Billet vert : la part du colibri

Ce billet est une réponse aux différentes réactions qu’a suscité mon dernier billet.

Ces réactions sont en effet très intéressantes car elles ont condensé les principales difficultés que rencontre une tentative de sensibilisation au développement durable.
Ces blocages peuvent être exprimés sous la forme d’objections que voici :

  1. « à quoi ça sert qu’on se décarcasse, on est qu’une goutte d’eau face à la Chine ou aux gros industriels. »
  2. « arrêtez de nous culpabiliser ! C’est pas nous les plus gros pollueurs (industries, USA, etc.). Il faudrait peut-être s’occuper de ça en priorité avant de nous imposer des contraintes à nous. »

Très bien, ces objections sont légitimes. Elles sont même selon moi (et d’autres) au cœur du défi qui nous attend si on veut mettre en œuvre le développement durable. Elles sont les blocages les plus fondamentaux sur lesquels on fini toujours par buter lorsque l’on essaie de faire changer les comportements.
Alors, que peut-on répondre ? La réponse n’est pas simple, car elle s’appuie essentiellement sur des arguments moraux, ce qui est dur à entendre pour les cartésiens que nous sommes. Mais essayons.

D’abord, des chiffres (tout de même)
Pollueurs, les gros industriels ?

Assurément. Si l’on regarde les émissions de gaz à effet de serre par secteur d’activités, qu’est-ce qu’on voit :

  • 25% des émissions sont dues directement aux industries contre 17% pour le transport et 9% pour le résidentiel (deux secteurs où nous intervenons directement).
    En revanche, si en plus des émissions directes, on compte les émissions indirectes dues à l’énergie consommée, que voit-on ?
  • 30 % des émissions sont dus au secteur résidentiel contre …. 30% pour l’industrie.




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