Catastrophe de Fukushima

En fouillant dans mes archives, j’ai retrouvé cette note de François Leclerc, datée du 3 avril 2011, moins d’un mois après la catastrophe de Fukushima : « Des ouvriers vont tenter de colmater par des injections de poudre polymère la fuite d’eau hautement contaminée vers l’océan Pacifique. A haut pouvoir absorbant, cette poudre est utilisée notamment pour les couches-culottes et va être utilisée pour occulter les tuyaux joignant le puits où la fissure (ou brèche ?) a été découverte et le bâtiment du réacteur n°2, sans plus de précision. »

Après le sarcophage à Tchernobyl, la couche culotte à Fukushima ! L’environnement technologique a beau être ce qu’il est, on en est parfois réduit à des expédients et des interventions rudimentaires, dont il émane un haut degré d’absurdité. La technologie est alors impuissante à régler les problèmes qu’elle crée : dans ce cas précis, elle se retrouve piégée par elle-même. L’anecdote me semble d’ailleurs symbolique de l’impuissance et des moyens dérisoires utilisés pour faire face à des catastrophes dont, quoi qu’on en dise en terme de normes de sécurité et de gestion des risques, on ne maîtrise absolument rien.


par Cyril C.Sarot


Voir en ligne : L’Autrement dit