Billet vert : femmes … vous aime-t-on ?

Un billet vert de Didier Schott.

La nature n’est pas bonne
Je me fais souvent cette réflexion que les femmes n’ont pas de bol. Je passe sur les inégalités sociales, les disparités de salaires et autres joyeusetés. Tout cela est connu.
Car au-delà de ça, les femmes sont également les premières victimes d’un travers qui met notre planète en péril : la volonté de domination de la nature – typique de nos sociétés judéo-chértiennes et de la pensée occidentale (Descartes, Bacon et consorts).
En effet, la nature en tant que telle, n’est pas bonne. Elle n’est pas assez performante, effrayante, voire laide. Il faut donc la plier à notre désir et à nos fantasmes.

Conséquences sur les femmes
2 effets notables sur les femmes :

  1. Au cours de notre histoire nous avons décidé que les poils étaient - sur les femmes - une chose odieuse. Se pliant bien volontiers à ce fantasme, les voilà donc obligées aujourd’hui de soumettre régulièrement leur corps au supplice de l’épilation. Martyriser le corps, siège de notre état de nature, pour le plier à notre volonté. Pour les hommes en revanche les poils restent tout à fait acceptables, comme c’est étrange.
  2. Il est bien connu que la vision d’une femme au réveil est à peine soutenable et contrevient complètement aux canons de beauté que nous avons érigés. Impossible dès lors, de sortir de chez soi sans s’enduire de divers produits de beauté. Cachons cette nature que nous ne saurions voir.


Dangereux cosmétiques

Oui mais voilà, comme d’habitude, la nature ne se dompte pas aussi facilement, et les folies des hommes se payent toujours quelque part.
Dans la ligne des détergents, peintures, colles et autres produits courants de l’industrie chimique qui émettent en permanence dans nos habitations des substances aussi volatiles que nocives, les cosmétiques dont les femmes se recouvrent la peau jour après jour ne sont pas neutres.
Dans le cadre de sa campagne Vigitox, Greenpeace a ainsi publié le guide Cosmétox qui recence les différents produits nocifs contenus dans les produits de beauté courants.
En cause :

  • les phtalates (dont le DEP, solvant et dénaturant courant des parfums),
  • les muscs de synthèse (dont les muscs polycycliques HHCB et AHTN),
  • le triclosan et des alkylphénols.

Effets sur la santé humaine
Ces substances, bioaccumulables (qui ont la propriété de s’accumuler dans l’organisme), ont pu être détecté dans les cordons ombilicaux qui relient les bébés à leurs mères redécorées. Pour la plupart, on ignore totalement quels sont les effets des substances chimiques sur la santé. On les juge préoccupants pour les quelques unes citées ci-dessus. Ce que l’on sait en revanche, une bonne partie des maladies (cancers, asthme, etc.) en augmentation sont reliées à des facteurs environnementaux (cf billet vert n°7)
Ici, c’est donc bien le principe de précaution qui devrait s’appliquer.

Effets sur la santé des animaux
Non content de nous polluer l’épiderme, les cosmétiques contribuent également à la souffrance animale. Nombre d’entre eux sont en effet testé sur les animaux (irritation occulaire, cutanée, exposition répétée, etc.). Devant l’obligation de vérifier l’inocuité d’un produit avant de le mettre en vent, des alternatives existent pourtant aujourd’hui. Et, franchement, est-il bien nécessaire faire souffrir un animal pour un shampooing ou une crème de nuit ?

QUE FAIRE ?

  • réduire sa consommation : une noisette de shampoing ou de gel douche suffit, 
  • remplacer le gel douche par du savon (naturel et sans déchet)
  • acheter bio (eh oui, encore),
  • choisir des marques qui se sont engagées à exclure les substances les plus préoccupantes : Occitane, Body Shop, Melvita, Weleda ou d’autres plus connus qui ont fait des efforts en ce sens : Clarins, Yves Rocher, l’Oréal (dans une certaine mesure), 
  •  choisir des produits non testés sur les animaux : Occitane, Body Shop, Melvita, Sanoflore, Weleda.

Bonne journée pleine de rimel,
Didier Schott