D’Escoteum à Escoutoux

Ici est né Jean Anglade. Document transmis par l’Association Escotal. Illustration originale de Jacques Poinson, collection DG..

Préface de Jean Anglade

Je n’oublie pas

Escoutoux ayant été la préface de ma longue vie, comment refuserais-je une petite préface à ce cahier d’Escotal qui entreprend de raconter le passé de ma commune natale ? Car, quoique enregistré à l’état-civil de Thiers où résidaient mes père et mère, c’est au hameau des Bonnets que j’ai poussé mon premier vagissement, que j’ai vécu mes premières années. Ma grand-mère Antoinette Chaleron, née Lavest, m’y nourrissait de lait de chèvre, de fromage et de patia. Je la vois encore, avec son petit chapeau de paille, ses énormes sabots qu’elle noircissait à la suie de sa marmite, son visage aussi plissé qu’un porte-monnaie. Elle vivait sans argent, car le seul qu’elle touchait provenait de la pension minuscule que lui versait la République comme prix du sang : son fils Maurice (dont vous trouverez le nom sur le Monument aux Morts de 14-18) était décédé de ses blessures dans un hôpital d’Allemagne. Encore n’en gardait-elle que quelques centimes car elle distribuait le reste à ses autres enfants.

J’ai raconté cent fois ces choses si importantes pour moi et je ne me lasse pas de les répéter. De temps en temps, je vais rendre visite au cimetière d’Escoutoux à la tombe de ma "Grande" bien-aimée. Et il m’arrive de pleurer, octogénaire, comme si j’avais douze ans., mon âge lorsqu’elle nous quitta, alors moins vieille que je suis à présent. Je me penche sur la terre où dorment ses cendres et je lui murmure : "A bientôt, si Dieu le veut !" Car j’espère en l’éternité des âmes, j’en suis presque certain. Comment croire en effet qu’ayant formé cette merveille des merveilles qu’est une âme humaine, le Créateur accepte de la laisser se dissoudre avec son support charnel comme un morceau de sucre dans l’eau ?

Nous serons donc un jour des millions et des milliards, chère grand-mère, à nous retrouver quelque part dans un monde que j’ai de la peine à définir. Mais comment te reconnaîtrai-je sans ton chapeau de paille ni tes sabots ? Au cimetière d’Escoutoux, j’entends ton petit rire, ta voix aigrelette, ta réponse en patois, car tu ne parlais pas d’autre langue : "T’imalhe pé !" Sois tranquille, m’ami ! C’est moi qui te reconnaîtrais la première".

Qu’importe donc si les Bonnets ont disparu sous les broussailles. Ils sont encore vivants, joyeux, ineffaçables dans mon coeur.

Jean Anglade

D’Escoteum à Escoutoux

École d’Escoutoux samedi 22 juin 1996

Intervention de Jean Anglade

"J’ai l’impression qu’il y a plus de derrières qu’il n’y a de chaises !
Je dois être le doyen de cette assemblée ! Il y en a des plus vieux que moi ici ?
Toinou (Saint-Joanis) !"

Je suis né dans un village qui n’existe plus.

Je suis quelqu’un qui n’a plus de berceau, qui a perdu son berceau, puisque je suis né au hameau des Bonnets, après Le Grand Cognet. Vous tournez sur la gauche, vous prenez un petit chemin, un sentier, au milieu des ronces, des broussailles. Autrefois ce n’était pas des ronces et des broussailles, tout ça été cultivé : il y avait du seigle, il y avait des jardins. Et vous arrivez dans un tas de broussailles, encore plus haut : c’est là que je suis né, sous ce tas de broussailles. Il y avait des maisons à cette époque. Les maisons n’y sont plus. Tout s’est écroulé.

Mon pays natal n’existe plus.

Comment fera-t-on pour commémorer, pour mettre : 

Ici est né, en 1915, l’écrivain Jean Anglade.

Vous savez, les plaques commémoratives ! Il n’y aura rien pour accrocher la plaque. Mais on pourra l’accrocher au poteau de l’E.D.F. Il y a des poteaux de l’E.D.F. à la place de l’endroit où je suis né.

Je vois encore la maison de ma grand-mère. Elle était composée en tout et pour tout d’une pièce, une seule pièce. On y couchait, on y faisait la cuisine, on y mangeait, j’y faisais la sieste, j’avais votre âge, vous qui êtes au premier rang ! Peut-être même un peu plus jeune que vous. Et pendant les mois d’été j’y faisais la sieste et ma grand-mère me mettait son chapeau sur la figure pour éviter que les mouches ne me mangent le nez.

Et, au-dessous de la chambre unique de ma grand-mère, il y avait comme on dit ici en Auvergne, la boutique. C’est-à-dire l’échoppe, l’atelier de mon oncle, le fils de ma grand-mère, le fils aîné qui montait des couteaux. J’appartiens à une famille de couteliers. Mon grand-père était coutelier. J’ai eu deux ou trois oncles qui étaient couteliers et moi-même, je suis né au milieu des couteaux littéralement.

Quand je suis sorti du four, vous savez, on sortait du four en ce temps là, quand on était cuit, on m’a posé sur la table, sur un oreiller, je suppose, et tout autour il y avait des couteaux, parce que mon grand-père éparpillait un tout petit peu, dans toute la maison, ses produits, ses côtes, ses viroles, ses lames.
Et puis mon grand-père a disparu et la suite du travail a été prise par mon oncle Benoît.
Il aurait bien voulu me convertir à sa religion. Il avait une religion qui était très courante chez les couteliers : il n’adorait pas Jésus Christ, mais il adorait la chopine. C’était l’article principal de son culte. De temps en temps, il m’invitait dans sa boutique, en patois, et il me disait "Je t’emmène au Paradis". Le Paradis, c’était la petite cave qu’il y avait derrière, où il avait un tonneau. Comme gobelet, il se servait d’un entonnoir bouché avec une pomme de terre. Il le remplissait sous le robinet, il le buvait et puis il le remplissait, à moitié, et il essayait de me faire boire la deuxième moitié. Voyez ! Il essayait de me convertir et me disait "Ici c’est le Paradis".

Il me montrait dans la cour un fil où ma grand-mère étendait le linge qu’elle avait lavé, et spécialement ses culottes. Les culottes de nos grand-mères ! Aucun poète n’a osé chanter les culottes de nos arrières, arrières grand-mères. C’étaient de véritables monuments avec au moins un mètre de haut, avec de la dentelle aux bouts. Celles de ma grand-mère flottaient au vent, elle faisaient peur aux corbeaux.
Je ne savais pas du tout ce que c’était ces objets flottants. Je les ai désignés à mon oncle Benoît en lui demandant "Qu’est-ce-que c’est ?" 
Il m’a dit "Petit, c’est l’Enfer !"
J’ai longtemps pensé que l’Enfer était composé de culottes de femmes et que le Paradis était composé de tonneaux et de gobelets formés d’un entonnoir planté dans une pomme de terre.

Je me souvient des Bonnets vivants. Il y avait du monde, des vaches, des chèvres. Un étang plein de grenouilles et, au fond, un grand arbre : je ne sais pas ce que c’était, peut-être bien un châtaignier qui avait été fendu en deux par la foudre. Et moi, je montais dans cette blessure, je pratiquais l’ascension, je grimpais tout en haut. J’ai mis tout cela dans un roman qui s’appelle "Les Bons Dieux", où je raconte les communautés agricoles.

Les communautés qu’est-ce que c’était autrefois ?
Des gens qui vivaient en commun, qui possédaient tout en commun, la maison, la cuisine, la table, les champs, les récoltes, les animaux, l’argent...
Je pense que le système communautaire est aussi vieux que le monde. Les premiers hommes qui n’avaient pas de gendarmes, pas de tribunaux, pas de lois, possédaient toute la terre en commun : le ciel, la terre, les rivières. Et puis un jour quelqu’un est venu planter des piquetes. Une phrase de Jean-Jacques Rousseau le présente ainsi : "Le premier qui eut l’idée de planter une rangée de piquets autour d’un carré de terre et de dire ce terrain est à moi, celui-là est à l’origine de l’inégalité entre les hommes".
Lorsque la terre était vierge, tout appartenait à tout le monde. Il y a encore des hommes qui vivent en communauté dans les îles du Pacifique, en Nouvelle Calédonie, en Afrique noire, chez les Zoulous : ils possèdent en communauté comme je disais tout à l’heure, le terrain, les arbres, les animaux...
Et puis il y aussi ce que l’on appelle en Israël les kibboutz : il faut dire, à la vérité, les kibboutzim, c’est le pluriel de kibboutz, un kibboutz, des kibboutzim. Et bien, les kibboutzim sont aussi des exemples de communautés agricoles.
Il y a aussi en Russie, depuis très longtemps, des kolkhozes, qui ne sont pas l’intervention du régime soviétique : ils existaient du temps des Tsars.
Et puis ces communautés ont disparu au cours des siècles par ce qu’il y a des gens qui sont venus planter des piquets, qui sont venus partager la terre. Ce sont les plus costauds qui ont imposé leur loi aux plus faibles, ou les plus adroits, ou les plus intelligents, ou les plus culottés, ou les moins scrupuleux. Ces gens existent toujours, d’ailleurs, ils continuent d’imposer leur loi.

Il est donc venu un certain nombre de costauds, d’intelligents, qui se sont emparés des terres en disant "Cette terre est à moi !", et les autres l’ont cru. Et les premiers, pour défendre leur droit de propriété, ont institué des corps de police, de maréchaussée, et le droit de propriété a été reconnu par les droits de l’homme en 1789.
Tout le monde le croit, tout le monde l’accepte.

Et bien, il y eut pendant des siècles à Escoutoux, dans les environs d’Escoutoux, et dans l’arrondissement de Thiers d’une façon générale, beaucoup de gens qui ont vécu pendant des siècles en communauté, comme les paysans des kolkhozes dans la Russie profonde, comme les moujiks des kolhozes, comme les agriculteurs des kibboutzim en Israël.
Dans l’arrondissement de Thiers (il ne s’appelait pas encore arrondissement, il y avait des divisions très compliquées, disons dans la surface qu’occupe à peu près l’arrondissement de Thiers), il existait deux cents communautés, ce qui représentait pratiquement la plupart des villages.
Pas les villes, pas Thiers naturellement : mais presque tous les villages vivaient ainsi (chaque communauté formait une petite république avec un Président qu’on appelait le "Mouitre" (ça veut dire le maître) : il s’occupait de commander les hommes. A côté de lui, la "Mouitresso", la "maîtresse", commandait les femmes.

L’usage voulait que le maître et la maîtresse ne fussent pas des parents, que ce ne soit pas un frère ni une soeur, un père ou une fille, pour protéger l’indépendance de chacun. C’était la séparation des pouvoirs, qui sera imposée par la suite en France par la première république.
J’ai voulu raconter tout cela, l’origine, la vie, l’évolution et la disparition d’une communauté dans un roman que quelques uns d’entre-vous ont lu, sans doute, et qui se passe, devinez où ? Aux Bonnets, là où je suis né, où il n’y a jamais eu de communauté, à ma connaissance tout au moins. Mon ouvrage est donc un grand mensonge. Non, ne l’appelons pas comme ça : une oeuvre de fiction, une oeuvre d’imagination, mais qui est probablement plus vraie que si j’avais raconté l’histoire d’une seule de ces communautés, celle des Ferriers, par exemple, qui était une des plus importantes de la région. Ou celle des Quittard Pinon, dans la banlieu de Thiers, parce que j’ai mis dans ma communauté raconte un peu la vie de toutes les autres, c’est plus vrai que la vérité.
Voyez comment la fiction peut atteindre quelquefois une vérité plus grande que l’histoire, parce que l’histoire se limite à une certaine surface, à une certaine période, alors que mon roman dure onze siècles.
Je suis donc parti d’une communauté imaginaire, celle des Bonnets, qui est née au dixième siècle et qui a vécu, toujours selon ma fiction, jusqu’à l’année 1946. Tous les évènements qui se sont passés dans ma communauté imaginaire se sont passées dans des communautés authentiques.

Mais pourquoi "Les Bons Dieux" ? En réalité, dans mon roman, ils s’appelaient les Bonnets. Un cas très courant : Les Ferrier habitaient dans le village des Ferrier, les Thuel-Chassaigne habitaient dans un village du même nom.
Pourquoi "Les Bons Dieux" ? Parce qu’ils étaient très pieux, et quand ils allaient à la messe, personne n’y manquait : le maître, devant, à la tête des hommes ; derrière, les femmes suivaient la maîtresse. Ils avaient ainsi gagné ce sobriquet : "Les Bons Dieux".
Dans les veilles chartes, dans les vieux documents, qui parlent de ces communautés agricoles, on les appelaient des communistes, en latin "Communisti", pluriel de "Communista". Des communistes et non pas des marxistes, puisque Karl Max n’était pas encore né.

L’histoire commence donc au dixième siècle, et dure jusqu’à l’année 1946, date de la dissolution de cette communauté. Et pourquoi les communautés se sont-elles dissoutes ? Pour des raisons multiples.
Parce que, peut-être, elles étaient fatiguées de vivre ensemble, de toujours voir les mêmes têtes, le même maître élu "à perpète", et la maîtresse aussi. Imaginez que l’on ait un Président de la République qui soit élu, comme ça, jusqu’à sa mort. On en a déjà ras le bol au bout de sept ans !
Autres raisons, la Révolution inculqua des idées nouvelles dans l’esprit des gens, dans l’esprit des jeunes gens surtout, des idées de liberté, d’indépendance, tandis qu’auparavant, tout était organisé par le maître, même les mariages.
On a appris que les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit, c’est le premier article de la Déclaration des Droits de l’Homme. Donc les jeunes se sont dit : pourquoi vais-je obéir toujours à ce maître qui a quatre-vingt quinze ans, qui ne se décide pas à crever ? Pourquoi faut-il que, moi, je n’aie pas un sou en ma poche, et que lui, toujours, gouverne les finances de la communauté ? Donc les jeunes se sont fatigués et ils ont voulu partir. Ou bien ils sont tombés amoureux d’une fille qui n’appartenait à aucune communauté. Or cela allait contre les usages communautaires. C’était le maître et la maîtresse qui devaient organiser les mariages : c’était la règle habituelle. On ne se préoccupait pas d’amour. Dans le fameux mariage de 1855 ou cinq Ferrier hommes ont épousé cinq Ferrier femmes, il y avait des disparités effroyables. Par exemple, un jeune homme de dix-huit ans qui épousait une femme de trente-cinq ans ! Alors ça ne plaisait pas toujours, ni au garçon, ni à la femme.

Autres éléments. La coutellerie a été une des causes de dissolution, parce que surtout, les jeunes se sont mis à monter des couteaux.
Au début, l’argent qu’ils gagnaient ainsi devait être versé dans la caisse commune : ça a fini par leur déplaire ! Alors ils ont voulu avoir aussi leurs finances indépendantes.
Autres motifs de dissolution : à force d’organiser des mariages à l’intérieur des communautés, les résultats de ces unions consanguines n’étaient pas très bons. Vous savez bien... les bons éleveurs de lapins et de lapines savent que, de temps en temps, il faut aller chercher un mâle chez le voisin, sinon les lapereaux sont dégénérés. Ça donnait des fous, des tordus, des bancals, des boiteux. On allait bien de temps en temps chercher un mâle à titre d’échange : "Je vous en donne un, mais il faudra nous en donner un autre, l’année prochaine !" Exactement comme s’il s’agissait d’animaux, de lapins ou de taureaux.
Alors qu’est-ce-qu’il arrivait ? Un garçon prenait ses cliques et ses claques et abandonnait la communauté. Il ne partait pas les mains vides, on lui versait sa part. Une part quelquefois difficile à calculer. C’est pour ça qu’on appelait les membres de ces communautés des parsonniers.
On calculait donc sa part au mieux, on lui donnait un petit magot et en avant ! Il quittait la communauté et s’en allait voir ailleurs. Il y en a un qui est parti comme ça un jour, sur un coup de tête, un peu après la Révolution, et qui est allé s’installer à Saint-Domingue. Saint-Domingue qui s’appelle aujourd’hui Haïti. Il y a une moitié qui s’appelle Haïti et l’autre moitié qui s’appelle "San-Domingo". Une moitié de l’île parle français, et l’autre parle espagnol. Mais les habitants sont tous noirs !

Ce garçon qui a quitté sa communauté, est allé s’établir à Saint-Domingue. Puis il a oublié complètement ses origines. Son arrière petit-fils a trouvé des papiers de famille et découvert qu’il avait des ancêtres en Auvergne, pas loin de Thiers, disons aux Bonnets, puisqu’il faut toujours suivre l’image de ma fiction et il s’est dit : "Si j’allais les revoir, ces ancêtres ?" Il commence par leur écrire : "Chers cousins, je m’appelle Bonnet, comme vous, j’habite Saint-Domingue, je suis descendant d’un Bonnet qui est parti il y a un siècle et demi et qui est venu s’établir à Saint-Domingue. J’aimerais bien vous revoir. Est-ce que ce serait possible de correspondre ? Est-ce qu’il serait possible que je revienne vous voir ?" "Pourquoi pas ?" répondent les Bonnet d’Escoutoux. Et quelques mois après, car les communications n’étaient pas rapides, ça se passait en 1912, voilà que le Bonnet débarque près d’Escoutoux, dans une voiture automobile, car il était très riche, il avait fait fortue, là-bas, en plantant de la canne à sucre. Il arrive aux Bonnets : toute sa famille des Bonnets vient pour l’embrasser, il quitte ses lunettes et le maître dit : "Mais nom de Dieu ! Vous êtes noir, comme le cul d’un singe !".

Il était noir en effet, résultat du mélange des races. Voilà des retrouvailles très surprenantes. Très cordiales quand même. Puis il est reparti dans sa voiture. Voilà l’exemple d’un membre de ces communautés qui est allé vivre ailleurs.

Je vous ai parlé d’une cause naturelle. C’est qu’à force de se marier entre cousins et cousines, on finit par devenir stérile. C’est ainsi que se termine ma communauté des Bonnets. Elle se termine par deux femmes, la mère et la fille. Elles ne peuvent pas engendrer, évidemment, d’autres membres. Tout ça je le répète, n’est pas sorti de mon imagination, mais appartient à des faits réels même s’ils ne se sont pas déroulés aux Bonnets, mais ailleurs, dans d’autres communautés.

Je voudrais vous lire, pour terminer ma petite intervention, les deux dernières lignes de ce roman qui s’appelle "Les Bons Dieux" :
Il n’y a plus que la mère et la fille. La mère s’appelle Antonine, la fille s’appelle Marie-Louise.


Illustration : Jean Anglade et "Badeloux" contemplant les ruines des Bonnet. Dessin réalisé par le regretté Jacques Poinson, à la lecture de ce texte.


Portfolio

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