprise entre les cours du soir à l’Université Blaise Pascal et ...un séjour d’un an et demi au Costa Rica( Amérique Centrale) comme enseignant au titre de la coopération.
Je me consacre depuis une bonne quinzaine d’années à des activités de traduction littéraire, qui m’ont permis de faire connaître un peu en France des auteurs de l’Amérique hispanique pour la plupart, et en particulier (pour 3 d’entre eux déjà) du Costa Rica, un pays qui m’est resté cher et où il m’arrive de retourner, car j’y ai noué des liens amicaux très forts, en particulier avec les écrivains que j’ai découverts et traduits , avant de réussir à les faire publier en France.


Voir en ligne : Le livre sur le site de l’éditeur