Guide COSMETOX : parce que vous le valez bien !

22 août 2008

Une chimie industrielle envahissante. Un guide publié par Greenpeace qui recence les différents produits nocifs contenus dans les produits de beauté courant.

Une goutte de diethylhexylphtalate, une once de nonylphénol, un peu d’hydrocarbure aromatique polycyclique, un soupçon de musc synthétique… Non, il ne s’agit pas là des ingrédients de la potion magique d’un apprenti sorcier, mais bien de quelques unes des substances chimiques aux propriétés préoccupantes pouvant entrer dans la composition de votre parfum préféré ou de votre crème de beauté. Faible biodégradabilité (persistance), capacité à s’accumuler dans les tissus vivants (bio-accumulation), voilà leurs caractéristiques communes.

La plupart font l’objet de controverses quant à leurs impacts potentiels sur la santé humaine. Ce guide pratique a pour but d’informer le consommateur sur la présence de ce type de substances dans les produits cosmétiques de consommation courante, afin de stimuler une démarche de responsabilité et de précaution chez les professionnels de la cosmétologie et de la parfumerie.

A l’heure actuelle, plus de 100 000 substances chimiques industrielles sont en libre circulation sur le marché européen. Leur production mondiale est passée de 1 million de tonnes en 1939 à plus de 400 millions de tonnes aujourd’hui. Une part importante de ces substances est incorporée dans les produits de consommation courante au moment de leur fabrication, pour leur conférer des propriétés fonctionnelles (résistance aux attaques bactériennes, couleur, odeur ou autres propriétés chimiques et mécaniques jugées intéressantes par le fabricant). Ainsi, les équipements électriques, les textiles, les produits d’entretien et de nettoyage, mais aussi les cosmétiques et les parfums contiennent, en plus de leurs ingrédients majoritaires, eux-mêmes souvent issus de la chimie industrielle, de nombreux additifs chimiques de synthèse en quantités parfois infimes.

Malheureusement, nous savons aujourd’hui qu’il y a un revers à la médaille du confort apporté à la vie moderne par le développement spectaculaire de la chimie industrielle. La plupart de ces substances
chimiques ont été commercialisées sous une réglementation européenne permissive, sans évaluation pertinente des impacts sur la santé et l’environnement, en particulier sur le long terme. En conséquence, un certain nombre de molécules massivement utilisées dans les procédés industriels et les produits de consommation courante interfèrent avec les écosystèmes et avec notre organisme, et se révèlent donc potentiellement dangereuses pour notre santé.
Si certaines propriétés dangereuses sont aisées à identifier, les impacts d’une exposition à long
terme à de faibles doses sont plus difficiles à appréhender
. Leur grande stabilité dans l’environnement (persistance) et leur capacité à s’accumuler dans les tissus vivants (bio-accumulation) ont permis à toute une variété de substances chimiques commercialisées en grandes quantités de littéralement envahir la planète (des sommets alpins aux pôles en passant par les fonds océaniques), l’ensemble de la faune, la chaîne alimentaire (en particulier produits marins et laitages) jusqu’au corps humain. On a longtemps pensé que ce problème se limitait aux émissions des sites de production (en particulier les fumées et les rejets dans les rivières) mais chacun de nos produits de consommation, selon sa composition, peut être le vecteur de diffusion de ces substances dans l’environnement (y compris dans nos maisons) au cours de leur utilisation normale (usure ou diffusion intentionnelle) ou de leur fin de vie (déchets).


Consuter / Télécharger le guide COSMETOX publié par GreenPeace

Télécharger le Guide COSMETOX sur le site de Greenpeace

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