Et ils pompaient, pompaient. Nous, on paie à la pompe. Article publié le 18/01/08 sur le site d’Arverne Tribune.
Quel changement ! A peine 2008 entamée, et hop, c’est parti pour une n-ième hausse du prix du pétrole, avec d’ici une dizaine de jours des augmentations à la pompe de l’ordre de 3 à 6 centimes d’euros. Dans une dizaine de jours, voire moins. Car pourquoi attendre quand il est possible d’engranger des bénéfices rapidement.
Ainsi Total, qui a enregistré sur le troisième trimestre 2007 une hausse de 29% de son bénéfice net, soit 1 milliard d’euros par mois, peut se réjouir de la situation. Bercy se défend, quant à lui, d’encaisser plus de taxes, arguant d’une modification sensible des comportements, et d’une baisse significative de la consommation en rappelant " l’essentiel de la taxe fiscale est assise sur des volumes et non sur des prix". Et d’ajouter, en novembre dernier, que « la hausse des carburants (14 à 16 %) était nettement plus modérée que la hausse du prix du pétrole (+80 %) depuis janvier ». De son côté, la grande distribution avoue pratiqué des prix d’appel en vendant le carburant à un tarif proche du prix coûtant et, représentant 57% du marché, constitue un levier dans la modération des prix.
Bref cela pourrait être pire.
Oui, sauf que :
Alors que faire ? Du vélo, comme le préconise Mme Lagarde ? Sympa, mais typiquement citadin comme mesure, et un peu léger face aux réalités. Des alternatives sérieuses existent cependant et constituent le vrai défi des décennies à venir. A la fin des années 70, qu’importe que l’on soit pour ou contre, le nucléaire nous a procuré une certaine indépendance énergétique qui, valorisée, a permis la création d’emplois et la réussite de ce secteur à l’exportation.
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