Le musée de Glozel


Un musée archéologique

Ouvert en 1926, le Musée de Glozel présente plus de 2500 pièces d’argile cuite, de pierre et d’os. Parmi elles figurent de remarquables gravures et sculptures animales, de singulières idoles bisexuées, des urnes à visage, des tablettes. Une part importante de ces collections comporte des inscriptions qui n’ont toujours pas été déchiffrées.
Le gisement, à 600 mètres du Musée, au fond du vallon du vareille, se visite également. Baptisé "Champ des morts", du fait de sa probable vocation funéraire, il conserve les vestiges d’une fosse ovale et de tombes.

Un musée d’histoire

La difficulté de leur rattachement chronologique à rapidement entraîné les découvertes de Glozel au coeur d’une virulente polémique scientifique. Elle prend les dimensions d’une affaire retentissante dès le milieu des années 20. D’innombrables savants - préhistoriens notamment - des hommes politiques, magistrats, artistes, journalistes défilent au champ des morts. Dans leur défense de Glozel, Emile Fradin, inventeur du gisement en 1924, et Antonin Morlet, directeur des fouilles, reçoivent le soutien de membres de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, du Collège de France, de l’Académie des Sciences, du Parlement.
Cet appui leur permet, à partir de 1928, de traverser avec succès la phase judiciaire de l’affaire, lorsque l’impuissance de l’expertise scientifique ne trouve plus d’autre issue que l’arbitrage des juges. 

Missions du Musée de Glozel

L’ensemble du patrimoine de Glozel (collections archéologiques, archives et gisement) est la propriété de la SCI Florence qui réunit Emile Fradin et ses enfants. Cette société partage aujourd’hui la gestion de ce patrimoine avec l’association Musée de Glozel créée en 2000 et déclarée en 2003. Les missions que la SCI et l’association se sont fixées sont les suivantes :

  • Conservation

    La conservation constitue la priorité du Musée.
    Au cours des dernières années, la protection matérielle du local et des vitrines d’exposition des découvertes a été renforcée. Les collections sont entièrement répertoriées au moyen d’un inventaire numérique.
    Les archives ont fait l’objet d’une copie analogique intégrale. Originaux et copies sont conservés en des lieux différents. Les documents iconographiques, sonores et vidéographiques ont en outre été dupliqués numériquement. Ces archives sont constamment augmentées par des achats, des dons, des recherches dans les archives publiques et privées.
    Le gisement est régulièrement entretenu. Ces travaux visent à maîtriser le développement de la végétation par débroussaillage et bûcheronnage. Ils proscrivent toute intervention qui pourrait perturber le sous-sol (les feux notamment). Les derniers travaux de débroussaillage du champ de fouilles et de son accès datent du 16 juin de cette année.
  • Défense morale

    La protection matérielle et la conservation sont indissociables d’une défense morale des découvertes et de leurs inventeurs, Emile Fradin et Antonin Morlet. Elle est inscrite dans les statuts de l’association Musée de Glozel. Elle s’avère d’autant plus nécessaire que certains auteurs, ignorant toute limite à la liberté de l’interprétation scientifique, pensent également disposer de l’honneur de ses inventeurs pour en faire un objet d’opinion. Or on ne glisse pas impunément de l’hypothèse scientifique à l’accusation criminelle gratuite.
    Au cours des sept dernières années, l’association Musée de Glozel, la SCI Florence ou la famille Fradin à titre personnel ont exercé des droits de réponse chaque fois que le justifiaient des propos rendus publics par voie de presse ou par d’autres médias. Les droits de réponse non suivis d’effets ont entraîné des plaintes pour refus d’insertion. Enfin, lorsque l’honneur des inventeurs de Glozel a été publiquement bafoué, des plaintes pour diffamation ont été déposées.
    Des réponses à des articles ont été insérées dans des publications nationales comme Notre histoire, locales comme A la Une, confidentielles comme Mediterranea. Sur Internet, une page personnelle et un forum ont été fermés. Deux plaintes contre Europe 1, pour refus d’insertion et pour diffamation, ont été déposées.
    Dernièrement, deux droits de réponses ont été formellement demandés  : à la revue Eos suite à un article sur Glozel dans le numéro de mai-juin 2007 et aux Dossiers des grands mystères de l’histoire qui, sans autre explication, ont fait figurer sur la couverture de leur parution d’avril une tablette de Glozel sous un portrait d’Hitler dans un numéro entièrement consacré aux sources du nazisme !
    Nous observons d’ailleurs, et avec beaucoup de satisfaction, que cette défense morale est aussi exercée spontanément par des particuliers. Ainsi en mars dernier, le premier tome des Ephémérides de Glozel de Salomon Reinach est mis en vente sur le site d’Ebay. Le vendeur croit bon terminer sa présentation de l’ouvrage en évoquant un éventuel "canular de M. Emile Fradin". Alors que nous nous apprêtions à intervenir, un internaute, Bernard de Lyon, proteste contre cette mise en cause de l’inventeur de Glozel et obtient les excuses du vendeur.
  • Exposition publique

    Il arrive parfois qu’un visiteur se plaigne de ne pas avoir trouvé ouverte la porte du Musée le jour de sa visite. Un tel reproche est celui qu’on peut adresser à un service public. Or le patrimoine de Glozel est strictement privé et non classé. Et il conviendrait plutôt de mesurer la chance qui est offerte à tout un chacun depuis quatre-vingt-trois ans de pouvoir accéder à la totalité de ces collections archéologiques.
    Pour assurer cet accueil, le Musée a employé plusieurs personnes aux cours des dernières années. En 2007, le poste d’accueil fera intervenir trois personnes rémunérées de mai à septembre, outre la contribution ponctuelle et bénévole de membres de l’association.
    De juillet à septembre, les horaires seront les suivants : après-midi de 14 heures 30 à 18 heures 30 les mercredi, vendredi, samedi et dimanche.
  • Accès scientifique

    On peut considérer que les découvertes de Glozel ont relativement bien traversé les quatre-vingts années qui ont suivi leur mise au jour, compte tenu des nombreuses vicissitudes auxquelles elles ont été exposées. Certains épisodes de la "guerre des briques" ont néanmoins malmené ce patrimoine. C’est le cas notamment de la perquisition du Musée le 25 février 1928, les expertises d’Edmond Bayle à la fin des années 20, les datations par la thermoluminescence et le radiocarbone à partir des années 1970.
    L’étude scientifique a la responsabilité d’une part non négligeable de cette dégradation. C’est pourquoi le Musée n’accorde plus désormais d’autorisation d’étude que de façon exceptionnelle et aux seuls travaux non destructeurs, qui peuvent en outre réellement contribuer par leur nouveauté à faire progresser la connaissance de Glozel.
  • Publication

    Le Musée est très souvent sollicité pour des clichés destinés à illustrer diverses publications. Des crédits photographiques sont régulièrement accordés dans ce but. Ils sont subordonnés à une déclaration d’intention de l’auteur ou de l’éditeur qui garantit que les propos que ces images auront à accompagner ne dénigreront pas les découvertes et ne porteront pas atteinte à l’honneur de leurs inventeurs.
    Parmi les publications récentes auxquelles le Musée a accordé un crédit photographique, on peut citer les ouvrages La Montagne bourbonnaise et le pays de Lapalisse à tire d’ailes, La France mystérieuse de Claude Arz, Balades et randonnées : Monts de la Madeleine, les magazines et journaux Terre d’Auvergne, Mensans, Epoch times international...
    Des clichés ont été fournis pour illustrer des expositions (exposition itinérante de l’Association pour le parc naturel des Monts de la Madeleine, panneau sur l’histoire de l’écriture de Bruno Bazire au salon du livre de Mouans-Sartoux) et conférences (comme celle de Jean Thévenet à Londe).
    Il n’appartient pas au Musée de s’engager dans l’interprétation scientifique. Il est en revanche parfaitement à même de vérifier l’exactitude des faits qui concernent l’affaire de Glozel. Pour cela, il dispose sur le sujet de la meilleure banque de connaissances que constituent ses archives. Aussi ses compétences sont-elles à l’occasion sollicitées pour la mise au point de publications par des étudiants, des chercheurs, des journalistes, des réalisateurs, des auteurs.
    Enfin, dans le but d’instruire le dossier de l’affaire de Glozel, le Musée réédite des textes des débuts de la controverse tombés dans le domaine public. Ils constituent le "Corpus glozélien", librement accessible sur le site du Musée.
  • Communication

    Afin de faire connaître Glozel et de pouvoir échanger avec le public, le Musée s’est doté de plusieurs moyens de communication.
    Son numéro de téléphone (04 70 41 12 96) figure désormais dans les pages professionnelles de l’annuaire. Il est associé à un répondeur qui fournit les informations relatives aux horaires et recueille les messages en dehors des heures d’ouverture.
    En 2002 ont été réalisés un dépliant et une affiche aux formats A4 et A3 (téléchargeable sur le site du Musée), destinés essentiellement aux bureaux de tourisme.
    Le site internet, ouvert la même année, est aujourd’hui le mieux référencé sur les moteurs de recherche francophones, notamment sur Google. Très fréquenté, il est devenu l’outil de communication privilégié des échanges entre le public et le Musée. La Lettre d’information, à laquelle sont désormais inscrits plus d’un demi millier de personnes sur les cinq continents, prolonge le lien avec les visiteurs virtuels et réels.

Article réalisé avec l’accord du Musée de Glozel,
à l’aide de leur dépliant et de la lettre d’information.

Visitez le musée de Glozel, et son site Internet !

Glozel 03250 FERRIERES-SUR-SICHON - contact@museedeglozel.com Tél04 70 41 12 96


Voir en ligne : Le site Internet du Musée de Glozel


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