Billet vert : la biodiversité en Auvergne … et ailleurs

IBISCA : c’est le nom de la mission scientifique chargée de réaliser un inventaire complet de la biodiversité de la forêt de la Comté, ici, en Auvergne. Complet ça veut dire des pieds (des arbres) à la tête. Un ballon survole donc en ce moment la forêt pour prélever les espèces sur les cimes.
Mais pourquoi la surveille-t-on de si près la biodiversité ?
Eh bien, figurez-vous qu’elle est menacée, gravement même.
Rarement le rythme des disparitions d’espèces n’a été aussi rapide. Entre 1000 et 10 000 fois plus rapide que le rythme naturel attendu. Plusieurs scientifiques parlent ainsi de la 6è grande extinction de masse. Une espèce disparaît toutes les 20 minutes.
La faute à ? Allez, je ne vous fait pas l’injure de vous donner la réponse.

Des exemples dans l’actualité récente :

  • la France vient encore de se faire taper sur les doigts par l’Europe. Le projet de port de St Nazaire menace les espaces naturels et le projet de contournement autoroutier de Strasbourg met en danger la survie du Grand Hamster.
    La Commission s’énerve. La France a 2 mois avant la Cour de Justice.
  • Plusieurs espèces de requins sont en danger critique d’extinction, classés dans la liste rouge de L’UICN (la plus grosse ONG mondiale de protection de la nature). Taux de déclin en Méditerranée : -97 à -99% sur 5 espèces. Vive la pêche au thon.
  • Pêche au thon ? : la Commission vient d’interdire la reprise de la pêche au thon rouge en Méditerranée, mais les pêcheurs passent outre. Il faut bien manger. 
  • Autre déclin inquiétant : les abeilles. Certaines ruches enregistrent ces dernières années des pertes de 90%. Insecticides encore et toujours.
    Einstein disait déjà : « si les abeilles disparaissent, l’humanité aura 4 années à vivre ». On verra bien.

Réflexion
Il est temps peut-être de revoir notre rapport à la nature, et de ne plus nous comporter comme des prédateurs insatiables qui vont jusqu’à racler le fond de l’assiette.

VOUS POUVEZ AGIR en tant que consommateur :

  • arrêtez de manger des poissons en voie de disparition ou pêchés pendant les périodes de reproduction.
    Pour vous aider, Greenpeace publie un guide
    Des gestes simples sont possibles aussi pour accueillir la biodiversité chez nous :
  • des haies et nichoirs pour les oiseaux, 
  • ne pas tout tondre mais réserver des parcelles de nature sauvage dans son jardin. Des prairies que viendront coloniser les insectes et autres animaux, 
  • laisser des tas de bois mort, de compost ou des murets où tout une faune locale pourra trouver un abri.

La nature c’est nous.
Bonne journée,

Didier SCHOTT

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