Le vaccin contre l’hépatite B

Un documentaire de Inès Léraud et de Rafik Zénine qui devait être diffusé le 19 Mars 2009 de 16h à 17h sur France Culture. Annulée le jour de la grève, reportée au 19 juin, elle ne sera finalement diffusée que le 30 juin 2009 ! .

En 1994-1995, sous l’impulsion de l’Organisation Mondiale de la Santé, une grande campagne de vaccination contre l’hépatite B est lancée en France par le ministre de la santé Philippe Douste-Blazy, qui conduit très rapidement vingt-cinq millions de français à se faire vacciner.
Dans les mois qui suivent cette campagne, plusieurs neurologues de la Pitié-Salpetrière s’interrogent sur le lien possible entre la vaccination contre l’hépatite B et l’apparition de scléroses en plaques. Une première étude scientifique, menée en 1998, notamment par le pharmaco-épidémiologiste Bernard Bégaud, met en évidence l’existence d’un risque « faible (risque de sclérose en plaques multiplié par 1,7) mais non statistiquement significatif ». Le Ministre de la santé Bernard Kouchner décide alors de suspendre la vaccination systématique dans les collèges, mais maintient celle effectuée dans les cabinets médicaux.
Entre 1998 et 2004, la majorité des douze études scientifiques effectuées en France et à l’étranger, n’a pas démontré l’existence réelle d’un lien entre la vaccination contre l’hépatite B et la sclérose en plaques. Aussi, au regard de ses bénéfices (le virus de l’hépatite B serait responsable de mille trois cent décès environ par cirrhose ou par cancer du foie chaque année), le vaccin continue-t-il ainsi d’être inscrit au programme vaccinal. Notamment chez les nourrissons, pour lesquels le corps médical s’accorde à dire que le risque est nul. Deux récentes études menées l’une chez l’adulte (Hernan and al., 2004) et l’autre chez l’enfant de 0 à 16 ans (équipe de Marc Tardieu, 2008) viendraient contredire ces consensus. Mais toutes les deux souffriraient, selon le comité technique des vaccinations, de défauts méthodologiques qui les invalideraient…
En 2009, ce sont plus de mille cinq cent maladies graves post-vaccinales qui ont été signalées aux autorités sanitaires, dont un grand nombre de scléroses en plaques et autres pathologies d’allure auto-immune (lupus, maladie de la thyroïde, anomalies sanguines…). Du côté de la justice, plusieurs centaines de plaintes sont en cours d’instruction ou de jugement. Cent vingt indemnisations ont déjà été consenties par les juridictions administratives dans le cadre de vaccinations imposées à titre d’obligation professionnelle. Les responsables des deux laboratoires pharmaceutiques SmithKline Beecham et Pasteur Mérieux MSD, fabricants du vaccin, ont été mis en examen le 31 Janvier 2008 par la juge Bertella Geffroy pour « tromperie aggravée » sur un produit ayant eu pour conséquence « de le rendre dangereux pour la santé de l’homme ».

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Voir en ligne : Le documentaire de Inès Léraud et Rafik Zénine