L’infiniment petit est-il infiniment dangereux ?

Small is beautifull dit-on régulièrement, mais les nanotechnologies sont en train de prouver le contraire.

Article paru sur Naturavox par Olivier Cabanel

Comme chacun sait, l’enfer est pavé de bonnes intentions.
Avec les nanotechnologies nous partons tout droit vers une dérive monstrueuse, qu’il sera bien difficile d’arrêter.

La particularité des nanoparticules se trouve dans leur propriété de résistance, flexibilité, adhésion ou répulsion et leur taille inférieure à 0,1 micron.

C’est justement cette taille minuscule qui les rend dangereuses, car elles sont pourraient pénétrer sous la peau, lorsqu’il y a blessure, ou maladie.

En cas d’inhalation ou d’ingestion, elles peuvent franchir les barrières de protection de l’organisme.

Les nanoparticules sont déjà dans notre vie de tous les jours, mais nous l’ignorons car la réglementation actuelle n’oblige pas les fabriquants à mentionner leur présence.

On en trouve déjà dans les crèmes solaires, les cosmétiques, les produits de nettoyage, les carburants, les peintures, les pneus de voiture, les encres d’imprimante, et même dans l’alimentation.

Le premier à s’inquiéter du danger potentiel des nanoparticules a été Bill Joy, le célèbre informaticien, créateur du langage Java. Il a déclaré très sérieusement il y a dix ans que « les nanotechnologies menacent d’extinction l’espèce humaine ».

En juin 2004, les représentants de 25 nations ont débattu pour la première fois de façon à réguler ce type de recherche.

-----

Le CNRS et le CEA ont fait le point, le 7 février dernier sur les risques qu’elles représentent pour la santé et l’environnement.

Les études sur leur toxicité sont peu nombreuses, et n’ont été menées jusqu’à présent que sur des animaux.

Pour Alain Lombard, toxicologue, « si les leçons de la catastrophe de l’amiante avaient été tirées, ce dont on peut douter, la capacité des nanoparticules et des nanofibres à pénétrer le système respiratoire et à interagir avec les cellules aurait dû inciter à décupler les efforts de recherche consacrés à la toxicologie des nanostructures. On est en loin ».

En 2007, des expériences menées par une équipe américaine de l’université de Pittsburgh, en Pennsylvanie, ont montré que des nanotubes de carbone entraînaient le développement d’une fibrose pulmonaire.

(...)


Voir en ligne : Lire la suite de l’article sur le site de Naturavox