Le bâillement

Peut-on expliquer la contagion du bâillement ?
Quand bâiller devient-il une maladie ?
L’examen clinique du bâilleur excessif
Bâillement foetal en écho 3D et 4D
Pourquoi bâille-t-on à s’en décrocher la mâchoire ?
Le bâillement : son histoire interne

 

La finalité de nombreuses actions ou fonctions de notre corps est aisément intelligible : manger, uriner, parler voir etc..D’autres sont plus mystérieuses : dormir, rêver, hoqueter, bâiller. Il est curieux de constater que depuis des siècles, le bâillement ait été si peu étudié. Seulement trois thèses de doctorat en médecine lui ont été consacrées en France au XX° siècle. Oublié comme symptôme diagnostique depuis le 19è siècle, il n’apparait pas dans les nombreuses publications sur le sommeil, alors qu’il se révèle être un trouble pouvant altérer la vie quotidienne de patients.

Le bâillement est un phénomène physiologique banal. Sa fonction semble chez l’homme une induction d’effort de vigilance ; mais cette hypothèse est actuellement remise en cause. En 2007, Gallup & Gallup émettent l’idée d’un effet refroidissant du cerveau au cours du bâillement.

Les causes pathologiques sont nombreuses. L’excès de bâillements est une plainte explicitée en consultation de médecine générale, et laisse le praticien perplexe, puisque non informé. Il fallait donc recenser les causes d’excès de bâillements, permettre d’en déduire un diagnostic et de proposer un éventuel traitement ou d’en supprimer (bâillements iatrogènes).

Depuis les années 1980, la neurophysiologie du bâillement est de mieux en mieux comprise. L’induction du bâillement chez l’animal de laboratoire (rat,chat, souris) ou chez l’homme par des agents pharmacologiques sert maintenant de test de pharmacologie clinique. Le bâillement représente un modèle tout à fait pertinent pour comprendre des bases du comportement, tant sur le plan des neurotransmetteurs que sur le plan anatomique.

Son ancienneté phylogénétique montre l’intérêt de l’étude de la neurophysiologie sous l’angle de l’évolution des espèces. La survivance comportementale du bâillement indique qu’il apporte un avantage sélectif chez les animaux et en particulier les mammifères primitifs lui permettant de survivre jusqu’aux espèces actuelles.

L’étude de l’embryologie des structures neurologiques et du massif facial permet de comprendre le parallélisme entre le reflexe de succion et le bâillement : même groupes musculaires, même commande nerveuse, même âge d’apparition ontologique. 

Le site baillement.com a donc pour ambition d’apporter une synthèse de toutes ses connaissances et de les rendre pratiques pour les praticiens (l’examen clinique de bâilleur excessif). Il veut montrer aux patients gênés qu’une écoute et une prise en compte de leur plainte existent, pouvant aboutir à un apaisement.


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