Eolien : syndrome NIMBY ou vrai nuisance ?

NIMBY est un acronyme anglo-saxon qui veut dire Not in My Back Yard, en français "Pas dans mon jardin" ou encore Pas dans mon arrière cour. Il traduit la réticence par les citoyens, anglo-saxons en l’occurrence, à accepter tout ce qui perturbe leur environnement immédiat, leur manière de vivre, leur confort établi et plus généralement l’ordre établi. Vous pouvez faire ce que vous voulez mais pas chez moi, en quelque sorte.

Article paru sur le site de Naturavox par çadérange .

En France,où nous sommes réputés être des rouspéteurs, toujours réticent à la nouveauté, nous ne sommes finalement pas très différents des citoyens d’autres pays.

Je vous en parle à l’occasion de l’annulation du permis de construire d’une ferme éolienne implantée en Bretagne à la suite d’une plainte de ses riverains immédiats pour cause de bruit excessif. Une bataille judiciaire longue et difficile qui vient d’arriver à son terme. Je ne sais pas si c’est la dernière étape du marathon judiciaire habituel. Si ça l’est, la question qui se pose est de savoir si le pouvoir exécutif fera détruire les éoliennes. Nous verrons...

Il est vraisemblable que les riverains se feront attaquer, sans doute par des écologistes citadins, pour cause du fameux syndrome NIMBY, alors que peut être faudrait il admettre que les éoliennes, quoique on en dise, font quand même un minimum de bruit qui puisse devenir une réelle nuisance à la longue. C’est en tous cas l’impression que j’ai eu en écoutant les plaintes des riverains de cette installation.

Ce jugement fera certainement évoluer les conditions, pourtant très sévère dans la législation française, des conditions d’implantation de ces parcs d’éoliennes ainsi que les spécifications des matériels pour en minimiser le bruit émis. En dehors de ce bruit, il y a également un préjudice dont on parle peu, qui est celui, financier, que subissent ceux dans le dos desquels se produisent les implantations de tels parcs et qui, du jour au lendemain, voient la valeur de leur bien s’écrouler brutalement.. Car qui voudrait racheter une maison située à quelques centaines de mètres d’un parc d’éoliennes ?

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