Le saumon d’élevage est-il devenu le porc des mers ?

Un article de l’Association Suisse pour le Végétarisme

A l’époque où l’humanité n’exerçait pas encore d’influence notable sur les mers, les effectifs des poissons étaient considérablement plus élevés qu’aujourd’hui. Depuis le 20e siècle, en raison des investissements croissants en matériel moderne comme les chaluts et les filets dérivants, ce sont des fonds marins entiers qui peuvent être vidés de leurs poissons. Cela conduit à un problème que nous appelons la surpêche. On capture et on tue plus de poissons qu’il n’en naît. La surpêche signifie à terme l’extermination de la faune marine.

Article paru sur le site de Naturavox  par EVB Alter

L’Aquaculture est elle une solution ?

En 2002, c’est plus de 100 millions de tonnes d’animaux marins qui ont été pêchés de par le monde. Entre temps, il s’avère que les océans s’épuisent et qu’ils ne peuvent plus donner ce que les pêcheurs en attendent. Le travail d’information des organisations écologistes et des médias a contribué à une prise de conscience de plus en plus en plus large sur les conséquences dramatiques de la surpêche et de plus en plus de personnes sont à la recherche de solutions alternatives.

L’une d’entre elles consiste à élever des poissons et d’autres animaux marins comme les crevettes dans des bassins séparés du grand large appelés exploitations piscicoles, afin que les effectifs des poissons sauvages puissent se rétablir. Désormais, un tiers des poissons consommés dans le monde proviennent de telles exploitations. Au départ, les éleveurs faisaient l’éloge de cette forme d’élevage prétendument durable et porteuse d’avenir. Mais aujourd’hui, on sait que l’aquaculture ne constitue pas la solution espérée au problème de la surpêche – au contraire.

Augmentation de la surpêche :

De nombreux poissons ne sont pas végétariens. Et il faut d’autres poissons pour les nourrir (que ce soit sous forme d’huile, de farine ou de granulés de poisson). Par exemple, pour qu’un saumon prenne 1 kg, il faut lui donner environ 10 kg de nourriture. Pour cela, on utilise des espèces de poissons dont le goût ne convient pas aux êtres humains et que jusque-là, la pêche avait donc épargnées.

Ces espèces de poissons, considérées jusqu’alors comme impropres à la consommation humaine, se trouvent être consommées par d’autres espèces de poissons, dont la nourriture se trouve ainsi dérobée par les êtres humains.

Conséquence : les effectifs de ces espèces de poissons prédateurs s’effondrent eux aussi.

Aujourd’hui, à peu près un tiers des poissons pêchés dans le monde sont transformés en nourriture destinée aux poissons d’élevage.

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