Du larsen dans les cauris

Le Thiernois Laurent Mathoux, par ailleurs guitariste chanteur du groupe de rock bien connu ’Flying Tractors’, réédite son premier Roman, ’Du larsen dans les cauris’, avec la maison d’édition locale, basée à Puy-Guillaume - Adequat éditions -. En attendant la sortie cet automne de son prochain titre qui sera un roman dont l’intrigue se déroule à Thiers ’Du creux du monde au bout de l’enfer’.

Le larsen est un bruit désagréable très aigu qui se produit quand on approche une guitare électrique d’un ampli. Un Cauris est un coquillage avec lesquels les marabouts lisent l’avenir. Il y a du larsen dans les cauris, est synonyme de l’expression :
 
« il y a une couille dans le potage »
 
Du Larsen dans les cauris est un roman à l’ambiance road-movie qu’on a du mal à lâcher avant la dernière page.
Ce livre est un livre-disque moderne. Vous pouvez écouter les discothèques des deux personnages principaux en flashant avec votre Smartphone les QR codes imprimés dans l’ouvrage.

L’ouvrage : Du larsen dans les cauris

Fatiguée des excès de Raoul, son concubin musicien, Lou quitte Clermont-Ferrand pour rejoindre un amour de jeunesse installé dans un coin d’Afrique. Raoul fonce à sa poursuite.
Ainsi s’engage un voyage de 5000 Km jalonné d’épreuves, de rencontres, de rebondissements, d’embrouilles et de trafics en tout genre dans un esprit très rock’n’roll des années 80.
Du larsen dans les cauris est un road-movie sentimentalo-burlesque rafraîchissant au récit soutenu, plein de rebondissements et peuplé de personnages romanesques improbables.
Bienvenue à bord, attachez vos ceintures, sanglez vos casques, prenez un comprimé de Nautamine, ça va secouer

Éditeur : Adéquat éditions
Format : 15x21
256 pages brochées
Version papier : 19€ ttc
ISBN.978-2-36349-016-2
Version eBook : 9,5€ ttc
ISBN.non attribué
Relations presse : L’éditeur - 06.69.95.72.64
 

L’auteur : Laurent MATHOUX

Laurent Mathoux est le fruit de la rencontre entre un Thiernois et une Aveyronnaise. Il est né par accident en 1962 à Paris. Dès son plus jeune âge il joue de la guitare et griffonne ses premiers textes.
Arrivé en Auvergne, Bac en poche, après un passage peu remarqué en faculté de psychologie, il passe le concours d’instituteur et entre à l’École Normale de Clermont-Ferrand en 1983. Parallèlement à cette carrière d’enseignant qui s’engage, il commence à fréquenter la scène rock locale en jouant dans plusieurs groupes.
Depuis plus de 20 ans « Lolo la Boulange », c’est son nom d’artiste compose, joue et chante au sein des Flying Tractors, un groupe de rock agricole auvergnat.
Peu bricoleur et pas très sportif, il décide de se frotter à l’écriture romanesque. Cet engouement ravit ses proches (au moins il reste un peu calé à la maison).
 
Extraits

Une violente douleur dans les côtes me réveille. La tête encore dans le pâté de la veille, j’ouvre les yeux, je me redresse péniblement sur un coude, le souffle coupé. Bob et Igor se tiennent debout devant moi. A contre-jour, leurs immenses silhouettes se découpent dans l’éclat du soleil matinal. Bob démarre la tronçonneuse. Il me regarde avec des yeux de dingue. Je commence à comprendre que quelque chose ne tourne pas rond. La suite confirme mes doutes. Il me pose la lame de la Stihl sur le ventre. Igor s’accroupit et se penche vers moi. Il me dit d’une voix calme :
« On vient de se rendre compte d’un truc bizarre ce matin. Qu’est-ce que tu fous avec la 504 de Tapotour ? Ça nous intrigue, tu comprends. ». Je les regarde en affichant un air con, genre le mec qui n’a pas compris la question. Ça, je sais bien le faire et ça me permet de gagner du temps. Je prends une baffe magistrale qui m’éclate la lèvre. Je ne l’ai pas vue venir. Igor intervient :
« Doucement Bob, vas-y mollo. »
D’un revers de manche ensablé, j’essuie le filet de sang. Igor reprend : « Tu vas nous expliquer un truc Raoul. On paume Tapotour à Barcelone et toi, tu débarques au milieu du désert avec sa voiture. Tu avoueras que c’est pour le moins étrange, non ? » Bob appuie la tronçonneuse sur mon bide. Il l’enfonce un peu plus en grommelant :
« Il est où Tapotour ? »
Le moteur tourne au ralenti, mais s’il appuie sur la gâchette, il me coupe en deux. « Le Libéria, on sait pas où ça se trouve connard ! »
Il relâche un peu la pression. Je profite du répit pour chercher un peu d’oxygène. Je rencontre la chaussure de Bob en plein shoot. Ma tête résonne comme une cymbale crash. A bout de souffle, je retombe sur le flanc.
Je me recroqueville pour parer les coups durs qui ne vont pas manquer de pleuvoir. En même temps, je cherche une explication qui tienne la route. Pas évident. J’ai la pommette gauche en feu. A travers mes lèvres boursouflées, j’articule :
« Tapotour est un enfoiré. Je lui ai piqué sa voiture parce qu’il m’a fait un coup de pute.
- Où et quand ?
- En Algérie. Au kilomètre 205. »
Igor se redresse d’un coup en frappant dans les mains.
« Bien. On va le chercher. Allez, en route ! » Bob arrête la tronçonneuse et la range dans le 4X4. Je subodore une infime chance de salut à saisir. D’un bond, je me lève et je pique un sprint jusqu’à la 504 garée un peu plus loin. Bob et Igor me regardent courir sans réagir. Je saute dans l’auto. Plus de clé de contact. Ils s’approchent d’un pas tranquille. Igor fait tinter les clés au bout de ses doigts. Vite, je plonge la main dans la garniture de portière, extirpe le P38 Spécial de son étui et pointe le canon de…


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