L’échappée belle de la famille Holver : épisode 3.

Les vacances sur la mer de la famille Holver.

On a quitté Cascais très contents, marre de ces villes qui ressemblent à tant d’autres pôles touristiques hors de prix où les serveurs de restaurant essaient de t’attirer dans leur piège à étrangers (exemple de prix : 1 kebab = 11 euros !!!). On a enfin mis les voiles pour Sines.
Avant, tout de même, on a eu le plaisir d’avoir la visite d’une quarantaine de dauphins, un soir dans la baie de Cascais. Ils sont arrivés tout doucement. Par hasard, on était allés saluer en annexe nos copains de Karinya revenus un peu avant au mouillage. Burt les a vu entrer dans la baie en direction du ponton des pêcheurs. On les a suivis ¼ d’heure au raz de l’eau, dans notre annexe, et on les a accompagnés ensuite vers le large, à toute vitesse quand ils sont repartis. Ils nous ont montré le chemin… Cap au Sud. On a dit d’accord. Marre de casquer à Cascais.

La route vers Sines a été notre première journée en mer. Superbe journée, mais comme toutes les autres en somme puisque, depuis le 15 juin, pas un nuage dans le ciel portugais, pas la moindre petite goutte de pluie. Pas beaucoup de vent le matin mais on s’est bien rattrapés l’après-midi. On est arrivés à Sines le soir, une étape qui décourage la plupart des plaisanciers, car les premiers abords sont assez repoussants, l’avant-port est industriel avec terminal pétrolier et gros gros bateaux qui vont et viennent. Mais la suite est tout ce qu’on aime au Portugal : petit port de pêche très protégé, pas de tourisme de masse, une eau claire, des gens accueillants, un marché couvert épatant, une plage de sable fin en croissant et une marina toute proche avec des douches accessibles aux bateaux au mouillage. Ça c’est la carte postale, mais Sines c’est aussi tout ce qui fait le Portugal authentique, les chiens pelés à trois pattes (la quatrième ayant été happée par un poulpe malin et rancunier au cours d’une de ces virées matinales et obligatoires que font tous les chiens portugais pour se nourrir, la promenade du petit matin à la criée) ; les fontaines miraculeuses pour soigner tout et surtout les yeux ; les colonies de vacances sur la plage : au Portugal, on a l’esprit pratique et efficace, chaque groupe de la colo possède une couleur, concrétisée par un bonnet de bain, ce qui donne un spectacle surprenant lorsqu’une multitude de petits bonnets rouge, bleu et jaune parcourt la plage en tous sens ou lorsqu’ils suivent en jogging leur moniteur pilote ; les chauves-souris mortes (3 jours de décomposition au moins…) au milieu de la rue, bouffées par les fourmis, car à Sines, rien ne se perd, tout se transforme, le climat sec et venteux dessèche les organismes à grande vitesse, donc pas d’odeur pour respecter la seule autorisée : la sardine grillée….

On a profité de la plage toute proche pour nager : bateau-plage, plage-bateau. Joey a pris beaucoup d’assurance avec masque, tuba et palmes grâce à l’eau claire et toute calme. Burt était aussi très content de l’escale puisqu’il a pu trouver un billard dans l’hôtel qui nous servait de base internet. Bref tout le monde était satisfait.

On a rencontré un gars de Cherbourg bien sympa (parmi les 4 pauvres bateaux au mouillage) qui fait route inverse à la notre. Et on l’a bien plaint ! Le vent dans le nez avec son bateau de 9 m tout seul, ça pas du être une partie de rigolade. Il a passé tout l’hiver en Algarve et fuyait le tourisme absolument débordant du Sud du Portugal en été. C’est justement là où on va… Dans quel guêpier va-t-on se fourrer ?
A Sines, on a décidé de ne pas mettre à l’eau la grande annexe, le gros moteur (lourd pour le dos de Tim), car il n’y avait pas beaucoup de distance à couvrir pour débarquer. Alors on a gonflé la petite et utilisé les rames. En fait de courte distance, on a surtout ramé contre le vent. On s’est presque toujours arrangés pour avoir le vent dans le nez (et quel vent au Portugal !) et à ramer comme des forçats. Enfin surtout Tim, parce que les autres, on arrivait à peine à faire du sur place… Encore un petit mouillage sportif.
Du vent, on devrait aussi en trouver à Portimao, notre prochaine escale en Algarve. On vous racontera tout ça la prochaine fois, le temps presse, il faut déjà partir…


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