L’échappée belle de La famille Holver : épisode 2

Les vacances sur la mer de la famille Holver.

On a passé quelques jours de plus à Seixal. On a rencontré une super mamie, Maria Luisa, qui parle Français et Anglais (avec son Portugais bien sûr). Elle nous a soufflé. C’est la sœur des patrons du chantier. Elle est curieuse de tout, enthousiaste et, ce qui n’est pas le moindre de ses défauts, adore cuisiner les plats portugais bien sûr. Ce qui a donné : les recettes de Maria Luisa, les bifanas (mais les vrais, viande de porc coupée très fine marinée avec ail pilé, poivre, piri-piri moulu, huile d’olive, citron, cuite ensuite très vite et mangée dans un petit pain rond avec salade et tomate) ; le frango mortellement découpé en 4 mariné avec le piri-piri et l’huile d’olive et enduit du mélange chaque fois qu’il est retourné ; et une recette de morue avec de la farine de mil et du citron qu’on n’a pas encore exploré, contrairement aux autres, délicieuses.

On a aussi investi dans une petite plancha électrique qui nous permet de faire griller les sardinhas sur le pont (voir photo) sans pourrir d’huile tout l’intérieur. Mis à part le fait qu’il faut allumer le générateur pour faire marcher la plancha et le bruit qui est un peu gênant, on peut dire que c’est un grand pied de manger des petites sardines pas chères et bien fraîches sur son bateau.
On a quitté Seixal pour se rendre à Cascais, ville balnéaire juste à l’embouchure du Tage, petite navigation sur le fleuve et en mer de 5 heures. Une première ballade sans vent et sous le cagnard. On va attendre ici une pièce du petit moteur hors-bord que nous a commandée le chantier. La ville est sans grand intérêt, on est mouillé devant les plages et le port de plaisance, mais l’énorme avantage est que l’eau est claire, on va pouvoir faire gonfler les bouteilles de plongée et y aller voir… Il y a de très beaux sites de plongée nous a-t-on dit.

On a finalement passé pas loin d’une semaine au mouillage à Cascais et 6 heures au port pour remplir les réservoirs d’eau, laver le linge, grosses douches pour tout le monde et essayer le wifi à bord, mais manque de chance (ça nous poursuit) tout le port était privé d’internet pile quand on y était. On avait invité des petits copains de Joey ce jour-là, Callum 8 ans, Jessica 4 ans, moitié Ecossais par maman et Africain du Sud par papa, nés en Angleterre quant à eux, un petit mélange bien réussit. Evidemment tout le petit monde parlait Anglais, et on confirme que, pour le jeux, la langue n’est pas une barrière. Leurs parents les ont embarqué pour trois ans autour du monde. Ils ont comme nous une grosse envie de rencontrer des gens et sont souvent déçus du recul des plaisanciers. On a pu constater, et c’est quand même affligeant, qu’une bonne partie des gens que tu croises au mouillage, parfois à 50 m de ton bateau, ne te dit pas bonjour. Ça compense ceux qui te racontent leur vie en long en large et en travers à la première minute de conversation, et des : « moi je suis skipper professionnel depuis 40 ans », et des : « moi je suis le plus vieux ninja du Portugal » et patati et patata…On a passé de bonnes soirées sur leur petit cata, parce que c’est quand même plus spacieux au mouillage, et on a voyagé avec eux au Canada, dans le golfe du Mexique (ce qui nous a donné vraiment envie) et en Afrique (parc Kruger, Kalahari, Namibie, etc.). Ils nous ont donné des tas fichiers super utiles de guides nautiques, mais on n’a pas été en reste car on leur a refilé notre cartographie mondiale et …la recette du bon pain français, le plus précieux des plus précieux ingrédients d’une navigation réussie !

On a enfin plongé avec les bouteilles hier. Tout un bazar pour sortir le matos, essayer les plombs, les bouteilles, tout le matos d’occasion qu’on a récupéré depuis des années et qui va plutôt bien. Même si quelques joints ont dû être remplacés et que Burt a bien grandit depuis deux ans… Après toute cette dépense d’énergie, on a trouvé une eau pleine de paillettes, pas beaucoup de visi, mais on a quand même vu pas mal de petits poissons et un gros congre. La plongée reste magique malgré tout même si les conditions ne sont pas idéales. Burt devrait plonger demain avec son père. Il aura peut-être plus de chance, ils iront à la Roca del Diablo, ça en jette non !

Hélène, Tim, Burt et Joey

 


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